À seulement quatre mois du premier tour de la présidentielle, l'interview télévisée est toujours un moment délicat pour un président en exercice. Surtout qu'Emmanuel Macron, même s'il a prévu de se présenter à la magistrature suprême dans les prochaines semaines, doit jongler entre sa casquette de chef d'État et celle de candidat. Lors de son entretien télévisé accordé à TF1 et LCI mercredi soir, Emmanuel Macron a défendu le bilan de son quinquennat, en laissant transpirer son envie de rester à l'Élysée cinq ans de plus, sans toutefois officialiser sa candidature. Tout en dressant un tableau favorable de son action, le chef de l'État a reconnu avoir fait quelques erreurs et, surtout, "avoir appris" des différentes crises qu'il a affrontées depuis 2017. Il faut dire que la résurgence de la pandémie ces dernières semaines pourrait encore compliquer la fin de son mandat fortement secoué par les vagues à répétition.
Évoquant à plusieurs reprises le quotidien difficile du personnel hospitalier ou de certains "gilets jaunes", dont les manifestations ont marqué son quinquennat, Emmanuel Macron a fait un mea culpa à demi-mots, reconnaissant avoir pu tenir des propos qui ont heurté certains de ses compatriotes. "Il y a des mots qui peuvent blesser et je pense que ce n'est jamais bon, et c'est même inacceptable; le respect fait partie de la vie politique, et donc j'ai appris", a assuré le chef de l'État.