Déchéance de la nationalité : le "coup" politique de François Hollande

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François Hollande (ici devant le congrès le 16 novembre) veut faire du maintien de la déchéance de la nationalité un instrument de reconquête de l'opinion, quitte à faire grincer des dents à gauche.
François Hollande (ici devant le congrès le 16 novembre) veut faire du maintien de la déchéance de la nationalité un instrument de reconquête de l'opinion, quitte à faire grincer des dents à gauche. (Crédits : Reuters)
Le président de la République, en maintenant dans le projet de réforme constitutionnelle le principe de la déchéance de la nationalité française pour le binationaux nés en France, cherche à couper l'herbe sous le pied de la droite. Il va aussi dans le sens de l'opinion... dans la perspective de la présidentielle de 2017.

La campagne présidentielle de 2017 a vraiment commencé. Tout le débat autour de la déchéance de la nationalité en est le signe le plus significatif. François Hollande, en bon disciple de François Mitterrand, a décidé de pratiquer la triangulation en « piquant » à la droite - voire à l'extrême droite - ses idées pour la déstabiliser.

Il n'y pas si longtemps, très précisément en 2010, celui qui n'était alors que simple député PS de la Corrèze, avait traité de « nauséabonde » l'idée émise par Nicolas Sarkozy, dans son célèbre discours de Grenoble, de pouvoir déchoir de la nationalité française des binationaux nés en France. Cinq ans après, devenu président, le même François Hollande fait donc sienne cette idée qui continue pourtant de faire hurler une bonne partie de la gauche, y compris des proches du président, tels Jean-Marc Ayrault ou l'avocat Jean-Pierre Mignard.

Le pragmatisme de François Hollande

En fait, d'après nos informations, plus pragmatiques que jamais, François Hollande et Manuel Valls se sont adaptés aux réalités et cherchent même à transformer une difficulté de court terme en un avantage à long terme. En effet, au lendemain des attentats du 13 novembre, devant le congrès réuni à Versailles le 16 novembre, François Hollande, avait annoncé une réforme constitutionnelle prévoyant la possible déchéance de la nationalité française pour le binationaux nés en France coupables d'actes graves. Jusqu'à présent, seuls les étrangers ayant acquis après leur naissance la nationalité française pouvaient en être déchus. Peu de voix s'étaient alors élevées à gauche pour contester cette initiative. Il faut dire que les élections régionales se profilaient avec la crainte de voir le Front National faire un score élevé. L'heure n'était donc pas à la polémique. En outre, à Matignon comme à l'Elysée, on entretenait le secret espoir que le Conseil d'Etat rende un avis négatif sur cette initiative. L'Exécutif aurait alors eu beau jour de dire « vous voyez, on était prêt à le faire mais c'est juridiquement impossible ».

Or, le 11 décembre, le Conseil d'Etat a finalement donné un avis positif - sous certaines réserves cependant - au projet de réforme constitutionnelle. Du coup, un certain flottement a régné dans les allées du pouvoir. Pour preuve, dans l'entourage du Premier ministre, les conseillers avaient pour mission de préparer plusieurs argumentaires selon que la déchéance serait maintenue ou non. Finalement, le maintien a été décidé la veille de la présentation du texte en Conseil des ministres le 23 décembre. Même la ministre de la Justice Christine Taubira, en déplacement à Alger, a été prise de court...

En bon politicien, François Hollande a pesé le pour et le contre et a hiérarchisé les priorités. La gauche grogne, certes, et alors ? Elle rentrera dans le rang au fur et à mesure que les échéances électorales approcheront. En revanche, cette décision permet de déstabiliser à droite où les ténors rêvaient de dénoncer un nouveau recul de François Hollande "le mou"... Raté. Ainsi, Le chef de file des députés "Les Républicains" (LR), Christian Jacob, a refusé de dire s'il voterait pour, même s'il est d'accord "sur le principe", alors que le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau a averti qu'a priori il voterait pour, mais « pas les yeux fermés ». Seul Patrick Devedjian, président LR du Conseil départemental des Hauts-de-Seine a clairement exprimé son refus de voter un tel texte, contraire au principe d'égalité « puisque les bi-nationaux peuvent subir une sanction à laquelle les autres échappent ».

Créer la division à droite

Division à droite donc... Pain béni pour le président de la République. Surtout que François Hollande n'en est pas à son premier coup depuis quelques semaines. La décision prise par le PS - fortement influencée par François Hollande - de ne pas maintenir de candidats au second tour des élections régionales dans les régions menacées par le FN, quitte à sacrifier toute présence de la gauche dans les conseils régionaux, a également fortement déstabilisé le parti de Nicolas Sarkozy. Résultat, dès le 14 décembre, lendemain du second tour, ça a tangué à la tête du parti « Les Républicains », Nicolas Sarkozy limogeant Nathalie Kosciusko Morizet de son poste de vice-présidente du parti, coupable de ne pas assez défendre la ligne du parti. Alain Juppé et autres n'ont pas beaucoup apprécié ce bonapartisme. Et Jean-Pierre Raffarin, l'ancien premier ministre de Jacques Chirac, s'est même permis de dire qu'il était « prêt à travailler avec le gouvernement » pour combattre le Front National, désavouant ainsi Nicolas Sarkozy opposé aux alliances droite/gauche pour faire barrage au parti de Marine Le Pen.

