Hauts revenus, grandes entreprises : ces impôts que Bercy veut ressusciter
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Pour Eric Lombard, la rétroactivité fiscale ne serait pas un problème.
Reuters
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Pour Eric Lombard, la rétroactivité fiscale ne serait pas un problème.
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Ceux qui pensaient les hausses d'impôts enterrées se trompaient. Pour renflouer les caisses de l'Etat, le nouveau gouvernement de François Bayrou espère ressusciter deux taxes du projet de loi de finances (PLF) avorté après la censure début décembre, notamment à destination des plus riches. C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Economie, Eric Lombard, ce lundi matin sur France inter. Il faut veiller « à ce que le niveau d'impôt que les très riches payent soit homogène à celui que payent les autres Français ». Parmi ces mesures : la taxe sur les profits des grandes entreprises et la contribution exceptionnelle sur les plus hauts revenus.
La première, inscrite dans l'ancien projet de loi de finances 2025 et adoptée par le Sénat fin novembre, devait rapporter pas moins de 8 milliards d'euros en 2025, puis 4 milliards en 2026. Elle prévoyait une contribution exceptionnelle sur les bénéfices fixée à 20,6% en 2025 et 10,3% en 2026 pour les entreprises avec un chiffre d'affaires compris entre 1 et 3 milliards d'euros. Et de 41,2% en 2025 et 20,6% l'année suivante pour celles avec un chiffre d'affaires supérieur à 3 milliards.
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La seconde devait, quant à elle, rapporter environ 2 milliards d'euros. Cette taxe concernait les 65.0000 foyers affichant un revenu fiscal de référence supérieur à 500.000 euros pour un couple et 250.000 euros pour un célibataire.
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