Reçu ce vendredi à Bercy, le patron du groupe MoDem et proche de Bayrou Marc Fesneau a montré une ouverture sur la justice fiscale. Mais le camp de la droite à l'Assemblée nationale a balayé d'un revers de main toute hausse d'impôt. Ce fossé met au grand jour les failles au sein du « socle commun » issu de la dissolution.François Bayrou va-t-il réussir à résoudre l'équation budgétaire et politique du projet de loi de finances 2026 ? Alors que les arbitrages du Premier ministre sont prévus le 15 juillet, les ministres Éric Lombard (Économie) et Amélie de Montchalin (Comptes publics) ont reçu ce vendredi le patron du groupe MoDem à l'Assemblée nationale Marc Fesneau. « C'est un budget par nature difficile et contraint car nous avons un sujet de dette et de déficit. Je crois d'ailleurs que tout le monde est d'accord pour réduire la dette et le déficit. Ce qui est un progrès par rapport aux dernières années », a-t-il réagi en sortant de son entrevue d'une heure et trente minutes.
Fiscalité : Bercy face au piège de la division du « socle commun »
Faute de majorité à l'Assemblée nationale, Matignon va devoir affronter les divisions du « socle commun » sur les impôts. Un sujet hautement sensible au moment où la France va devoir trouver 40 milliards d'euros d'économies pour faire passer le déficit de 5,4 % à 4,6 % du PIB entre 2025 et 2026. « Il n'y aura pas de hausses d'impôts généralisées pour combler un déficit. Ce n'est pas par les impôts que nous allons résoudre nos problèmes. La contribution exceptionnelle des grandes entreprises ne sera pas reconduite », a affirmé la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin ce vendredi aux 4 Vérités sur France 2, juste avant de recevoir les soutiens du Premier ministre au ministère des Finances.
Fiscalité : Fesneau et Braun-Pivet prêts à ouvrir une brèche
Sur le dossier brûlant des impôts, le député du centre a montré une ouverture. « Historiquement, on pense qu'il ne faut pas de fiscalité supplémentaire sur la globalité des foyers [...] on peut [cependant] réintroduire de la justice là où il y a des effets d'opportunité », a déclaré Marc Fesneau.
«S'il y a des efforts à faire, cela doit se faire en fonction des revenus de chacun. Il est possible d'éviter des effets d'aubaine et de rentes sur certains dispositifs ou niches fiscales», a-t-il expliqué àLa Tribune.