Covid-19 : l'UE envisage de premières vaccinations "au premier trimestre 2021"

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(Crédits : KAI PFAFFENBACH)
La Commission européenne a annoncé mercredi avoir approuvé un contrat avec Pfizer et BioNTech, pour acheter jusqu'à 300 millions de doses de leur vaccin. Malgré la perspective de cette vaccination, Christine Lagarde, présidente de la BCE, prévient que la croissance sera instable l'an prochain.

Les premières vaccinations contre le Covid-19 dans l'Union européenne pourraient avoir lieu "au premier trimestre 2021", dans un scénario "optimiste", a affirmé mercredi la directrice de l'agence européenne en charge des épidémies lors d'un entretien à l'AFP où elle appelle toutefois à la prudence.

La situation sur le front de l'épidémie sur le Vieux continent est "très très inquiétante" et "tous nos indicateurs vont dans le mauvais sens", a par ailleurs affirmé Andrea Ammon, directrice du Centre européen de contrôle des maladies (ECDC), appelant les Européens à respecter scrupuleusement les restrictions en place, "aussi difficile que ce soit".

Dans la situation actuelle, "cela pourrait prendre plus de temps pour faire baisser le nombre de cas" que lors de la première vague de mars-avril, a prévenu la responsable sanitaire. Quant au chemin vers de premières vaccinations européennes, il est encore long et incertain et "pourrait prendre quelques mois", a estimé Mme Ammon. "En étant optimiste, premier trimestre de l'an prochain mais je ne peux pas être plus précise", a-t-elle affirmé.

Une source européenne avait indiqué mardi à l'AFP qu'une autorisation d'un vaccin dans l'UE pourrait avoir lieu "début 2021", après l'annonce d'un vaccin à 90% efficace par l'américain Pfizer et l'allemand BioNTtech qui a redonné l'espoir face à la pandémie. Les autorités américaines parlent elles de quelques "semaines".

L'annonce de Pfizer est "bien sûr prometteuse", s'est réjouie Mme Ammon. Toutefois, "c'est un communiqué de presse et pas une "peer review" (revue scientifique par les pairs, ndlr) donc il faut voir quelle sera l'évaluation finale", a-t-elle souligné.

L'UE commande des doses

Après la fin des essais de phase 3, l'Agence européenne du médicament devra encore évaluer les résultats et donner - ou non - une autorisation de mise sur le marché. "Ensuite il faudra commencer la production et seulement à ce moment là, on pourra commencer à vacciner", a souligné la responsable épidémiologique.

La Commission européenne a annoncé mercredi avoir approuvé un contrat avec Pfizer et BioNTech, pour acheter jusqu'à 300 millions de doses de leur vaccin.

Interrogée au même moment à Bruxelles, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a également affiché sa prudence, même si "l'espoir est là". "Même quand nous aurons un vaccin sûr et efficace, ce ne sera pas la panacée qui va faire disparaître le Covid-19 en une journée", a-t-elle prévenu. En lien avec les autorités nationales, l'ECDC procède actuellement à l'élaboration des règles pour définir les groupes prioritaires pour y avoir accès. "De façon générale, il s'agit des populations vulnérables et des personnels sanitaires. Mais nous essayons de définir ça mieux car ces groupes là sont encore assez nombreux", a expliqué Mme Ammon.

Selon le dernier pointage de l'ECDC, tous les pays de l'UE sauf la Finlande et l'Estonie, ainsi que le Royaume-Uni suscitent une "forte inquiétude" pour leur situation épidémique. Tous les différents indicateurs de l'UE, à savoir le taux de tests positifs, le pourcentage de personnes âgées dans le nombre total de cas, le taux d'hospitalisation et la mortalité "sont en hausse" et "le pic n'est pas atteint", a pointé la patronne de l'ECDC.

Croissance "instable" même avec un vaccin selon Lagarde

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde a averti mercredi que, même avec un vaccin contre le Covid-19, la reprise économique en zone euro risquait d'être "instable", dépendant du rythme de déploiement des traitements.

"Bien que les dernières nouvelles à propos du vaccin soient encourageantes, la reprise pourrait ne pas être linéaire, mais plutôt instable, sur un mode marche-arrêt", a déclaré Mme Lagarde à Francfort, en ouverture d'un forum annuel des banques centrales.

