Croissance : après l'effet JO, « un contrecoup » est à prévoir
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La croissance française devrait atteindre 0,4% ou 0,5% au troisième trimestre, notamment grâce à l'effet positif des Jeux Olympiques.
Rob Schumacher
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La croissance française devrait atteindre 0,4% ou 0,5% au troisième trimestre, notamment grâce à l'effet positif des Jeux Olympiques.
Rob Schumacher
Il y aura bien un effet Jeux olympiques sur la croissance française. Le produit intérieur brut (PIB) doit connaître une progression de 0,2% - hors JO entre juillet et septembre par rapport aux trois mois précédents -, à laquelle s'ajouterait l'impact ponctuel d'environ 0,25% généré par le plus grand événement sportif au monde, selon l'enquête mensuelle de conjoncture de la banque centrale française.
Cela équivaut à une croissance « de l'ordre de 0,4% à 0,5% » au troisième trimestre, après une hausse de 0,2% au printemps. Une prévision légèrement plus optimiste qu'attendu : la Banque de France tablait jusqu'ici sur une hausse du PIB « aux alentours de 0,4% ».
L'activité économique est exposée aux incertitudes budgétaires cet automne. Ce jeudi, le projet de loi de finances pour 2025 doit être présenté en Conseil des ministres en fin d'après-midi. Un budget concocté, faute de dissolution de l'Assemblée nationale et de nomination tardive du gouvernement, dans des conditions très particulières, comme l'a rappelé le Premier ministre Michel Barnier.
L'exécutif entend ramener la trajectoire des finances publiques sur les rails. Et pour cela, le budget devrait comporter environ 60 milliards d'euros d'efforts, 40 milliards de baisses de dépense et 20 milliards d'euros de hausses de fiscalité. Des augmentations d'impôts qui ne plaisent guère au patronat, très inquiet par la volonté du gouvernement de raboter les aides à l'apprentissage et de réformer les dispositifs d'allègements de charges sociales.
Mauvais signe, l'économie française semble marquer par l'attentisme en ce début d'automne. L'indicateur d'incertitude de l'institution, basé sur une analyse textuelle des commentaires des entrepreneurs, est ainsi remonté « notablement » pour tous les secteurs, après un repli sur les deux derniers mois, selon l'enquête menée du 26 septembre au 3 octobre auprès de 8.500 chefs d'entreprises.
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En septembre, l'activité a progressé dans l'industrie, tirée par l'aéronautique, l'habillement-textile-chaussures, l'agro-alimentaire ou les produits informatiques, tandis que le secteur automobile et les produits en caoutchouc ont souffert. Dans le bâtiment, l'activité a légèrement rebondi malgré un temps pluvieux, après un mois d'août marqué par plus de congés que d'habitude. Elle a en revanche ralenti dans les services marchands, notamment les activités de loisirs et de service à la personne, qui avaient bénéficié des JO.
En octobre, les entreprises ont dit prévoir une poursuite de la progression de l'activité dans l'industrie, une stabilité dans le bâtiment et un rythme toujours ralenti dans les services. Dans l'industrie, « les carnets de commandes sont toujours dégarnis et même sur une tendance légèrement baissière », notamment dans l'automobile, tandis que l'aéronautique tire son épingle du jeu. Dans le bâtiment, ils restent dégradés.
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Concernant les prix de vente, la situation s'est normalisée dans tous les secteurs, selon la Banque de France. En septembre, l'inflation s'est nettement repliée dans l'Hexagone à 1,2%.
(Avec AFP)
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