De Rugy veut construire "une Assemblée nouvelle"

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Un contrôle par la Cour des comptes, comme pour le budget de l'Elysée, peut être envisagé estime François de Rugy.
"Un contrôle par la Cour des comptes, comme pour le budget de l'Elysée, peut être envisagé" estime François de Rugy. (Crédits : Reuters/Charles Platiau)
Le président de l'Assemblée nationale veut réformer entre autres la procédure législative, le statut des collaborateurs parlementaires et renforcer les contrôle budgétaire de l'hémicyle jusqu'en 2022.

Le président de l'Assemblée nationale François de Rugy précisé dimanche dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD) que les réformes qu'il compte entreprendre au Palais-Bourbon seront mises en place progressivement jusqu'en 2022.

"Mercredi, je proposerai au bureau de l'Assemblée de lancer ce chantier (de réformes) avec la création de sept groupes de travail", qui feront leurs premières propositions "avant la fin del'année", déclare François de Rugy dans cet interview.

"La conduite des réformes s'articulera ensuite autour de périodes de six mois jusqu'à la fin de la législature, en 2022", précise-t-il dans les colonnes de l'hebdomadaire dominical.

Les différents groupes de travail "traiteront de sujets aussi variés que la réforme de la procédure législative, les moyens de contrôle et d'enquête des députés, la question du statut des collaborateurs, la mise en oeuvre du développement durable à l'Assemblée ou la démocratie numérique", ajoute-t-il.

Le titulaire du "perchoir" avait déjà présenté dans un entretien au Monde au début du mois les grandes lignes des réformes à engager: introduction d'une dose de proportionnelle, accélération et simplification du processus législatif, renforcement de la transparence et du contrôle des élus.

 Fin du régime spécial ?

Concernant le statut des députés, il réaffirme dans le JDD sa volonté d'aligner le mode de calculdes retraites et des allocations chômage des députés sur le régime général.

Il compte également proposer de supprimer "la gratuité sur le réseau SNCF dont bénéficient les anciens députés ayant fait plus de trois mandats", qui coûte "800.000 euros par an à l'Assemblée".

Au-delà du contrôle des députés par le déontologue de l'Assemblée, que François de Rugy avait déjà évoqué, il n'exclut pas non plus un renforcement du contrôle du budget de l'Assemblée, même s'il "est stable depuis des années".

"Un contrôle par la Cour des comptes, comme pour le budget de l'Elysée, peut être envisagé", estime-t-il.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 31/07/2017 à 11:54 :
il n y a pas de politique crédible et respecté sans débat démocratique respecté .. point
a écrit le 31/07/2017 à 11:18 :
Les marcheurs en marche... maintenant paumés dans le bois des conseillers de l'administration ! Le vote blanc... la proportionnelle.... le doit à l'erreur.... Ferrand... Pennicaud... Et ça continue.... !!! Décidément, l'Assemblée de Danton au Macron le Robespierre reste sourd aux attentes du Peuple .... Va-t-il falloir descendre vers le Parlement pour virer tous ces politiques juste bon à causer entre eux sous le contrôle des énarques ? Ca grogne dans les chaumières de France .... Grrrr....
Réponse de le 31/07/2017 à 12:50 :
Mieux vaut un Jérôme CAHUZAC, économe des deniers public qu'un François FILLON malhonnête légalement.
a écrit le 31/07/2017 à 10:16 :
IL N Y A PAS DE PETITE ECONOMIE? QU EN UN PAYS ET EN DETTE A PRESQUE 100% DU P I B . IL ET URGENT QUE NOS ELU E S MONTRENT L EXENPLE? CA VAS DANS LE BON SENS???
a écrit le 31/07/2017 à 9:50 :
""la gratuité sur le réseau SNCF dont bénéficient les anciens députés ayant fait plus de trois mandats", qui coûte "800.000 euros par an à l'Assemblée"."

C'est des comptes minables d'apothicaire, si les élus ne peuvent plus prendre le train ils ne le défendront plus du tout, déjà que le lobby pétrolier ultra présent à l'assemblée l'a anéanti, où comment gâcher une excellente idée au seul profit du milieu pétrolier.

"Quand l’État français sabote le train" http://www.monde-diplomatique.fr/2016/06/DOUMAYROU/55773 (gratuit)
a écrit le 31/07/2017 à 5:32 :
Encore, faudrait-il qu'il soit présent dans l'hémicycle ce cher (dans les deux sens du terme) président de rugy?
Car, ce n'est pas avec ces caffouilleux(euses) de vice président(es) que le smillblick va avancer.

Quelle honte démocratique d'avoir au perchoir un soit-disant vert qui ne représente politiquement même plus 2% du corps électoral. Heureusement, qu'il y a la grande lessiveuse de LREM pour le blanchir un peu.
a écrit le 30/07/2017 à 21:04 :
Mais oui ! et tout ceci dans le dos des français non consultés, sans révision constitutionnelle, ni consultation des premiers concernés…les députés… c'est vrai qu'avec une majorité au garde à vous il y a peu de risque ! Mais gare ! sur ce chemin là si on continue on va croiser la dictature (?!)
C'était marqué où dans le programme de Macron ?
La 5ème finie de se vider de ses fondements …
Réponse de le 31/07/2017 à 9:00 :
D'accord pour le referendum, avec demie retraite pour tous les parlementaires qui ont officié depuis 1975 et réduction de moitié du "salaire" de nos actuels AVEC PRIME A LA CARLOS GHOSN s'ils nous sortent de la m....!
a écrit le 30/07/2017 à 18:30 :
Il va faire comme pour la primaire , dire oui et faire non meme en signant des papiers, vert de pacotille et surtout pas fiable !!!!!

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