« A chaque conflit social, les appels à bloquer le marché de Rungis se font entendre. C'est normal, c'est un marché d'intérêt national (MIN) », relativise un porte-parole du marché. En 2019, par exemple, pendant le mouvement des gilets jaunes, plusieurs syndicats avaient tenté de bloquer un des points d'entrées, la « grande porte » de Thiais.
Quelque 500 personnes étaient présentes pour empêcher les camions de rentrer. Selon eux, les gros cylindrés incarnaient les acheteurs du patronat. Les voitures, elles, censées appartenir à de plus petits commerçants, étaient autorisées à passer. La tentative avait engendré un important ralentissement. Toutefois, elle n'avait pas suffi à bloquer réellement le marché, tant les points d'entrées sont divers, et le marché, étendu.
« Hier soir, cette nuit et ce matin, un important dispositif de sécurité a été déployé par la Préfecture du Val-de-Marne, sur les 6 entrées aux péages du marché. Les policiers se chargent de filtrer les entrées en vérifiant la carte des professionnels qui viennent acheter » précisait donc, lundi midi, Rungis. Par « important dispositif », il faut entendre : camions de gendarmerie, véhicules blindés et des centaines d'agents mobilisés. Une paralysie du marché serait particulièrement inquiétante.