Attractivité de la France : le coût du travail, le point faible de l'Hexagone

Fanny Guinochet
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JON NAZCA

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Lundi, Emmanuel Macron jouera les VRP auprès des PDG et des dirigeants étrangers. Pour les inciter à investir dans l'Hexagone, le chef de l'État va vanter la qualité de nos infrastructures, de notre énergie décarbonnée, des réformes qu'il a menées — retraite, assurance-chômage... — ou encore de la stabilité dont il a promis d'être encore garant dans les deux ans qui viennent. Il sera toutefois un peu gêné au moment d'évoquer le coût du travail.
Et pour cause : le poids des prélèvements sociaux, la complexité des règles sociales tricolores restent un frein souvent mis en avant par les investisseurs étrangers. Il faut dire que selon Rexecode, think tank d'inspiration patronale, l'an dernier, l'heure de travail en France a atteint 44,11 euros dans l'industrie et les services, contre 43,97 en Allemagne, 25,79 euros en Espagne, et 16,70 euros en Pologne.
Des charges qui n'incitent pas à créer des emplois. D'ailleurs, selon le baromètre EY, les investissements de 2024 ne créeront pas plus de 29 000 emplois, soit près d'un tiers de postes en moins que l'année précédente.
Dans un contexte où le chômage repart à la hausse, cette question du coût du travail devient aussi plus sensible. Pour les organisations patronales, avec de tels prélèvements sociaux, il est d'autant plus complexe de maintenir des emplois dans un environnement économique qui se dégrade. Cela freine aussi les embauches et les créations de postes. Du côté des salariés, l'insatisfaction aussi se fait sentir : ces charges limitent les hausses de salaires.
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Pour répondre au problème du coût du travail, Emmanuel Macron a promis, mardi soir, lors de son intervention télévisée, d'organiser une conférence sociale avec les partenaires sociaux. Objectif : alléger le poids qui pèse sur les actifs qui financent l'essentiel de notre modèle social. Alors que la démographie change — natalité en baisse, espérance de vie qui s'allonge, etc. —, le système craque et n'est plus tenable. Il y a urgence à trouver d'autres ressources et de mettre à plat le financement de notre protection sociale.
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Fanny Guinochet