Après le départ du Niger, les incertitudes françaises au Tchad

Marc Endeweld
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STRINGER

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Finalement, la France plie bagage au Niger. Mercredi, comme l'avait annoncé le président Macron dimanche dernier à la télévision, l'ambassadeur de France au Niger, Sylvain Itté, a quitté le pays. Dans les prochaines semaines, comme l'a également décidé Emmanuel Macron, les troupes françaises présentes au Niger vont devoir partir et se replier.
« coup d'État parfaitement illégitime et profondément dangereux pour toute la région ».
Justement, concernant la région, tous les regards sont aujourd'hui tournés vers le Tchad. Notamment parce qu'une partie des troupes françaises présentes au Niger doivent se redéployer sur le territoire tchadien. La France y dispose encore de trois emprises militaires au Tchad, Faya Largeau au Nord, Abéché à l'Est, et la base aérienne 172 de la capitale. Jusqu'en 2022, c'est à partir du Tchad que l'opération Barkhane était déployée, le QG étant situé alors à N'Djaména, la capitale tchadienne. De fait, ces dernières années, le Tchad est devenu un symbole : celui de la continuation du « pré carré » français en Afrique, au nom de la lutte contre le terrorisme. Au vu de la situation du reste du Sahel, de nombreux observateurs s'interrogent : cette présence française au Tchad peut-elle encore perdurer durant longtemps ?
« Nous nous opposons catégoriquement à la relocalisation au Tchad des forces françaises chassées et
[nous refusons]que notre sol soit utilisé pour agresser les peuples frères en lutte pour leur dignité et pour loger des forces colonialistes »
. En plus d'exiger le démantèlement des bases françaises au Tchad, ces partis réclament« l'arrêt immédiat de toutes les manœuvres et intimidations de la diplomatie française à l'égard des membres de l'opposition libre ».
Marc Endeweld