Dans ce contexte, François Hollande tend un véritable piège politique à Nicolas Sarkozy. Comment celui-ci pourra ordonner à ses troupes de ne pas voter la réforme constitutionnelle souhaitée par son successeur à l'Elysée ? Une mesure qu'il a lui-même portée quand il était en fonction... Mais les débats vont sans doute encore être rudes aux sein de LR, au plus grand bénéfice de François Hollande qui, lui, apparaîtra comme un homme décidé, garant de la sécurité des Français et à l'écoute du peuple - un sondage Elabe BFMTV montre que 94% des Français sont pour la déchéance de la nationalité française pour les binationaux coupables d'actes graves - quitte à rogner ses engagements.

Se qualifier in extremis pour le second tour en 2017

C'est donc tout le pari de l'actuel président de la République : réussir ce que François Mitterrand a fait en 1988 avec son fameux slogan la « France Unie » lors de sa réélection aux dépens de Jacques Chirac. A défaut, pour l'instant, de réels résultats sur le front économique et social, il cherche à se draper dans les habits du protecteur de la République au-dessus des conflits dans l'espoir de convaincre de futurs abstentionnistes de voter in fine en sa faveur et de séduire des électeurs centristes effrayés par la personnalité trop clivante de Nicolas Sarkozy si celui-ci gagne la primaire de la droite et du centre. Le tout pour espérer se qualifier au forcing pour le second tour de la présidentielle face à l'incontournable - à ce stade en tous cas- Marine Le Pen.

Ceci dit, François Hollande a besoin des voix de la droite et du centre dès mainteant. En effet, en raison des nombreux désistements à attendre au sein de la gauche, le texte - qui sera présenté début février - doit en effet être voté par une majorité des trois cinquièmes au parlement réuni en Congrès à Versailles pour être adopté. Or, le parti « Les Républicains » et l'UDI « pèsent » 415 parlementaires (députés et sénateurs) sur un total de 925. Sans eux, impossible d'atteindre cette majorité des trois cinquièmes (555 voix, si tous les votes sont exprimés). L'autre possibilité, le recours au référendum, semble à ce stade exclue. François Hollande sait qu'un tel vote se transformerait illico en plébiscite pour ou contre sa personne. Or, bien qu'en redressement, sa côte de popularité reste encore trop faible pour prendre un tel risque.

C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre la décision de François Hollande de maintenir la déchéance des binationaux nés en France. Bien sûr, il sait que cette mesure a une portée essentiellement symbolique et qu'elle ne permet en rien une lutte efficace contre le terrorisme. D'ailleurs, on peut déjà gager qu'elle sera fort peu utilisée. Mais dans un climat de peur et de montée du Front National, le président connaît la force des symboles. Son agilité politique lui commande alors d'aller jusqu'au bout, quitte à fâcher une partie de sa gauche. Mais il n'en a cure. A l'instar de son premier ministre Manuel Valls, François Hollande sait que la grande recomposition politique va s'engager très prochainement. Sans doute au lendemain de la présidentielle. Le parti socialiste façon Epinay, aura alors vécu.



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a écrit le 01/01/2016 à 9:56 :
J'espère que la déchéance de la nationnalité sera acompagnée de la perte des droits sociaux (chômage, caf...) Cette mesure devrait même être étendu aux frères soeurs, parents, compagnons et enfants des terroristes histoire de remetre la famille au coeur de la lutte contre ce terrorisme.
a écrit le 31/12/2015 à 17:35 :
François serait-il un prénom prédestiné au machiavèlisme ? Monsieur HOLLANDE, à l'instar de son illustre prédécesseur socialiste au poste suprème, semble etre quasiment aussi futé et malin. Ce sont les coups du paire François!
a écrit le 31/12/2015 à 9:44 :
89% des Français sont pour la déchéance pour terrorisme...Hollande remonte, il a déjà dépassé Sarkozy et il dépassera Juppé quand les Français se rappelleront qu'il avait détruit nos retraites et qu'il veut réduire encore le droit du travail (CDI) et le smic .Non la crise n'est pas causée par le droit du travail ni par le smic! Elle est causée par la dérégulation du secteur financier qui ne fait plus que spéculer: 90% des capitaux vont au high frequency trading et produits dérivés délirants. Après le Big krach obligataire Hollande interdira les délires spéculatifs et il sera réélu comme Roosevelt. (il faut interdire le high frequency trading, les VAD, les LBO, les leviers délirants(200x!) et fermer les "paradis" par un décret d'une ligne: interdiction de tout trafic avec eux sous peine de retrait des licences bancaires )de 20 à 60 000 milliards pleureront pour revenir vers l'économie réelle....
a écrit le 31/12/2015 à 9:28 :
89% des français sont pour la déchéance...Hollande remonte, il a déjà dépassé Sarkozy et il dépassera Juppé quand les Français se rappelleront qu'il avait détruit nos retraites et qu'il veut réduire encore le droit du travail (CDI) et le smic .Non la crise n'est pas causée par le droit du travail ni par le smic! Elle est causée par la dérégulation du secteur financier qui ne fait plus que spéculer: 90% des capitaux vont au high frequency trading et produits dérivés délirants. Après le Big krach obligataire Hollande interdira les délires spéculatifs et il sera réélu comme Roosevelt. (il faut interdire le high frequency trading, les VAD, les LBO, les leviers délirants(200x!) et fermer les "paradis" par un décret d'une ligne: interdiction de tout trafic avec eux sous peine de retrait des licences bancaires )de 20 à 60 000 milliards pleureront pour revenir vers l'économie réelle....
a écrit le 30/12/2015 à 21:23 :
Réflexions sur la déchéance de nationalité française.

Ce que font certains individus, qui tuent aveuglément ceux qu’ils cataloguent comme appartenant au groupe des « ennemis » ou des « impies », est horrible. Et est inadmissible du point de vue de la dignité qui devrait s’attacher au comportement des êtres humains dans leurs relations avec les autres êtres humains.

