Aux agriculteurs qui s'insurgent contre la « concurrence déloyale » d'aliments produits à l'étranger d'une manière moins vertueuse qu'en France, le gouvernement a promis une meilleure « protection ». Y compris contre des pratiques peu transparentes des industriels et des distributeurs concernant les indications de provenance.
Le 1er février, le Premier ministre avait ainsi annoncé l'intention de la France de « promouvoir massivement l'étiquetage de l'origine des produits, notamment au niveau européen »
. Le 22 février, la m
inistre déléguée auprès du ministre de l'Économie chargée des Entreprises, du Tourisme et de la Consommation, a déclaré sur Sud Radio que le gouvernement comptait même anticiper cette démarche en France, et espérait parvenir avant juin à l'élaboration d'un « Origine Score ».
A partir de la mi-mars, le gouvernement organisera donc une réunion avec l'ensemble des représentants des agro-industriels et des distributeurs pour lancer une réflexion autour des formes et de l'emplacement d'un tel label, dont l'objectif sera de renforcer la transparence de l'origine des produits transformés, explique le cabinet d'Olivia Grégoire. L'objectif est de le mettre en œuvre avant l'été. Le modèle de départ sera le prototype déjà élaboré par En Vérité, un collectif fondé il y a deux ans et réunissant une soixantaine de marques alimentaires.