Amélie de Montchalin veut associer les parlementaires au pilotage du budget
latribune.fr
Au micro de la chaîne Public Sénat ce mardi, la ministre des Comptes publics a appelé à plus de « transparence » dans la construction des futurs budgets.
Avec cette nouvelle méthode, Bercy espère éviter de réitérer un scénario de dérapage du déficit public, comme en 2024.
Nouvelle méthode. Les parlementaires seront associés au suivi de l'exécution du budget afin notamment d'éviter un nouveau dérapage du déficit public, a annoncé ce mardi la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin. Le ministre de l'Économie Eric Lombard avait évoqué le 9 février de nouveaux « outils de pilotage » afin de suivre la mise en œuvre du budget 2025, et notamment la prévision du gouvernement d'un déficit public à 5,4 % du PIB.
Une première réunion dès le mois de mars
Amélie de Montchalin a précisé sur Public Sénat que des réunions sont prévues dès le « début du mois de mars » avec l'ensemble des directeurs comptables et financiers de Bercy, ainsi que des autres ministères, a-t-elle précisé. Habituellement, « ce point de rendez-vous a lieu au mois de juin, mais le problème c'est qu'au mois de juin vous avez déjà eu la moitié de l'année passée », a estimé la ministre.
« Ce qui va être un peu nouveau, c'est l'association des parlementaires. Au fond, c'est de rendre tout ce travail, qui était un travail des administrations, un travail technique, de le rendre public, de le rendre transparent », a expliqué Amélie de Montchalin. « On pense qu'il est nécessaire que les parlementaires soient associés, qu'ils aient la transparence », a-t-elle poursuivi.
Éviter un nouveau dérapage
L'exécutif souhaite éviter de réitérer un scénario de dérapage du déficit public, comme en 2024. Initialement prévu à 4,4 % du produit intérieur brut (PIB), il s'était finalement envolé au fil de l'année pour s'établir à 6,1 %. Un chiffre qui doit être confirmé fin mars.
L'année dernière, « la dépense de l'État a été très bien tenue, en revanche on a eu un problème sur les recettes », a estimé Amélie de Montchalin. « Nous avons besoin d'être particulièrement exigeants, rigoureux, vigilants, et oui d'apprendre, et oui de tirer les conséquences, et oui de progresser par rapport à ce qui a pu être fait dans une situation inédite », a-t-elle ajouté.
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