6 salariés sur 10 gênés par le bruit au travail (Ifop)

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Illustration. Les ouvriers sont plus gênés par les bruits de matériels (33%)
Illustration. Les ouvriers sont plus gênés par les bruits de matériels (33%) (Crédits : Reuters)
Fatigue, lassitude, irritabilité, stress... 67% des actifs affirment que les nuisances sonores ressenties au travail provoquent des conséquences négatives sur leur santé.

6 salariés sur 10 (59%) déclarent être gênés par le bruit au travail, soit 7 points de plus qu'en 2017, selon une enquête Ifop réalisée les 17 et 18 septembre pour la Semaine de la santé auditive au travail.

67% des actifs affirment que les nuisances sonores ressenties au travail provoquent des conséquences négatives sur leur santé: 54% estiment que le bruit entraîne fatigue, lassitude ou irritabilité, 46% évoquent du stress, et 1 sur 4 une souffrance psychologique, selon l'enquête publiée vendredi.

Conséquences physiques

Le bruit peut avoir des conséquences physiques importantes: si 34% déclarent qu'il occasionne une gêne momentanée et 25% des acouphènes, 19% des actifs évoquent des symptômes de surdité du fait d'une exposition prolongée.

Les bruits provenant de l'extérieur des locaux et les matériels utilisés (imprimantes, machines diverses) sont cités en premier par 20% des répondants devant les conversations téléphoniques (13%) ou entre collègues (13%).

Les ouvriers sont plus gênés par les bruits de matériels (33%), les cadres et professions intellectuelles citant davantage les conversations téléphoniques (21%) et entre collègues (20%).

L'open space, source de bruit dans le tertiaire

Début septembre, le service statistique du ministère du Travail (Dares) avait aussi observé une augmentation de l'exposition aux nuisances sonores, avec un tiers de salariés concernés en 2017. Il notait une nette augmentation dans le tertiaire (un quart des salariés concernés) du fait de la généralisation de l'"open space".

Lire aussi : Bruit au travail : comment survivre à l'open space ?

L'association JNA (Journée nationale de l'audition) a pour objectif la prévention et la diffusion d'informations dans le domaine de l'audition, avec une journée nationale (en mars) et une semaine sur le bruit au travail, du 14 au 18 octobre.

Dans un "manifeste", elle dénonce une sous-estimation du bruit dans la réglementation du travail et une insuffisance du repérage. "Les audiogrammes ne sont pas systématisés" et "tous les actifs exposés au bruit n'en bénéficient pas", souligne-t-elle.

Adapter la loi pour réduire les nuisances

Trop souvent, "les locaux ne sont pas pensés pour les activités qui y sont affectées" et "la réflexion acoustique reste insuffisamment présente dans les cahiers des charges de nouvelles constructions".

Elle appelle à "adapter la loi de santé au travail" notamment en abaissant les niveaux réglementaires de bruit et en rendant obligatoire la "chasse au stress acoustique".

L'enquête Ifop a été menée en ligne auprès de 1.013 personnes représentatives de la population française occupée de plus de 18 ans les 17 et 18 septembre 2019.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2019 à 14:36 :
"la réflexion acoustique reste insuffisamment présente"

C'est la réflexion dans son ensemble que l'on cherche encore et toujours...

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