Coût « significatif », objectifs hors d'atteinte : la fin programmée du SNU
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Le chef de l'Etat face à des jeunes inscrits au service national universel en 2019 à Paris.
Reuters
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Le chef de l'Etat face à des jeunes inscrits au service national universel en 2019 à Paris.
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Ce n'est pas vraiment une surprise en pleine préparation du budget 2026. L'exécutif semble vouloir mettre un coup d'arrêt au service national universel (SNU), un projet porté par Emmanuel Macron qui a connu beaucoup de vicissitudes et pourrait être remplacé par un service militaire "volontaire". Au détour d'un communiqué publié vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu, resté ministre démissionnaire des Armées, a annoncé la suppression de plusieurs structures, dont la délégation générale en charge du SNU le 1er janvier prochain, du fait de la "mise en extinction" du dispositif et de la "création prochaine du service militaire volontaire". Sauf que la suppression du SNU en soi, un dispositif promis par le candidat Emmanuel Macron en 2017, n'a jamais été officiellement annoncée.
Le président de la République avait annoncé en mars "une grande refonte" du SNU et dit en juillet qu'il voulait "donner à la jeunesse un nouveau cadre pour servir, selon d'autres modalités, au sein de nos armées", promettant des annonces "à l'automne". Un service militaire volontaire était alors envisagé, sans être acté. La France a suspendu la conscription en 1997.
Destiné aux jeunes âgés de 15 à 17 ans, le SNU comporte une "mission d'intérêt général" et un "séjour de cohésion" comprenant des activités sportives, culturelles et intellectuelles, avec des journées qui débutent par la "levée des couleurs" (drapeau et hymne national) et le port de l'uniforme.
La Cour des comptes avait dressé en outre, il y a un an, un bilan sévère du SNU, critiquant des objectifs "incertains", un coût "largement sous-estimé", et des "difficultés de déploiement".
Mercredi, la commission des Affaires culturelles et de l'éducation de l'Assemblée nationale a examiné un rapport de deux députés de l'opposition (Idir Boumertit pour LFI et Maxime Michelet pour l'UDR) sur les "conditions d'accueil et d'encadrement" des séjours de cohésion du SNU, qui préconise la "suppression" du dispositif.
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"Cinq années après une mise en place pour le moins chaotique, où la communication ministérielle a primé sur le fond, force est de constater que le SNU (...) demeure un dispositif expérimental, en évolution constante, dont la généralisation reste un leurre", estiment les rapporteurs, qui pointent des objectifs "pas (...) atteints" et un "coût financier significatif".
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(Avec AFP)
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