De moins en moins de demandeurs d'emploi indemnisés par l'assurance-chômage

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Environ 3 millions de personnes inscrites à Pôle emploi ne peuvent pas toucher d'indemnités.
Environ 3 millions de personnes inscrites à Pôle emploi ne peuvent pas toucher d'indemnités. (Crédits : Eric Gaillard)
Les allocataires de l'assurance-chômage perçoivent en moyenne une indemnité de 905 euros par mois selon de récents chiffres du ministère du Travail.

Voici des chiffres qui pourraient mettre fin à certaines idées reçues souvent exprimées dans les débats relatifs aux chômeurs. Selon la dernière étude du service de statistiques du ministère du Travail (Dares) publiée vendredi 6 septembre, sur les 6,7 millions de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en septembre 2016, seulement 37% toutes catégories confondues (A,B,C,D,E) étaient indemnisés par l'assurance-chômage alors que deux tiers peuvent percevoir des indemnités.

Ce qui représente environ 2,4 millions de personnes sur le total. Des chiffres plus récents communiqués par l'Unedic font également le même constat. Sur les 6,3 millions d'inscrits, seulement 2,6 millions étaient allocataires d'une indemnité en 2018. Parfois accusés de mettre l'équilibre financier de l'Unédic dans le rouge, les chômeurs indemnisés ne représentent qu'une minorité des inscrits.

Des indemnisés en baisse

La part des inscrits à l'opérateur public indemnisés par le système assurantiel ou par l'Etat a clairement diminué. D'après les chiffres communiqués par l'administration, la proportion de personnes indemnisées (sur le total des indemnisables) par l'assurance-chômage est passée de 78% à 75% entre 2011 et 2016.

En parallèle, la proportion de ceux ayant reçu une indemnité par l'Etat est restée stable sur la période autour de 88%. Au total, le ratio des indemnisés a perdu plus de deux points passant de 79,4% à 77,2%.

39 euros brut par jour

Au moment de l'étude, les personnes inscrites à Pôle emploi percevaient en moyenne une allocation journalière de 39 euros brut. Durant les 12 mois avant qu'ils s'inscrivent, ces personnes touchaient un salaire quotidien d'environ 65 euros en moyenne. Après leur inscription, les personnes perçoivent environ 965 euros brut.

Mais derrière ce chiffre, des disparités subsistent selon les catégories. Dans le premier décile, les demandeurs d'emploi touchent en moyenne 245 euros contre 1.585 euros pour le neuvième décile. Au final, les allocataires consomment environ 68% de leurs droits au moment de leur sortie, soit 10 mois d'allocations en moyenne.

Changement de règles

Avec l'entrée en vigueur de la réforme de l'assurance-chômage depuis cet été, les règles d'indemnisation ont été clairement chamboulées. Il faudra, à partir du premier novembre prochain, travailler l'équivalent de six mois durant 24 mois pour pouvoir bénéficier des allocations chômage et non plus quatre mois pendant 28 mois. Le principe de dégressivité des allocations versées aux cadres a également été adopté au grand dam des syndicats. Cette dégressivité doit intervenir au bout du septième mois d'indemnisation pour les salariés qui ont revenu brut supérieur à 4.500 euros. Pour rappel, seulement 0,02 touchaient l'allocation maximum de 6.540 euros.

Les règles de calcul ont également été modifiées. Actuellement, la durée d'indemnisation est calculée sur le nombre de jours travaillés pendant la période de référence. A partir de novembre, cette durée sera égale au nombre de jours calendaires, travaillés ou non, à partir du premier jour d'emploi pendant la période de référence jusqu'au terme de celle-ci. Conséquence, les personnes qui ont travaillé de manière fractionnée pendant leur période d'affiliation (en alternant CDD courts et inactivité) auront une indemnisation potentiellement plus longue mais aussi d'un montant mensuel plus faible.

> Lire aussi : Assurance-chômage : le gouvernement dévoile son plan de bataille

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Commentaires
a écrit le 09/09/2019 à 17:28 :
Il faut mieux armer les chomeurs..
a écrit le 09/09/2019 à 16:28 :
Le titre dit, mais les faits confirment !! car la prochaine réforme sera sur le thème de la diminution des droits, du coup quoi de plus logique lorsque l'on a un système géré par ceux qui n'y seront jamais?
a écrit le 09/09/2019 à 14:04 :
Système encore très genereux et facilement detournable par les profiteurs.
Réponse de le 09/09/2019 à 15:46 :
ah les profiteurs .... qu'entendez vous par profiteurs... les truands OU les chômeurs qui ne retrouvent pas d'emplois rapidement ?
une chose augmente c'est le halo autour du chômage : les personnes trop âgées dont les employeurs ne veulent pas, les femmes après avoir eu des enfants, les personnes qui n'ont pas fait d'études et toutes les personnes désocialisées, est ce eux les profiteurs ?
ou bien les politiques, les grands et moyens patrons qui bricolent entre eux, ou les rentiers qui après un dur labeur d'héritage jouent à la bourse ?
Réponse de le 10/09/2019 à 11:44 :
Le Système "oublie" 60% des demandeurs d'emploi et n'assure même pas le smic à la moitié des chômeurs indemnisés.

