Consommation : la vente de jouets en seconde main en plein boom avec l’inflation et l’impératif écologique
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« En devenant père il y a un an, comme la plupart des parents, j'ai fait l'expérience des jouets que l'on ne garde pas dans le temps car les enfants grandissent très vite à cet âge-là ! L'idée de mon entreprise actuelle était née. Au-delà de l'aspect économique, son objectif principal est le suivant : relever le défi environnemental de la filière ». C'est avec ces mots que François Truong explique la genèse de la création de sa startup Kidibam, qui rachète et revend des jouets d'occasion, via une plateforme en ligne.
L'Agence française de la transition écologique (Ademe) valide la démarche de cet entrepreneur. D'après ses calculs, parmi les 110.000 tonnes de jouets jetés chaque année, 70% sont fabriqués à partir de matières plastiques. Par ailleurs, très peu de jouets sont recyclés, et ce, malgré les ambitions de la filière « REP » (pour « responsabilité élargie des producteurs »), mise en place par la loi du 10 février 2020, relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire (la fameuse loi AGEC).
Pour les commerçants français du secteur, la seconde main est également une nouvelle opportunité économique. Le segment connaît en effet un vrai boom si l'on en croit le cabinet de conseil Circana. Celui-ci a publié l'année dernière une étude relativement complète sur cette tendance. D'après celle-ci, le marché français du jouet en seconde main a capté 4,7% des ventes en 2022. Un total de 25 millions de jouets d'occasion ont été vendus, pour un chiffre d'affaires estimé à 215 millions d'euros. Le tout, sur un marché tricolore global du jouet de 4,4 milliards d'euros (en baisse de 2,6% par rapport à 2021).
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L'enquête de Circana évalue le prix moyen d'un jouet en seconde main à 8,7 euros, soit « un prix en général moitié moins élevé qu'un jouet neuf », selon Jean Kimpe, délégué général de la Fédération des commerces spécialistes des jouets (FCJPE). Il précise par ailleurs : « Pour le moment, les principaux circuits de revente sont en ligne, via des sites comme Le Bon coin, Vinted, etc. Mais de plus en plus d'enseignes françaises de jouets, comme King jouet, Jouet club, ou encore Oxybulle, se mettent à la seconde main. Une dynamique haussière que j'observe depuis 2020. »
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