C’est horrible et inadmissible. Mais, soit dit en passant, pas plus, et plutôt moins du point de vue statistique, que les tueries qu’organisent des hommes politiques (dont l’appartenance à la Nation n’est pas mise en question) pour renverser et tuer d’autres leaders politiques (étrangers), lorsque ces derniers ont la malencontreuse idée de contrarier certains intérêts matériels et chiffrables.
L’horreur passe alors de quelques dizaines de victimes à plusieurs centaines de milliers. Et l’indignité croit dans les mêmes proportions.
Puisque les chefs d’Etat, les chefs de gouvernements et les ministres qui sont à l’origine de ces tueries de masse, sont à l’abri de toute poursuite, ne sont pas voués aux gémonies, et poursuivent leur carrière, certains recommençant (après la Libye … la Syrie) qui plus est, occupons nous donc des terroristes, comme seuls véritables criminels.

L’idée de déchoir de la nationalité française des individus qui se sont rendus coupables d’actes atroces, alors qu’ils ne sont pas que Français, ou qu’il ne l’ont pas toujours été, est une idée attrayante. Et politiquement rentable. On comprend que les dirigeants politiques l’exploitent (1) .
Enlever la nationalité française à des individus odieux ça fait plaisir. Et ça fait voter. Plaisir qui serait supérieur (comme le nombre de bulletins de votes) si, pour assurer son gagne pain dans des fonctions électives, on pouvait proposer de rétablir la peine de mort et si l’on osait le cas échéant, promettre que la mise à mort serait lente et douloureuse.

Mais il n’est pas certain que l’idée soit, indépendamment de son caractère astucieux du point de vue de la manipulation politique et du ratissage électoral, totalement intelligente.

Mais en dehors de l’expression du besoin de vengeance s’ajoutant à la sanction pénale, on ne voit guère à quoi cette mesure peut concrètement servir.
Déjà, les terroristes qui se sont fait sauter à la dynamite ne sont plus concernés par la vengeance. Quant à ceux qu’on attrapera, il y a fort à parier qu’ils se moqueront de ne plus être Français quand ils croupiront en prison. Justement parce qu’ils ne se sentaient pas ou plus Français et qu’ils tenaient les Français pour des ennemis. Comment s’en moquent à l’évidence, et pour les mêmes raisons, les terroristes potentiels. Lesquels, d’ailleurs, ne se recrutent pas sur la base de leur nationalité française.

Et puis, déchoir de la nationalité française les individus qui n’ont pas toujours été Français ou qui ont, en le devenant, conservé une autre nationalité (qui se trouve être dans les faits actuels, celle d’un pays du Maghreb ou celle d’un pays d’Afrique subsaharienne) nous paraît s’inscrire dans une démarche quelque peu embarrassante : « Moi, vrai Français, je décide que toi, compte tenu de ta différence originelle, … tu es exclu du groupe ».
Embarrassante, parce que cette démarche emprunte quelque peu la « logique » de ceux qui ont dit (avec les conséquences que l’on connaît), toujours en jouant de la différence d’appartenance : « Moi je suis Blanc, donc toi, le Noir, tu peux être mon esclave » ; « Moi je suis Musulman, donc toi le Roumi, tu dois te soumettre à l’ensemble de mes croyances et conceptions vestimentaires, alimentaires, ou à celles relatives au statut de la femme » ; « Moi, je suis Juif, donc j’ai droit de prendre ta terre et ta maison, parce que toi tu ne l’es pas».
Embarrassante, parce qu’on met une fois encore la Nation en système de communautés juxtaposées et qu’on crée ou officialise par voie de conséquence la catégorie ou … la sous catégorie des Français « pas comme les autres ». Dans laquelle des « Blacks » et des « Beurs » risquent de se reconnaître. (Pour mieux « s’intégrer » comme on leur dit de le faire ? ).

Reste à apprécier l’astuce consistant à mettre dans la constitution une règle (retrait de la nationalité) qui serait probablement déclarée inconstitutionnelle si elle avait fait l’objet d’une « simple » loi.

Aujourd’hui, il reste (2) deux possibilités au pouvoir politique pour violer les principes de la République :
- faire voter l’affaire par référendum, ou obtenir du peuple qu’il autorise, par quelque disposition habile à la portée cachée, le gouvernement à faire le mauvais coup par ordonnances et décrets : l’article 11 a été modifié en 1995
(« réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et aux services publics qui y concourent ») probablement pour donner carte blanche au gouvernement pour « casser » un jour la sécurité sociale
- donner au mauvais coup le label « constitutionnel » : il suffit de faire voter le texte deux fois selon la procédure de l’article 89. Un fois par chaque assemblée siégeant séparément à Paris et une deuxième fois par tous les parlementaires réunis ensemble dans la salle des congrès à Versailles.
Pourquoi ? Parce que nos juridictions se refusent encore à statuer sur la violation des principes si la violation est inscrite dans une loi « référendaire » ou si la violation est inscrite dans le texte constitutionnel.

C’est l’article 89 qui sera utilisé pour le coup de la déchéance de la nationalité.


Il serait amusant que les juges franchissent un nouveau pas (3) dans la défense des droits et des libertés. Et décident qu’une violation du droit est une violation, quelle que soit l’endroit dans lequel la violation a été nichée.
Et tant pis pour le ratissage des voix.

Marcel-M.MONIN
m. de conf. honoraire des Universités.
docteur d’Etat en droit
secr. gl. de l'UTD.


