COVID-19 en 24h : freins de Bercy, inspection du travail, endettement allemand...
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THILO SCHMUELGEN
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Le confinement, saison trois, ne devrait finalement pas avoir lieu cette semaine. Malgré une situation épidémique fragile et une hausse des entrées à l'hôpital, l'exécutif veut se donner le temps d'observer les résultats du couvre-feu à 18h avant d'ajouter un cran aux restrictions sanitaires. Il attend également les conclusions du Conseil scientifique de mercredi.
Dans ce cadre, le gouvernement prend "en compte toutes les conséquences économiques, sociales, psychologiques", a affirmé Jean Castex ce mardi devant les députés.
Ce sont aussi des divergences sur la stratégie pour ralentir la pandémie en France qui sont mises à jour. Deux camps semblent en effet cohabiter, entre les ministres de Bercy, - en contacts quotidiens avec les milieux économiques -, et l'Élysée, plus fidèle aux conseils prudents des scientifiques. Ce mardi, les ministres Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher ont ainsi clairement freiné l'appel à reconfiner, tandis qu'Olivier Véran et le porte-parole Gabriel Attal avaient envoyé des signaux contraires 24 heures plus tôt.
Le directeur général du Travail (DGT) a fait état d'une mobilisation "très forte" de l'inspection du travail en lien avec la crise sanitaire, avec "plus de 64.000 interventions", ayant donné lieu à 400 mises en demeure.
"Il y a eu plus de 64.000 interventions de l'inspection du travail en lien avec la crise sanitaire", a affirmé le DGT Pierre Ramain, lors d'une visioconférence, soulignant le rôle de contrôle des inspecteurs "des conditions de respect de la réglementation dans le contexte sanitaire".
Sur ces interventions, "plus de 38.000 ont donné lieu à des suites, dont 400 mises en demeure adressées à des employeurs" qui se sont mis en conformité dans "93% des cas".
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