La planète s'accroche depuis lundi à l'annonce faite par les laboratoires Pfizer et BioNTech de tests prometteurs d'un vaccin "efficace à 90%" contre le Covid-19.

Les premières vaccinations dans l'Union européenne pourraient avoir lieu "au premier trimestre 2021", dans un scénario "optimiste", a affirmé mercredi à l'AFP la directrice de l'agence européenne en charge des épidémies. Néanmoins, "nous pourrions encore faire face à des cycles récurrents d'accélération de la propagation virale et de resserrement des restrictions jusqu'à ce qu'une immunité généralisée soit atteinte", selon Mme Lagarde.

C'est pourquoi le principal défi pour les décideurs politiques "sera de combler le fossé jusqu'à ce que la vaccination soit bien avancée et que la reprise puisse créer sa propre dynamique", au-delà du rebond observé au troisième trimestre, a-t-elle insisté. Mme Lagarde a répété qu'une réponse "continue, puissante et ciblée" en termes de soutien monétaire reste nécessaire "au moins jusqu'à ce que l'urgence sanitaire passe", en donnant quelques indices sur les instruments qui seront privilégiés.

Le programme d'urgence face à la pandémie (PEPP), lancé en mars par la BCE et désormais fort de 1.350 milliards d'euros, de même que les vagues de prêts géants ciblés aux banques (TLTRO) "devraient rester les principaux outils d'ajustement de notre politique monétaire", a souligné la Française.

La BCE avait signifié fin octobre qu'elle se préparait à muscler, d'ici la fin de l'année, ses mesures de soutien à l'économie. L'institution de Francfort organise jusqu'à jeudi son forum annuel des banques centrales consacré aux grands enjeux monétaires et économiques

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Commentaires
a écrit le 15/11/2020 à 2:02 :
Je pense que le vaccin sera très efficace
Pour le monde entier.
a écrit le 12/11/2020 à 11:44 :
Il faut commencer la vaccination contre le COVID 19 le plus tôt possible (debut 2021) avec une phase obligatoire pour les plus de 65 ans comme pour la grippe virale. On a pas d'autre choix que de ce vacciner contre le COVID pour developper encore plus ses anticorps A et B. Oui rendre obligatoire le vaccin moi j'y vais dès que je peux j'aurai bien aimé me faire vacciner contre la grippe qui peut protéger du COVID19. Donc oui que tous les francais fassent acte de raison et de bon sens si seulement 54% veulent se faire vacciner. Le vaccin protègé à 90% ce qui est dejà très bien ( le spoutnik V lui dit 92%) mais on a quelquechose pour combattre le virus du COVID 19 par ARN messager donc faison montre de discipline et de raison, protégeons nous contre la maladie !
L'ue doit acheter plus de doses de vaccinsà pfizer et biointech ainsi que d'autres vaccins !
nous vivons une vie anormale, l'economie tourne encore, les lycées ne sont pas fermés mais on est dans une situation depressive.Toute la france doit être resiliente, oui toute la france dnas cette période si particulière et si dangereuse !
Réponse de le 13/11/2020 à 7:44 :
@ 11libre.
Changez de pseudo, "libre" vous ne l'etes pas, esprit orwelien.
Obliger les +de 65 ans et pourquoi pas les - de 20 ans et les plus de 5 ans ?
Réponse de le 13/11/2020 à 11:36 :
Deux choses:
Combien de vaccins seront disponible et quels effets auront ils (protégeront ils de la contamination ou contre les mauvais effets du covid) dans ces deux type de cas la population a piquer est pas la même...
En quoi cette vaccination serait elle obligatoire, si je veux pas du vaccin quelle loi m'oblige ou m'obligerais à le faire et surtout au nom de quoi pourrait on m'obliger a me vacciner.
Sans parler des possible problème que le vaccin pourrait avoir (effet secondaire même très rares...)
a écrit le 11/11/2020 à 17:20 :
Des experts en vaccination à la BCE ! Piqures de rappel régulière avec ou hors covid, injections monétaires régulières contre toute contagion de la crise économique à la sphère financière car c'est ça qui compte au final.

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