(1) Surtout que lorsque l’attention des citoyens est focalisée sur ce genre de questions, ces derniers ne pensent pas à s’interroger sur le point de savoir pourquoi les dirigeants politiques en question (de tout l’éventail) s’ingénient à pratiquer (en douce) les recettes qui permettent à une minorité d’encaisser beaucoup. Et qui font que la majorité de la population, qui se passionne pour la déchéance de la nationalité de quelques paumés, galère, est au chômage, paie des impôts auxquels les premiers échappent. Population qui ne s’étonne pas non plus que sa classe politique fasse tout ce qu’il faut pour que la France et ses entreprises passent sous contrôle étranger. Population qui ne pense pas non plus à se demander pour qui ses dirigeants travaillent en dernière analyse, et si elle les a élus pour subir les aberrations qu’ils lui font subir.

(2) En France, on amuse beaucoup l’opinion publique et les étudiants avec des théories fumeuses sur la « hiérarchie des normes ». Et sur la transformation du texte constitutionnel en fourre-tout (dans lequel on ne fait même pas la distinction –sic- entre les règles techniques sur le fonctionnement des institutions de l’Etat, et les ajouts de circonstance qui concernent tout autre chose).
La seule chose qui soit intéressante pour le citoyen, ce n’est pas qu’une règle scélérate soit à tel endroit, c’est qu’un juge l’en protège et l’en débarrasse. Ce que les juges décident de faire ou non.
La réalité est techniquement simple : Les maires réservaient jadis des emplacement de stationnement aux alentours de la mairie, aux véhicules municipaux : le Conseil d’Etat annulait ces arrêtés, qui méconnaissaient à ses yeux le principe d’égalité des usagers des voies publiques. Pour que les maires puissent violer ce principe, on a voté une loi. Parce que le Conseil d’Etat se refusait à dire qu’une loi violait quoi que ce soit. Et quand de nouveaux arrêtés municipaux appliquaient la nouvelle loi les juges ne les annulèrent plus.
Puis le Conseil constitutionnel (1971), la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat se sont mis à dire que des lois « ordinaires » violaient des principes : le pouvoir ne pouvait plus faire les mêmes mauvais coups avec la complicité de sa majorité parlementaire. On a même créé la « question prioritaire de constitutionnalité » en 2008 qui permet aux plaideurs de déclencher le contrôle du Conseil constitutionnel.
Les possibilités de faire n'importe quoi se sont réduites. Il reste un peu à faire pour que le pouvoir politique respecte les principes qui sont la propriété de tout le monde.

(3) Les juges constitutionnels du Niger ont réussi à émettre l’avis en mai 2009, que le président sortant ne pouvait pas se représenter, même si la constitution était préalablement modifiée pour le permettre. Quelle que soit la motivation de l’avis, cette prise de position ébranle de manière sympathique l’idée que les gouvernants pourraient tout faire en triturant le texte constitutionnel.
Réponse de le 31/12/2015 à 10:55 :
BRAVOS M R CA FAIT PLAISIR DE VOIR DE S GENS RAISONNABLE AVEC UN DISCOURS VRAIS? VOUS M AVAIS RECONFORTEZ AVEC MON OPINIARITE DE ME BATTRE POUR MES IDEES SUR SE SITE DE LA TRIBUNE? MALGRE LA CENCURE QUI SEVIE DE TEMPT EN TEMPT SUR CE SITE???
a écrit le 30/12/2015 à 18:23 :
LE VRAI SUJET TABOU : supprimer la double nationalité, tout choix de la nationalité francaise entrainant obligatoirement, en France,la perte de la conservation de la nationalité d'origine.Il est particulièrement SUSPECT que cette option législative ne soit ni retenue ni débattue.
a écrit le 30/12/2015 à 16:51 :
Bravo pour cet article qui démonte les ressorts que l'on soupçonnait tous des décisions et comportements de notre Président et de son gouvernement. Ce faisant, il démontre n'avoir toujours rien compris à ce que lui disent les électeurs, qui n'en peuvent plus de ces combinatoires cyniques et méprisantes.
Le vrai symbolique de ces mesures se lira dans la durée, quand nous prendrons la mesure des divisions et ségrégations qu'une telle réforme va introduire et consacrer. Mais qu'importe à M Hollande: il ne sera pas là pour en payer les frais et ses successeurs pourront toujours rejeter la faute sur lui.
Et en attendant, le terrorisme enregistre de nouvelles victoire et notre pays n'en sort pas grandi<;
a écrit le 30/12/2015 à 12:51 :
Cette loi ne sera jamais appliquée même si elle est votée. Pourquoi n'avoir pas recours au bon vieux bannissement: sans droit, sans nom, sans pays.
a écrit le 30/12/2015 à 11:16 :
si cela est vrai que environ 80 a 85% des gens sont pour alors pourquoi les melancons et autres débiles nous emme... til encore avec ça ou alors c'est que l'on a plus de chomage ni de pauvrete en france
a écrit le 30/12/2015 à 11:13 :
Notre "bon" président, Normal 1°, a estimé que sa majorité plurielle était trop cohérente, trop unie jusqu'à présent. Il lui offre la possibilité de se déchirer et de débattre sur un nouveau sujet... C'est un vrai organisateur de spectacle. Il va pouvoir se faire embaucher dans un cirque quand il aura été remercié par ses électeurs !
Réponse de le 30/12/2015 à 15:45 :
Il ne faut surtout pas le remercier, mais le virer et le faire répondre de ses actes de trahison devant un tribunal. Cette politique à grand spectacle doit cesser. Elle nous coûte trop cher et nous fait être détestés par de plus en plus d'humains. La politique hollywoodienne de cette clique, comme celle du président Sarkozy doivent être oubliées. La France mérite mieux que cela. La politique doit redevenir une mission de vrais professionnels (et non un plan de carrière comme nous la subissons depuis une trentaine d'années)...
a écrit le 30/12/2015 à 11:04 :
Et pour ce qui concerne..., la déchéance de la nationalité socialiste c'est pour quand...?
a écrit le 30/12/2015 à 10:42 :
Etre déchu de ma nationalité m'intéresse. Quelles sont les démarches administratives à engager pour espérer voir aboutir ma demande? Quelqu'un peut-il me répondre? Merci d'avance.
Réponse de le 30/12/2015 à 11:09 :
Faut d'abord avoir une autre nationalité ...sinon , vous devenez apatride et seul un laisser passer de l'ONU ,sera reconnu , donc, il faut prospecter en Russie, Crimée, Afrique en général ,Sud Amérique ...selon un investissement d'intérêt national ...vous pouvez un passeport...
Réponse de le 30/12/2015 à 13:07 :
Notre lideur bien aime Kim youn un vous accueille a bras ouverts dans notre democratie populaire centralisee de la Quoree septendionale. Venez vous avec nous etc etc : logement gratuit l electricite gratuite le gaz est gratuit pas d impots Le reve quoi
a écrit le 30/12/2015 à 10:39 :
Ce que les socialistes , avec l'assentiment du "peuple de gauche", ont réussi , c'est le chômage, la précarité, l'exclusion donc la déchéance sociale , la mort sociale...Encore bravo à tous...
a écrit le 30/12/2015 à 10:30 :
Oui, c'est un mauvais coup pour la République. Le président fait de la politique politicienne avec la constitution de la République, il en change les fondements en surfant sur l'émotion populaire. Vive la République populiste!
a écrit le 30/12/2015 à 9:56 :
En 2017, les électeurs de droite et du centre droit auront oublié ce machin sur la déchéance et n'iront pas voter Hollande au premier tour pour autant, surtout si se présente de leur coté un candidat plus présentable que Sarko. Ne parlons pas des électeurs FN qui seront d'autant moins complexés dans leur posture qu'un président de gauche leur aura donné raison, ce qui ne pourra que les conforter à voter lepen.

