Budget de la Sécu : les députés suppriment la réforme des cotisations patronales
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Les députés ont supprimé ce mercredi un article au PLFSS prévoyant la réforme des cotisations patronales.
© LTD / Xose Bouzas / Hans Lucas
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Les députés ont supprimé ce mercredi un article au PLFSS prévoyant la réforme des cotisations patronales.
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Les discussions budgétaires au Parlement réservent bien des surprises cet automne. Les députés ont supprimé ce mercredi en première lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2025 un article qui prévoit de réformer les cotisations patronales. Une mesure importante pour le gouvernement de Michel Barnier qui espère récolter 4 milliards d'euros d'économies.
L'article rejeté par les députés prévoyait de limiter et répartir différemment les allègements de cotisations patronales, aujourd'hui fortement concentrés au niveau du Smic, dans le double objectif d'obtenir des recettes et inciter à des augmentations de salaires. Avec un nouveau cocktail d'allègements de cotisations qui s'arrêteraient par ailleurs à trois Smic, contre 3,5 Smic aujourd'hui.
En séance publique, les amendements de suppression ont été approuvés par 170 voix contre 162, seuls la gauche et le MoDem s'y opposant.
Le gouvernement a défendu une mesure devant permettre de lutter contre les « trappes à bas salaires » et freiner des dépenses devenues « trop importantes » sans convaincre les députés des groupes censés le soutenir. Et pour cause : les députés du RN, de LR, d'EPR et d'Horizons sont tour à tour montés au créneau contre une mesure alourdissant le coût du travail « pour la première fois depuis trente ans » et risquant de pénaliser l'emploi.
De son côté, le rapporteur du PLFSS Yannick Neuder (LR) a mis en garde contre une accumulation des mesures à la charge des entreprises, évoquant la baisse des aides concernant l'apprentissage et la contribution qui leur sera demandée pour les indemnités journalières.
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La gauche et le MoDem ont défendu la mesure proposée. Le député socialiste Jérôme Guedj rappelant que les exonérations de cotisations patronales pesaient « 37 milliards d'euros en 2014 », « près de 80 milliards aujourd'hui ». L'ancien ministre Philippe Vigier (MoDem) a soutenu la proposition du gouvernement tout en disant vouloir l'amender.
Dans ses cordes, le ministre du Budget Laurent Saint-Martin a défendu une mesure qui n'est pas un « désaveu de la politique menée ces dernières années » mais propose un « chemin de freinage de la dépense publique » alors que le poids de ces exonérations a connu une « accélération (..) très rapide », « supérieure à vingt milliards d'euros sur les quatre dernières années ».
Après la suppression de l'article, la gauche n'a pas manqué de commenter cette nouvelle défaite pour l'exécutif. Le Premier ministre Michel Barnier « doit se dire qu'avec des amis comme ça il n'a pas besoin d'ennemis », a commenté après le vote le député communiste Stéphane Peu.
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Le socialiste Jérôme Guedj a lui souligné le « splendide isolement » du gouvernement, ses propositions faisant face à « l'opposition résolue » d'Ensemble pour la République (ex-Renaissance) et de la Droite républicaine, dans une Assemblée « à front renversé ».
(Avec AFP)
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