Congrès de Régions de France : Borne en mission câlinothérapie
César Armand
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Les clashs, c'est terminé. Après avoir été « choquées » et « humiliés » par Jean Castex l'an dernier, les régions, réunies en congrès à Vichy ces 15 et 16 septembre, se félicitent du « cadre » posé par la Première ministre.
Vieille connaissance des conseils régionaux, Elisabeth Borne est en effet venue présenter sa « méthode de travail ». A la différence de son prédécesseur qui avait ironisé sur les finances locales, l'actuelle locataire de Matignon a insisté sur « une nouvelle étape de dialogue renouvelé ».
Dans la continuité du président de la République qui a récemment reçu, et pour la première fois, les trois grandes associations d'élus à l'Elysée, Elisabeth Borne a érigé la « concertation » en maître-mot, annonçant un « dialogue dense et continu sur tous les enjeux » et promettant d'« associer toutes les collectivités ».
Un moyen de renouer le lien avec les régions, les départements et les communes qui, dès 2018, avaient quitté, avec fracas, la Conférence nationale des territoires pour s'ériger en opposants farouches au président Macron sous la bannière « Territoires unis ».
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Conformément à sa déclaration de politique générale, la Première ministre a également annoncé la construction d'un « agenda territorial » avec « un programme de travail partagé ». Objectif : rien de moins que « ne pas brusquer les acteurs locaux », obtenir « des accords voire des consensus » et apporter « des moyens à la mesure des enjeux ».
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Un vrai tournant après les discours parfois arrogants d'Edouard Philippe et de Jean Castex, alors que ces deux derniers sont maires et connaissent bien la réalité des collectivités locales.
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