Bercy annonce une relocalisation d'emplois sur fonds de malaise social
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La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
Reuters
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La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin.
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L'onde de choc risque de faire des dégâts au ministère des Finances. Au lendemain d'une enquête accablante du Monde sur le suicide de douze personnes et huit tentatives, toutes dépendantes de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) en six mois, le malaise est palpable. Et, l'annonce d'une relocalisation de 330 agents en régions ce mercredi 9 juillet pour réduire « la fracture territoriale » risque de ne rien y changer. « Nous parlons de proches et de collègues. Nous sommes aux côtés et en empathie avec tous ceux que ces suicides affectent. C'est un travail qui occupe la direction générale et les syndicats », a affirmé la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin devant la presse. La veille, le ministre de l'Économie, Éric Lombard a également tenté de déminer le terrain face aux députés de la commission des finances de l'Assemblée. Mais rien n'y fait.
Les ministres Montchalin et Lombard ont enchaîné les réunions avec la directrice de la DGFIP et les organisations syndicales. « Il y a eu des enquêtes systématiques sur leur lieu de travail et la direction générale a proposé des enquêtes, même s'il n'y a pas de lien apparent avec le travail », a affirmé la ministre des Comptes publics, juste avant la réunion. D'après Amélie de Montchalin, « aucun de ces suicides n'est lié à des conditions de travail ou des enjeux de travail. Néanmoins, nous devons être lucides sur les moyens de prévention », a poursuivi la ministre.
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De son côté, les premiers propos d'Éric Lombard au Palais-Bourbon ont suscité des interrogations mardi 8 juillet en fin d'après midi : « C'est une situation que nous suivons et que je n'estime pas liée à des questions d'organisation, de charge de travail ou de management [...]. On connaît tous les cas individuels et il n'y a pas d'enquête à avoir. » Réinterrogé sur ce dossier sensible, le ministre de l'Économie a joué l'apaisement. « Nous allons accroître un plan de prévention et de formation en premier secours sur la santé mentale. »