Par contre, à gauche, Hollande, en plus d'avoir provoqué un malaise continu en appliquant (sans résultats) la politique du MEDEF, a vandalisé quelques totems chez les héritiers de Jaurès et ça ne s'oubliera pas dans les consciences et les urnes.
Si cette mesure de déchéance est votée, il y aura au moins 3 candidats à gauche, dont deux PS à la présidentielle.

Pour la postérité, De Gaulle, est l'homme du 18 juin; Pompidou, le président poète et moderniste; Giscard, l'homme des diamants et de l'IVG; Mitterrand, l'abolitionniste de la peine de mort; Chirac, celui qui a refusé la guerre en Irak; Sarko, l'agité perpétuel...
Hollande sera celui de gauche qui a couru après le FN et a perdu.

Triste constat de fin pour un président "normal"
a écrit le 30/12/2015 à 7:45 :
Je pense à toutes les victimes à toutes les familles endeuillées à tous ceux qui auront une cicatrice physique ou psychologique toute leur vie et je regarde et écoute les politiques tous sans aucune exception accompagnée de citoyens qui se disent militants, certains osant même parler d'éthique et voir que tout ce débat n'est en fait qu'une grosse magouille politique. Oui les politiciens font vomir et avec un côté cynique penser à leur petite élection étriquée, minable oui la politique est immorale et aime oui aime, quel mot, pour surfer sur la mort sur les blessures. L'amour n'est pas un mot de bonheur en politique mais un mot qui pactise avec le diable qui traine dans le caniveau.
a écrit le 30/12/2015 à 6:38 :
HOLLANDE VIENT DE FAIRE UNE FAUTE POLITIQUE? EN ELOIGNENT SES ALLIES SCANDALISE? ET IL N AURAS MEME PAS LE RESPECT DES ELECTEURS DE DROITE? DONC IL MAIS TOUTE LA GAUCHE DANS L ENBARAS ET SCIE LUI MEME LA BRANCHE DE SA REELECTION? ? PUISQUE LE FN A RIE ET APPLAUDIE???
Réponse de le 30/12/2015 à 9:11 :
Vous oubliez que Mr Hollande n'est plus le premier secrétaire du PS, mais President de la République!!!!!!
a écrit le 30/12/2015 à 5:46 :
quand on est en guerre, on est en guerre. Il faut arrêter de rêver !
a écrit le 29/12/2015 à 22:02 :
je m en moque absolument les elucubrations de ce monsieur. Mon paterne chibani est kybyle, ma materne idem nous une patrie de 8 enfants kabyles nes a Gueret chef lieu de la prefecture de la Creuse et nous sommes francais du sol. La decheance on n a rien a faire ha ha ha. Votre loi a la noise ou votre referendum fourre tout on n a rien a secouer he he he.Au cas ou c est grandement probable, Marine sera eluee en mI 2017, on nous se tirera en Suisse qui nous accueillera a bras ouvert avec titres de sejour et des allocs a foison. Bye bye les Gaulois de souche bye bye
Réponse de le 30/12/2015 à 0:51 :
EANIMOBONSOIR ; Pourquoi attendre la problèmatique élection de la camarade LE PEN en 2017pour mettre votre projet d'émigrer en SUISSE ........ pourquoi attendre 2017 pour partir ????
a écrit le 29/12/2015 à 19:08 :
Un peu d'humour. Bon d'accord la déchéance de nationalité c'est le coup du père noël (encore un barbu). Mais notre justice elle est dans quel état quand on lit "était allé en Syrie en août 2013, alors qu'il avait été mis en examen en France mais laissé libre sous contrôle judiciaire"? Alors la justice en déchéance, en décrépitude, en décadence ??
Réponse de le 29/12/2015 à 20:25 :
2035 : En fait le Père Noël fut flashé pour tenue non conforme en lieu public, il perdit ses 2 derniers points de Nationalité (la Nationalité a points fut introduite suite aux terribles événements de 2015, afin de modifier positivement le comportement des citoyens, par rapport au n' importe quoi qui précédait ).
Les 8 autres points avaient été perdus pour une sordide histoire de défiscalisation-quejesavépas-à-l' insu-de-son-plein-gré .
Là malheureusement pour lui, le radar de la mairie s' était déclenché au moment ou une burquà sans plaque le dépassait sur sa gauche.
Cependant , Grace aux amendements Hollande, la récupération des points, en conformité avec une vieille relique christianoïde, appelée "le pardon", fut introduite dans la loi, et permit au père Noël de rester Français.