Pour résumer un Système qui assure (très provisoirement) entre 1000 et 2000 € de revenus de remplacement (fiscalisé et cotisé...) à 17% des chômeurs, moins de 1000 € à 20% des chômeurs, et rien aux autres c'est trop généreux?...
Réponse de le 10/09/2019 à 15:19 :
Comme peut le décrire ah bon, la mystification sur ce thème consiste a faire croire a la générosité d'un système qui comme le rsa n'indemnise qu'une petite partie des citoyens.

Lorsque l'on peut constater que le chômage de masse permet aussi de faire entrer la logique de l'uberisation comme moyen, les chauffeurs qui se sont endetté, comprennent qu'ils vont bosser pour 800 euros par mois a 15 heures par jour sans cotisation..... Et le uber vélo lui doit acheter sa pochette avant de bosser.......

C'est vrai que ceux qui exploitent explique par la suite que notre système est généreux.....

Et lorsque l'on change souvent les chiffres pour compter les chômeurs, ce n'est pas pour les faire augmenter, mais pour expliquer qu'a 0,2% de croissance il faut s'extasier? avec une élite qui n'a rien compris a l'évolution technologique aux nouveaux métiers, qui nomme a tour de bras des gens dont l'exemple est la ministre du travail.

Dans une entreprise, un DHR a quelle vocation? la gestion du personnel et non le développement. Alors attendre d'un ministre qui se vote des lois pour se faire de l'argent (car le confit d'intérêt ) n'existant pas, qu'aucun des dirigeant n'est condamné, disons que cela permet d'avoir une idée de l'idéologie en cours et surtout du transfert de la richesse publique vers la richesse privée.

Comme les cabinets bidons qui permettent aux jeunes sorties de grandes écoles d'avoir un boulot avec des méthodes qui ne changent pas depuis 20 ans.....
a écrit le 09/09/2019 à 12:43 :
il faut bien que les personnels (pléthoriques) se rémunèrent avant les chômeurs, non ?
a écrit le 09/09/2019 à 11:47 :
c'est normal de resté inscrit à pole emploie le plus longtemps possible, même après avoir retrouver un job ou crée une société.
Inscrit à pole emploie on bénéficie toujours d'avantage ciné, transport, sport ...
a écrit le 09/09/2019 à 11:27 :
Sur 6,7 millions de chômeurs, seulement 37 % perçoivent une allocation. Les autres ne vivent pas de l'air du temps, ils touchent certainement le RSA .
Réponse de le 09/09/2019 à 21:30 :
Il n'y a que 1.8 millions d'allocataires du RSA, pour près de 4 millions de chômeurs non indemnisés.

Les conditions d'accès au RSA sont très restrictives et prennent en compte les revenus du foyer entier.
Par exemple, si votre conjoint(e) gagne plus de 839 € mensuel en incluant des éventuels APL (une vraie fortune !) vous n'avez pas droit au RSA.
Idem si vous avez moins de 25 ans, ou si vous avez un peu d'argent en banque.

Dans les personnes non indemnisées vous avez ceux qui survivent grâce au conjoint ou la famille, ceux qui font du travail au noir, ceux qui vivotent sur leurs réserves d'avant le chômage, ceux qui ont basculé dans la délinquance et la cour des miracles qui s'élargit de jours en jours et que refusent de reconnaître les politiques.
Réponse de le 10/09/2019 à 8:59 :
Vous pouvez toucher le RSA meme si vous etes propetaire d'un immeuble avec un valeur d'un million euros.
Réponse de le 10/09/2019 à 11:20 :
Effectivement, mais s'il vous rapporte le moindre centime (location, même d'une nuit), ce revenu vous sera déduit du montant du RSA. Dans le cas contraire, qui dit grosse maison,dit gros frais d'entretien et pas d'aide en plus.

Et les CAF disposent de moyens d'investigation très poussés de vos revenus avec croisement des fichers fiscaux, sociaux, immobiliers. E cas de doute ils peuvent fouiller très profond.
a écrit le 09/09/2019 à 11:07 :
Pour expliquer la même situation, en préalable, l'on peut convenir de reformuler le titre comme suit :

"De plus en plus de demandeurs d'emploi exclus de l'assurance-chômage"

les sans emplois sans indemnité ne peuvent pas payer de mutuelle complémentaire de santé,

comme ils n'ont pas de mutuelle complémentaire de santé les sans emplois sans indemnité [ou avec des indemnités de misère] ne se soignent pas et meurent ainsi de plus en plus, dans de plus en plus de conditions d'exclusion généralement dans la rue, ou dans le plus grand isolement, parfois même ce sont des familles avec enfants qui disparaissent ainsi ;

c'est ainsi DE CONCERT que 2 ministres Pénicaud et Buzyn agissent pour "purger" la population de LA FRANCE dans un souci d'économies

qui permettent de distribuer généreusement les exonérations fiscales des bénéficiaires qui aboient sans soif dans les innombrables niches fiscales.

