Alors que le gouvernement va renforcer l'indemnisation des charges fixes et de l'activité partielle des entreprises du secteur de l'événementiel et pour les discothèques fermées à partir de vendredi pour quatre semaines, les mesures annoncées par le Premier ministre Jean Castex ne devraient pas avoir d'impact considérable sur l'économie française.L'apparition du variant Omicron en Afrique du Sud affole depuis plusieurs jours les compteurs des urgences sanitaires. En Europe, certains Etats ont décidé de durcir les restrictions face à cette nouvelle déferlante. La décision de l'Autriche de rendre la vaccination obligatoire à partir de février et de mettre en place un confinement partiel a provoqué une vague de protestations sociales dans tout le pays. En Allemagne, les autorités ont imposé de lourdes restrictions aux personnes non vaccinées.
Face à ce nouveau raz-de-marée, le Premier ministre Jean Castex a finalement annoncé des mesures plus souples que certains de nos voisins européens alors que les niveaux de contaminations sont supérieures aux précédentes vagues. "Le virus circule, dans tous les territoires et dans toutes les catégories de la population. Nos hôpitaux commencent à monter en pression, alors même que les équipes sont très fortement éprouvées par près de deux années de lutte contre la Covid", a-t-il déclaré lors d'un point presse lundi soir. Le mot d'ordre est d'apporter une réponse "proportionnée" à quelques semaines des fêtes de fin d'année.
D'un point de vue économique, la mesure la plus forte concerne les boîtes de nuit et les traiteurs. Le chef du gouvernement a annoncé la fermeture des discothèques pour les quatre prochaines semaines. Il a déclaré que les traiteurs et les sociétés d'événementiels qui seront touchées par ces fermetures pourront bénéficier d'un accompagnement spécifique.
La ministre du Travail Elisabeth Borne a notamment annoncé ce midi sur le chaîne LCI que l'activité partielle va être réinstaurée dans ces deux secteurs soumis à ces nouvelles restrictions. "Je veux vraiment les rassurer : on va remettre en place de l'activité partielle, prise en charge à 100% donc sans reste à charge pour l'employeur, pour continuer à protéger les emplois", a-t-elle assurée. Évoquant d'abord un seuil de 80% de baisse du chiffre d'affaires nécessaire à cette prise en charge, la ministre a finalement expliqué qu'il serait précisé avec les professionnels.