Plus sérieusement, compte tenu de la situation de combat, c' est au président de décider et tous doivent l' assister.
Réponse de le 29/12/2015 à 21:14 :
@agora
C'est un faux débat, les terroristes se fichent pas mal de la nationalité, c'est pas ça qui va les arrêter, car ils ne reconnaissent qu'une seule chose...Dieu !
Vous croyez vraiment qu'un terroriste prêt a se faire exploser, va réfléchir qu'il va perdre sa nationalité et du coup renoncer a son ou ses actes?? Moi j'y crois pas un instant !
Tout ça ce n'est que de la politique politicienne avec ou sans arrières pensées, seront concernés seulement les terroristes (a titre posthume) ou bien aussi les petits délinquants/trafiquants... etc..telle est la question !!
Il faut faire attention avec ce genre de décision, on va ouvrir une boite de pandore, aujourd'hui ce sont de démocrates au pouvoir, mais qu'en sera t il demain ? et au vu des dernières élections on est plus sur de rien...Donc MEF (Méfiance) comme disent les militaires !!!
Réponse de le 30/12/2015 à 1:40 :
"aujourd'hui ce sont des démocrate au pouvoir " ??? vous rêvez vous appelez ça des démocrate qui tentent le tout pour le tout pour gagner les élections ??????? alors le mot démocratie na pas de sens !!! pour ce qui est de la binationalité, il faut mieux être arabe et commettre un meurtre, on ne risque rien !!!!
Réponse de le 30/12/2015 à 10:18 :
En cette période de Noël, on regardait en famille la série télévisée " le petit poucet".
Avec la grosse voix de Jean Pierre Marielle qui nous faisait trembler, tous blottis les uns contre les autres : "je sens la chair fraiche !" criait il, alors même qu' il venait de dévorer un monticule d' animaux (chair morte), provenant du pillage de la foret, offert a ses petites ogresses comme autant de cadeaux de Noel.
Ainsi, bien qu' ayant vidé la foret de ses animaux, il avait encore faim, et il sentait la présence du petit poucet et de ses frères cachés dans une remise, la femme ogre les ayant pris en pitié (ils erraient affamés et faméliques, abandonnés dans la forêt par leurs parents trop pauvres pour les nourrir).
L' ogresse prétendit qu' elle les avait cachés pour lui faire une surprise , un cadeau.
L' ogre offre alors quantité de nourriture gâteaux, friandises a Poucet et a ses frères afin de les engraisser.
C' était a n' y plus rien comprendre.
De là est née une certaine méfiance : le père Noel serait il une sorte d' Ogre, ou l' Ogre serait il une sorte de père Noel ? Comment savoir ?

Le temps a passé depuis, et aujourd' hui, n' ayant pas de reponse assurée, je me dis que regarder ce qu' on s' apprête a manger peut donner un début d' explication.
Réponse de le 30/12/2015 à 11:49 :
@Bertrand
Je sais que le terme "Démocrate" est très galvaudé...mais n’empêche que sur le fond le problème subsiste, a savoir jusqu’où on pourra pousser la déchéance de nationalité ? on le voit bien avec l’état d'urgence, des perquisitions arbitraires chez des convertis a l'Islam dont le seul tord est leur conversion, des écologistes militants du fin fond de la Dordogne qui ont eu qu'un seul tord c'est de manifester contre un barrage ou contre un aéroport, des chefs d'entreprises qui ont eu le malheurs de se rendre dans une mosquée soit disant radicale, des assignations a résidence sur le seul fait de la consonance de leur nom qui se rapproche de gens fichés S...bref des vertes et des pas mures...
Est ce que le fait de manifester contre une futur reforme, projet de loi, pour son emploi, pourra être considéré comme un trouble a l'ordre public ? et de facto être fiché S, et être déchu de sa nationalité (pour ceux qui on la double nationalité) ? et quid pour les autres ?
Évidement j’exagère un peu...mais pas tant que ça, car quand on voit que le FN a fait un très bon score aux dernières élections, et hop a peine une semaine plus tard... des ennuis judiciaire pour la famille Lepen, et rien pour Thevenou ou Cahuzac deux poids deux mesures!!! Désormais je n'ai plus confiance dans toute cette clique, qui est disposée a prendre toutes les dispositions nécessaires afin de museler le peuple, qui est la seule cour suprême !!! (dixit De Gaulle)
Pourquoi vouloir a tout prix modifier la constitution ? un loi ne serait elle pas plus adaptée ? Mystère...
a écrit le 29/12/2015 à 18:54 :
Dans l'article même le journaliste reconnais que cela ne fera rien contre le terrorisme.
La question est donc de savoir si l'abus de bien social peut être retenue contre les organisâteurs de cette jean foutrerie
Réponse de le 29/12/2015 à 20:00 :
Du moment qu'un fonctionnaire du ministère de l'intérieur classe dans son panthéon personnel (sans aucun contrôle judiciaire) l'abus de bien social dans la catégorie "menace pour la sécurité ou l'ordre public", il est en droit de fracasser votre porte, de fouiller votre domicile, de vous interpeller, de vous assigner à résidence... pour la déchéance c'est un décret ministériel qui devra venir de l'intérieur.