NOTA : fort de ce constat, pour accroître les économies encore plus significativement prodiguées par Darmanin PHilippe Edouard Lemaire,

Macron pourrait délocaliser les Ministères, Matignon et l'Elysée dans le centre de la France,

à VICHY par exemple,

ou ils pourront recevoir Merkel, Sylvie GOULARD avec ses collègues commissaires et leurs fonctionnaires de Bruxelles qui ont besoin de séminaires et de cures pour encore affiner leurs stratégies et leurs expériences sur l'humanité aux fins de trier ceux qui peuvent vivre et ceux qu'il faut aider à partir le plus vite possible.
Réponse de le 09/09/2019 à 13:42 :
On dirait un discours RN ou LFI .
Réponse de le 09/09/2019 à 16:03 :
@ leon le 09/09/2019 à 13:42 :

De Concert a bien identifié l'extension de la pensée profonde de Jacques ATTALI tant apprécié des politicards de Chirac / Sarkozy / Hollande et conseillé personnel de Macron, le gouvernement Philippe Edouard et ses ministres en ont fait leur religion.
a écrit le 09/09/2019 à 10:19 :
La GB indemnise 6 mois max contre 2 a 3 ans pour la France, 600 € max contre 6 700 € max en France. Ce n'est pas étonnant que la France ait un taux de chômage aussi élevé. Pourquoi aller bosser ?
Réponse de le 09/09/2019 à 10:48 :
La moyenne est de 39€/jour brut.... C'est sur que ça encourage beaucoup à la fainéantise ce train de vie de Nabab....
Affligeant...
Plus facile de taper sur les classes inférieures que les classes supérieures de toute façon..
Réponse de le 09/09/2019 à 11:02 :
Si vous avez lu l'article la moyenne est de 905 euros par mois. Ceux qui touchent 6.700 euros ne représentent que quelques centaines de personnes.
Réponse de le 09/09/2019 à 11:11 :
Et si c'était les salaires qui étaient insuffisants?
Les autres pays industrialisés comme les nôtres proposent bien plus pour trouver du personnel. (Japon,USA. Suisse, grande bretagne etc).
Réponse de le 09/09/2019 à 14:52 :
Royaume Uni : 4% de chômage 16% de pauvreté.
France : 9% chômage 14% de pauvreté.

Si en France travail rime généralement avec dignité, ça n'est pas le cas outre manche. Je préfère le système français qui privilégie la dignité de ses citoyens aux politique du chiffres.

Sachant que les % de chômage en moins viennent de boulot tellement précaires qu'ils ne seraient probablement même pas légaux en France. Comme les contrats 0heures. Donc rien de viable pour vivre.
a écrit le 09/09/2019 à 10:09 :
La <a href="https://www.mutuelle-comparateur-sante.com/"> souscription d’une mutuelle santé </a> est une étape importante pour être assuré de bénéficier de la meilleure protection en cas de problèmes médicaux. Exclusions de garantie, délais de stage, questionnaire médical, document à fournir… mode d’emploi de la souscription à une complémentaire santé, en toute simplicité.

Définir les besoins de prise en charge
Au moment de la souscription à une mutuelle santé, il est nécessaire de définir les niveaux de remboursement souhaités pour les principaux postes de santé :

les soins dentaires (prothèses, curetage, implants…) ;
les soins d’optique (lunettes de vue, lentilles…) ;
les soins d’hospitalisation (chirurgie, rééducation…) ;
les soins médicaux (consultations, médicaments, examens…).
L’assuré doit déterminer quels sont ses besoins de prise en charge pour chaque poste en fonction de ses problèmes de santé actuels et de ceux qu’il pourrait avoir dans le futur. Les niveaux de prise en charge ont un impact direct sur le calcul des cotisations, il est donc important de trouver un équilibre entre l’ampleur de la couverture et le budget alloué à la mutuelle santé. Comparer les devis permet de bien comprendre les spécificités du contrat à souscrire.
a écrit le 09/09/2019 à 9:45 :
Et ce n'est pas fini de dégrader les conditions d'accès ainsi que l'allocation : Muriel Penicaud le formule ainsi "on en a encore sous le pied".
Il faudra également penser à changer le terme d'assurance chômage.
a écrit le 09/09/2019 à 9:31 :
De moins en moins de demandeurs d'emploi indemnisés par l'assurance-chômage

Macron Philippe Edouard, l'ULTRA droite extrême macroniste obtient les résultats qu'attendent depuis longtemps les voyous de la finance qui agissent en bandes bien organisées.
a écrit le 09/09/2019 à 9:28 :
Toujours la recherche du "moins payer"; il est prévisible que la réforme des retraites procèdera de la même logique. Notre problème reste tout-de-même une population active ou, plutôt, la production de richesse de cette population insuffisante pour assurer le fameux modèle social à la française; mettre la profitabilité des entreprises FRANCAISES au niveau, au moins, des entreprises étrangères et diminuer le poids des impôts et taxes sur les particuliers et les entreprises. devraient être LES objectifs et pas seulement s'attaquer aux dépenses.

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