Budget, impôt : le PS interrompt les négociations
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Le ministre de l'Economie Eric Lombard.
Reuters
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Article mis à jour à 17h35 le 28 janvier
Nouveau coup de théâtre. Le Parti socialiste a annoncé se retirer des négociations sur le budget avec le gouvernement ce mardi 28 janvier en fin d'après midi. Le durcissement des discours et des mesures sur le sujet sensible de l'immigration a fini par braquer une partie de la gauche et divise même au sein de l'exécutif. Une situation qui assombrit l'issue du projet de loi de finances 2025, pourtant déterminante. Or, le Premier ministre de François Bayrou voulait peser de tout son poids sur la commission mixte paritaire (CMP). À la veille de la réunion cruciale des parlementaires prévue jeudi prochain, le ministre de l'Économie avait détaillé avant ce rebondissement ses limites fiscales et budgétaires à Bercy, devant l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF).
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Pressé par le calendrier, l'exécutif comptait encore sur le Parti socialiste (PS) pour ne pas voter la censure à l'issue de la commission mixte paritaire. « Il y a des sujets fiscaux sur lesquels les curseurs peuvent bouger », a nuancé l'ancien patron de la Caisse des dépôts. Évoquant par exemple « la possibilité de faire plus pour le Fonds vert [Une enveloppe pour financer la transition verte des collectivités, NDLR] » ou « la taxe sur les billets d'avion », il a précisé que « des rééquilibrages étaient possibles ». Le texte issu du Sénat est « allé plus loin que celui du gouvernement dans les coupes », a-t-il justifié.
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