En fait tout dépend de l'intelligence et du sens de la mesure du ministre de l'intérieur qui est en poste et de ses préfets.

On pressent qu'avec un ministre de l'intérieur FN le quidam deviendra vite un fauteur de trouble, surtout s'il est musulman, immigré ou arrière-arrière petit fils d'émigré ou simplement critique envers le régime.
a écrit le 29/12/2015 à 18:37 :
J'ai adoré lire tous les commentaires, ça m'a détendu et fait doucement rigoler.
Hollande, $arkozy de Nagy Bocsa, MLP..d'autres certainement, n'ont qu'une idée en tête, Le Pouvoir.
Déblatérer sur ce qu'ils font, ne font pas, leur responsabilité dans les attentats, le chômage, les impôts... comme aurait dit Chirac, "ça m'en touche une sans faire bouger l'autre". Qu'on le veuille ou non, Hollande comme ceux cités ci-dessus est un "animal politique" et ce n'est pas un hasard s'il est et risque même d'être encore Président de la République en 2017 pour un second mandat.. Et si ce n'est pas lui, tous les commentaires pourront s'appliquer rapidement au nouveau, futur et peut -être ex ancien Président de la République à talonnettes...!
a écrit le 29/12/2015 à 18:16 :
Cher Monsieur vous croyez que l'opinion de Hollande est au diapason de celui des français, doux euphémisme, cela va lui (péter a la gueule) qu'il s'occupent cette équipe de bras cassés du chomage et non de tactique politicienne, la ministre des sceaux ferait mieux de s'occuper entre autre a porter plainte contre la J P Morgan a deux pas de chez elle. (Quelle équipe) ??????
a écrit le 29/12/2015 à 17:52 :
Je me balance des misérables calculs politiciens de notre Ribouldingue . Le problème c'est d'éliminer l'islamisme de France !
a écrit le 29/12/2015 à 17:47 :
c'est effectivement un bon coup si le gouvernement se démarque de l'extrème droite:pour cela ,faisons ce que recommande Cohn Bendit,accueillons 150 000 migrants cette année pour défier les forces réactionaires de ce pays.s'ils ralent,faisons venir 100000 migrants de plus!
a écrit le 29/12/2015 à 16:49 :
C'est maintenant que l'on a droit a l'application de bonnes idées par de mauvaises personnes, pour de mauvaises raisons et conserver leur fauteuil a la "droite"... de Bruxelles!
a écrit le 29/12/2015 à 15:55 :
C'est du populisme dangereux !!

Ce n'est pas ce qu'on attend de lui il doit lutter contre les sites internet djihadistes ,aider les familles qui ont des enfants radicaliser et faire des vrai peine pour les terroristes et leurs amis pas des sursis et compagnie

Combien de déchéance de nationalité par an de prévu ?? Dans combien de temps ??
L élection se jouera au primaire de la droite Sarko me semble déjà hors jeu et Hollande et sa clique de socialiste partiront dans les poubelles de l histoire
Réponse de le 29/12/2015 à 16:35 :
Le disque du populisme est "vachement "rayé ! Y a tout de même les 3/4 des Français qui votent contre les détenteurs des pouvoirs : > 1/4 pour le "parti du diable" et la moitié d'abstentionisme ou vote blanc. Alors, jusqu'à quand et jusqu'où va-t-on continuer ainsi ?
Réponse de le 29/12/2015 à 18:17 :
Le probleme c'est de ne parler que de ca alors que ca ne servira à rien et cela ne sera pas effectif avant 5 ans

Qu'il fasse des vrai réformes de la justice
a écrit le 29/12/2015 à 15:07 :
Déchéance de nationalité en cas d actes de terrorisme pourquoi pas (encore que selon les époques et les belligérants le mots terrorisme à qualifié des personnes différentes, imaginons 2 secondes que cette mesure ait eu court pdt la dernière guerre ). Mais ce qui me dérange le plus c est "l atteinte aux intérêts supérieurs de la nation", qui va définir l intérêt supérieur?
Réponse de le 29/12/2015 à 15:45 :
Bon. Admettons qu'on fasse passer ce texte (ce qui reste sérieusement a voir...) ... Que fait-on d'un gros méchant qui fait des vilaines choses en France ? On lui enlève sa nationalité, et on l'expulse pour qu'il aille se faire juger dans son autre pays ? On le juge comme un étranger (pas simple)... La déchéance de nationalité est sa peine ? .... Ca ne me semble pas bien marcher ce truc...
Réponse de le 29/12/2015 à 19:33 :
Le texte est encore plus vague, la loi de 55 relookée, qui contient entre autre la déchéance de la nationalité, et que FH veut constitutionnaliser, fait a peu prêt tout passer sous "troubles à l'ordre public"...

En gros tout et rien, selon l'humeur du préfet, les pressions de son ministre de tutelle, et l'état de l'opinion publique, vous pourrez être perquisitionné, arrêté, empêché de manifester, voire expulsé de France.

