Assurance-chômage : l'Unedic envisage un quasi-équilibre en 2019

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L'Unédic table sur un quasi retour à l'équilibre en 2019.
L'Unédic table sur un quasi retour à l'équilibre en 2019. (Crédits : JEAN-PAUL PELISSIER)
L'Unedic s'attend à voir ses comptes revenir quasiment à l'équilibre l'an prochain avant de renouer ensuite avec ses premiers excédents depuis 2008, et ce à hauteur de 1,6 milliard d'euros en 2020, puis 3,6 milliards à l'horizon 2021.

Les comptes de l'assurance-chômage retrouvent des couleurs. Selon les prévisions de l'Unedic publiées mercredi 13 juin, les finances du gestionnaire paritaire seront "quasiment à l'équilibre" en 2019. L'organisme engrangera des excédents dès 2020, essentiellement grâce à la baisse du chômage. Toutefois, ces prévisions ne prennent pas compte la réforme en cours du régime.

Une baisse du chômage

La baisse du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi (catégorie A) serait de 128.000 personnes en 2018 dans la France entière, et resterait sur un rythme de plus de 100.000 par an à horizon 2021. Par ailleurs, le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT), mesuré par l'Insee, reculerait, quant à lui, à 7,7% de la population active fin 2021, contre 9,2% aujourd'hui.

Les projections de l'Unedic se basent sur une prévision de croissance de 1,9% en 2018, de 1,8% en 2019 puis 1,6% en 2020 et 2021. Pour 2018, la prévision est comparable à celles du gouvernement (2%) et de l'OCDE (1,9%).

Par conséquent, les déficits du régime, attendus à 1,4 milliard d'euros cette année, reculerait à 89 millions l'année prochaine. Le régime générerait 1,6 milliard d'excédents en 2020, puis 3,6 milliards en 2021. Sa dette totale culminerait à 35 milliards d'euros fin 2019, avant d'entamer une décrue. La dette de l'Unédic représentera à son maximum 11 mois de recettes. En tenant compte des réformes engagées tant au niveau national qu'européen, ce ratio pourrait se réduire de près d'un mois chaque année tant que l'économie française restera dynamique. Le désendettement pourrait donc être significatif si cette phase de croissance est suffisamment longue.

Cette amélioration de la trajectoire financière légitime le pilotage de moyen terme de l'assurance-chômage mis en place par les partenaires sociaux : avec les décisions de la convention d'assurance-chômage d'avril 2017, l'équilibre financier retrouve un lien fort avec le cycle économique.

Des incertitudes

De nombreuses incertitudes pèsent sur l'équilibre des caisses de l'organisme paritaire. Les projections de l'Unedic ne prennent pas en compte certaines réformes telles que la future indemnisation des salariés qui démissionnent en vue d'une reconversion et des indépendants qui se retrouvent sans activité dans le cadre d'une liquidation ou d'un redressement judiciaire. Ces mesures pourraient générer "un surcoût de 280 à 570 millions d'euros en régime de croisière", selon l'Unedic.

Mais à l'inverse, la révision des règles européennes sur l'indemnisation des travailleurs transfrontaliers notamment, en cours de discussion, générerait "des économies de 580 à 640 millions d'euros par an".

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 16/06/2018 à 10:49 :
En même temps en ne versant pas d'allocations à 1 chômeur sur 2 c'est normal.
Ne verse pas d'allocations quand vous touchez le smic, entre 2 missions d'intérim, j'ai eu 3 semaines de chômage entre 2 missions, ils m'ont versé 400e, le mois d'après déso trop perçu, vous devez rembourser...
L'employeur ne donne pas le certificat de travail, pas d'allocations, sauf à payer en recommandés et en prud'hummes pour le récupérer. woaaa
Vous démissionnez pour assurer la liquidation de l'entreprise de votre père, qui va rien vous rapportez, parce que la justice ne veut pas le faire car trop compliqué, le notaire ne veut pas vous dire comment refuser une succession, pas d'allocations....
L'assurance chômage, pfff, assurance rien du tout en 12ans de vie active, 5 ans de chômage, 4 mois d'allocations ! Et pendant les 4 mois de 2017, j'ai du rendre compte toutes les semaines... n'importe quoi, mon pb c'est d'avoir un rdz, j'ai tj été embauché après le 1er, alors franchement... S'il n'y avait pas l'automatisation à tout va, j'aurais un cdi, et si le PE finançait vraiment les reconversions et les formations je pourrai faire un autre job...

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