Covid : le "rôle essentiel" de la "deuxième ligne" face à la seconde vague

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(Crédits : Reuters)
Les dirigeants des cinq organisations syndicales représentatives CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC ont adressé mercredi un courrier commun au Premier ministre Jean Castex demandant notamment une "réunion d'urgence" pour une "reconnaissance effective du rôle essentiel" des salariés de "deuxième ligne" en plein rebond de l'épidémie de Covid.

Les leaders des cinq principaux syndicats demandent "conjointement" à rencontrer le Premier ministre.

"Nos organisations syndicales ont décidé de s'adresser conjointement au gouvernement du fait du contexte particulier dans lequel se trouve le pays dans son ensemble, la population salariée en particulier", assurent les cinq responsables des confédérations, Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Yves Veyrier (FO), François Hommeril (CFE-CGC) et Cyril Chabanier (CFTC).

Face à une crise sanitaire "à son dixième mois sans qu'on puisse en prédire l'issue", ils souhaitent que "le dialogue social se traduise par une écoute et une réponse effective de la part des pouvoirs publics", ainsi que "le respect de l'autonomie de la négociation collective".

A ce titre, ils demandent "une réunion rapide sur l'évaluation des conséquences des ordonnances travail (de fin 2017, ndlr) afin de rétablir les droits de représentation collective des salariés à la hauteur des enjeux actuels".

"Des restrictions importantes en matière syndicale"

Selon eux en effet, les dispositions sanitaires "se traduisent par des restrictions importantes, notamment en matière syndicale, en ce qu'elles limitent de fait l'exercice régulier du droit de réunion et de manifestation".

Les organisations "exigent" également "une réunion d'urgence consacrée à la reconnaissance effective du rôle essentiel des salariés et salariées des emplois dits de la deuxième ligne" afin d'étudier "sans délai" une "revalorisation des salaires, conditions de travail, d'emploi et de carrières".

Elles demandent enfin que la réforme de l'assurance chômage, reportée jusqu'à la fin de l'année, soit "abandonnée" et suggèrent au gouvernement d'"annoncer que l'heure n'est pas de remettre à l'ordre du jour le sujet des retraites".

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