Les ministres Amélie de Montchalin (Comptes publics) et Eric Lombard (Economie) lors de leur entrevue avec Edouard Philippe ce mardi 7 janvier à Bercy.
L'ex-chef du gouvernement Edouard Philippe et le chef des sénateurs Les Républicains Mathieu Darnaud ont mis l'accent sur la baisse de la dépense lors de leur entrevue à Bercy. Or, les marges de manoeuvre de l'exécutif pour serrer la vis budgétaire sont relativement étroites.
Le calendrier budgétaire s'accélère pour le ministre de l'Economie, Eric Lombard. Faute de loi de finances en ce début d'année, les ministres de Bercy enchaînent les consultations cette semaine. Après les élus du PS le 6 janvier, Eric Lombard et Amélie de Montchalin (Comptes publics) ont reçu l'ex-Premier ministre, Edouard Philippe, ce mardi 7 janvier.
Accompagné de Claude Malhuret (président du groupe les Indépendants au Sénat), Félicie Gérard (députée Horizons du Nord), Sylvain Berrios (député Horizons du Val-de-Marne), la présidente du conseil régional des pays de la Loire, Christelle Morançais, Edouard Philippe a avancé ses pions. « La priorité doit être la remise en ordre des finances publiques et la réduction du déficit », a déclaré l'ancien locataire de Matignon à l'issue de cette entrevue matinale.
Et d'ajouter, « nous avons dit que nous étions favorables à une réduction du déficit, mais une réduction du déficit raisonnable, parce que nous ne pourrons pas faire de miracles en une année ». Sans surprise,le maire du Havre a mis l'accent sur « la baisse de la dépense ». « Nous sommes un pays où la fiscalité générale est élevée et nous avons besoin de limiter au maximum la pression fiscale », a-t-il asséné. De son côté, le chef des sénateurs Les Républicains (LR), Mathieu Darnaud, a mentionné comme « points majeurs » pour sa formation la baisse des dépenses de l'Etat, la non augmentation d'impôts, le soutien aux collectivités territoriales et la sécurité.
Des marges de manoeuvre limitées
Interrogé par France Inter lundi, le ministre de l'Economie a annoncé 50 milliards d'euros d'économies à réaliser dans le budget 2025. Objectif affiché, parvenir à un déficit compris entre 5% et 5,5%. « La priorité doit être donnée aux économies », souligne l'entourage du ministre. Mais les marges de manoeuvre de Bercy sont relativement étroites.
« La situation des finances publiques exige des efforts d'assainissement, mais la fragmentation inédite de l'Assemblée rend difficile la recherche de compromis », souligne l'économiste en chef d'ODDO BHF, Bruno Cavalier dans une note.
Newsletter
L’Alerte La Tribune
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.