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Budget 2025 : Nicole Belloubet réclame de sanctuariser l'enveloppe de l'Education nationale

latribune.fr

Publié le 27 août 2024 à 10:17 - Mis à jour le 27 août 2024 à 16:19

Belloubet balaye les accusations de "proces politique" de melenchon

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Alors que le gouvernement démissionnaire cherche des économies, et que les discussions se prolonge pour la nomination d'un nouveau Premier ministre, la ministre de l'Education nationale a demandé, ce mardi, à ce que son budget soit « a minima sanctuarisé » en 2025.

Nicole Belloubet hausse le ton, à quelques jours de la rentrée scolaire. La ministre démissionnaire a demandé ce mardi à ce que le budget de l'Education nationale soit « a minima sanctuarisé ». Elle estime qu'à ce stade le projet budgétaire adressé par Matignon - actant une reconduction des crédits de 2024 - à son ministère « ne répond pas à l'ensemble de nos besoins ».

« Je considère que la cohérence voudrait que le budget de l'Education nationale soit a minima sanctuarisé. Le prochain gouvernement devra y être très attentif s'il souhaite maintenir une réelle ambition pour cette priorité nationale », a déclaré la ministre lors de sa conférence de presse de rentrée.

«Les plafonds qui ont été adressés à notre ministère nous contraindraient à une particulière rigueur budgétaire, notamment quand on connaît l'incidence d'un certain nombre de mesures (...). Ce budget qui, à cet instant ne répond pas, de mon point de vue, à l'ensemble de nos besoins, n'est pas encore abouti», a-t-elle complété.

Incertitudes sur le budget 2025

La semaine passée, le Premier ministre démissionnaire, Gabriel Attal, a transmis les « lettres plafonds » d'un projet de budget 2025, dont il propose l'exacte reconduction du total des crédits, à charge pour son successeur d'y mettre sa patte politique. La reconduction à l'identique des crédits totaux aboutit, selon Matignon qui parle de « budget réversible », à une économie réelle de quelque 10 milliards d'euros par rapport à un budget qui aurait répercuté 2% d'inflation.

A noter : le budget de l'Education nationale est le premier budget de l'Etat. Et, en février dernier, Bercy lui avait demandé environ 700 millions d'économies supplémentaires par rapport au budget voté pour 2024 qui s'élevait à un total de 63,6 milliards d'euros.

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Le Premier ministre démissionnaire demande donc à l'école de se serrer la ceinture, pour garantir que son successeur puisse « présenter un budget dans les temps prévus par les lois organiques », a précisé Matignon, qui a cherché à éviter « le mur budgétaire ». L'initiative « a un objectif républicain », celui « d'assurer la continuité de l'Etat », a fait valoir Matignon.

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« Un pur scandale », avait alors lâché Manuel Bompard, coordinateur de La France Insoumise, sur le réseau social X (ex-Twitter). Mathilde Panot, cheffe des députés LFI à l'Assemblée nationale, avait également fait part de son indignation, affirmant que cette décision est « complètement en dehors de la gestion des affaires courantes » et que « ce n'est pas son rôle de faire cela ». « La préparation d'un budget est l'acte le plus politique qui soit », avait renchéri Sandrine Rousseau, députée écologiste.

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Une rentrée «très étrange»

En attendant plus de clarifications, notamment avec l'annonce d'un nouveau Premier ministre, la rentrée « est quand même très étrange » et « un peu suspendue, dans l'attente d'arbitrages et de décisions politiques, alors qu'en fait, il n'y a plus le temps d'attendre, vu l'état de l'école », oppose Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré (collèges et lycées). Grégoire Ensel, vice-président de la Fédération de parents d'élèves FCPE évoque lui une « situation inédite ». La rentrée est selon lui un « moment fort de dialogue, de démarrage qui donne un tempo pour l'année ». Il souhaite un futur ou une future ministre « qui dialogue, apaise, construise et qui soit présent pour longtemps ».

Pour Bruno Bobkiewicz, secrétaire général du SNPDEN-Unsa, premier syndicat des chefs d'établissements, c'est « l'incertitude sur l'avenir (et le) manque de visibilité » qui dominent cette rentrée. « Que vont devenir les annonces qui ont été faites au sujet de la (classe de) prépa seconde, du brevet, des groupes de niveau, de l'uniforme? », s'interroge le chef d'établissement. En attendant la nomination d'un gouvernement, il assure toutefois que « la rentrée se fera sans encombre ». « Tout ça ne va pas changer grand-chose (car) ce n'est pas la politique qui pilote, ce sont les techniciens, les rectorats qui le font ».

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Rue de Grenelle, on assure que « le contexte politique ne doit pas impacter la rentrée scolaire des élèves ». « Nicole Belloubet mobilisée depuis plusieurs mois pour la préparer, en présentera les grandes priorités. C'est la rentrée qu'a préparée Nicole Belloubet », martèle le ministère auprès de l'AFP.

(Avec AFP)

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