Ascoval : Bercy demande au repreneur de présenter une offre sans Vallourec
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Vallourec n'aidera pas altifort a reprendre ascoval
Benoit Tessier
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Vallourec n'aidera pas altifort a reprendre ascoval
Benoit Tessier
Le gouvernement a bien demandé au groupe franco-belge Altifort, seul candidat à la reprise de l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve, de présenter une offre sans l'aide de Vallourec. L'information a été confirmée ce mardi par la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie Agnès Pannier-Runacher sur l'antenne de Radio Classique. "Nous y travaillons depuis vendredi", a-t-elle précisé.
Le groupe franco-belge a, en effet, présenté une offre de reprise qui impliquait que le sidérurgiste français Vallourec, principal client désormais premier actionnaire, maintienne pendant un an et demi son niveau actuel de commandes. Or, Vallourec, spécialiste des tubes en acier sans soudures et dont l'État est actionnaire à 17%, a refusé cette demande.
L'aciérie Ascoval est menacée de disparition depuis la liquidation judiciaire en février de son principal actionnaire, Asco Industries. La justice lui a accordé le 24 octobre un sursis de deux semaines.
La secrétaire d'État a mis en avant la compétitivité de l'usine sur la production d'aciers de moyenne et haute gamme, et argué que "prolonger le contrat avec Vallourec" reviendrait à demander à Ascoval de "produire des biens sur lesquels elle n'est pas compétitive".
En outre, la secrétaire d'État s'est montrée prudente sur la question de l'intervention de l'État, conditionnée en amont à celle d'acteurs privés mais aussi à la présentation "d'un carnet de commandes" suffisant.
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Soulignant la capacité du repreneur à intervenir sur d'autres entreprises par le passé, elle a toutefois insisté sur la taille importante du projet Ascoval - "une usine qui fait 135 millions d'euros de chiffre d'affaires" - par rapport au chiffre d'affaires d'Altifort - "200 millions d'euros".
Si elle a fermement rejeté les suggestions de nationalisation, notamment exprimées par La France Insoumise, la secrétaire d'État a insisté sur la nécessité de "trouver une solution pérenne" pour les 280 salariés.
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Une réunion "décisive" sur le sort de l'aciérie Ascoval est prévue mercredi à Bercy, selon le député (PCF) du Nord Fabien Roussel, selon lequel "les choses bougent dans le bon sens".
(avec AFP)
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