Contrats de chantier dans la métallurgie : Martinez (CGT) redoute une "généralisation"
latribune.fr

La cgt de philippe martinez veut mobiliser contre l'austerite
CHARLES PLATIAU
latribune.fr

La cgt de philippe martinez veut mobiliser contre l'austerite
CHARLES PLATIAU
La métallurgie pourra mettre en oeuvre le fameux "contrat de chantier" et cela inquiète beaucoup Philippe Martinez. Dans les colonnes de La Marseillaise ce 20 juillet, le représentant CGTiste a fait état de sa crainte de voir se généraliser les contrats de chantier, autorisés depuis la réforme par ordonnances du Code du travail, après leur introduction dans l'importante branche de la métallurgie (1,4 million de salariés) à la suite de nouveaux accords de branche signés le 29 juin entre l'Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et la CFDT, la CFE-CGC et FO, la semaine dernière. La CGT Métallurgie, premier syndicat de la branche, ne les a donc pas signés. "Le gouvernement nous a menti" et veut "généraliser ses contrats", a-t-il déclaré.
Pour l'instant, l'accord a été conclu pour une expérimentation de trois ans. Il limite le nombre de ces contrats entre 5% et 10% de l'effectif, prévoit une durée minimale de six mois et une indemnité spéciale de licenciement.
Concrètement, le contrat de chantier est un CDI jusqu'à présent surtout utilisé dans le secteur de la construction, qui peut se terminer une fois un chantier achevé. Et si la branche de la métallurgie "se lâche", c'est "parce que les ordonnances le lui permettent", poursuit Philippe Martinez.
À lire également
C'est désormais aux partenaires sociaux de trouver un accord pour lutter contre les recours abusifs aux CDD. Lors de son discours devant les parlementaires réunis en Congrès, Emmanuel Macron avait demandé au patronat et aux syndicats de plancher (à nouveau) sur une réforme de l'assurance chômage, et ce, malgré un accord conclu fin février, et un projet de loi en cours d'examen au Parlement. Les branches professionnelles, qui n'avaient pas encore commencé les discussions avec les syndicats sur la question du fameux "bonus-malus" des CDD, vont donc pouvoir refermer le dossier avant même de l'avoir ouvert.
Le Medef, désormais présidé par Geoffroy Roux de Bézieux, a quant à lui toujours refusé le principe de taxation des CDD. Ce dernier le considère comme une "aberration".
(avec AFP)
latribune.fr