On voit bien ce que le FN entend faire de cette loi, Phillipot a déjà réclamé qu'elle soit applicable pour tous les crimes et délits. Bref, vous garez mal votre voiture, et hop direction Alger! Vous dites que vous n'aimez la nouvelle coupe de cheveux de MLP, et hop, parachutage au dessus de la Syrie !
a écrit le 29/12/2015 à 14:29 :
Elle est bien bonne la dialectique sur la triangulation alors que les politiciens français ne cessent pas de tourner en rond ; c'est de la géométrie variable selon les données du moment. L'on a fait une cinquième république présidentielle parce qu'on était coincés dans le tournage en rond de la quatrième république. Aujourd'hui, le monarque éclairé du moment n'étant plus là, les comédiens qui lui ont succédé ont repris le tournage en rond antérieur. L'UMPS rebaptisée RPS ou Herpès reste la règle triangulaire ou ronde, au choix de la géométrie préférée. Depuis que durent ces 3/4 de Français qui s'abstiennent de voter ou votent F.N , rien ne change. Les Corses, peut-être un peu plus entiers ne font que dire ce que refoulent et taisent les continentaux qui pensent.
a écrit le 29/12/2015 à 13:54 :
Au moins ça bosse dur, avec tout ça on est sauvé !
a écrit le 29/12/2015 à 13:12 :
Le vrai coup tordu et machiavelique serait d'inverser la courbe du chomage,de redresser l'economie de ce pays , d'assurrer, la prosperite de tous, d'integrer ceux qui vivent depuis trop longtemps dans des ghettos ect....
Se contenter de reprendre une proposition de Jean Marie Lepen et de l'inscrire dans notre constitution pour passer le deuxieme tour devant Marine Lepen est absolument debile C'est là le coup tordu d'un petit pharmacien de sous prefecture
Réponse de le 29/12/2015 à 14:29 :
Ce ne serait pas un coup tordu mais quelque chose dont il faudrait le remercier. Mais vu les choix, surtout clientélistes, qui ont été faits jusqu'ici (recrutements massifs à l'éducation nationale, fin du jour de carence dans la fonction publique....), l'insuffisance notoire des rares mesures allant dans le bon sens (loi Macron, CICE et pacte de compétitivité), et les erreurs manifestes (abandon de la TVA sociale et del'écotaxe, CSG progressive, massacre programmé de l'industrie automobile française en s'en prenant à son principal point fort, les motorisations Diesel, non-réforme du code du travail qui le réduirait de 99%, en abandonnant notamment toute référence aux 35h, à un temps de travail minimum pour l'emploi à temps partiel et à une quelconque clause d'indexation du SMIC), hausse massive des impôts et taxes, ça n'en prend guère le chemin...
a écrit le 29/12/2015 à 12:59 :
Inscrivons donc dans notre constitution ce magnifique coup politique et tous les autres coup politiques tordus qui suivront Faisons de notre constitution une serie qui soit digne de plus belle la vie et qui soit ausssi divertissante et aussi passionnante qu'une piece de Feydau
a écrit le 29/12/2015 à 12:52 :
J'ai voté pour lui en 2012. En 2017, il vaut mieux qu'il ne compte pas sur mon vote, ni sur celui de pas mal d'autres de mon entourage. Ce septennat est le pire que j'ai vécu depuis que je suis en âge de voter ( plus de 40 ans)
Réponse de le 29/12/2015 à 14:02 :
Inconsciemment vous en voulez pourtant deux ans de plus :-)
Réponse de le 30/12/2015 à 20:18 :
@ oui-oui Non, c'est l'inverse. J'ai l'impression que ça fait une éternité qu'il sévit.
a écrit le 29/12/2015 à 12:49 :
La question de la déchéance de nationalité n'est pas la question de la déchéance mais de la nationalité. C'est en effet sur ce point essentiel que le Front National compte porter l'attention. Il faut dire que l'on distribue des cartes d'identité comme des chewing-gums sans aucun égard pour la signification réelle et l'implication que cela devrait supposer. Etre français c'est accepter la culture, le sens religieux, l'habitus, les coutumes, le langage, l'esprit et les modes françaises, c'est être fier et concerné par notre pays. Ce n'est pas la pratique et le sens qui est donné par le global parti actuellement au pouvoir à la bi-nationalité qui est un prétexte à un emploi mal payé et une colonie de peuplement consommatrice qui tire l'ensemble des salaires vers le bas, comme une ubérisation nationale. Sous prétexte de sauver la croissance on plombe le pays. La bi-nationalité dans cet esprit ne devrait pas exister. On est soit français avec la conscience de cet acte et la volonté de s'adapter soit d'un autre pays et donc étranger devant respecter le droit français lors d'une éventuelle visite. La déchéance de nationalité vise à rectifier les erreurs de l'octroie laxiste de la nationalité qui par ailleurs devrait être exceptionnelle et des plus réduite. C'est ce symbole qui est exposé pour que les dérives préalables cessent rapidement. Ne nous trompons pas de débat dans des visées électoralistes et populistes à la Hollande.
a écrit le 29/12/2015 à 12:32 :
Ca va peut être même au delà. Hollande a compris que le principal obstacle à sa réélection personnelle, c'est la gauche, qui est désormais totalement décalée par rapport au pays. D'où l'intérêt de la mesure, si la révision constitutionnelle passe, elle sera humiliée comme jamais, et si elle ne passe pas, Hollande aura un prétexte en or pour dissoudre l'assemblée, ce qui en l'état actuel du mode de scrutin, risque de donner une majorité étriquée à la droite républicaine à cause de l'irruption de bon nombre de députés FN élus en triangulaires. Si la droite accepte la cohabitation elle ne pourra obtenir de résultats avant la fin du quinquennat et Hollande pourra la jouer père de la nation comme Mitterrand en 1988 et Chirac en 2002, sa victoire en 2017 redeviendrait ainsi possible.
a écrit le 29/12/2015 à 12:29 :
Je trouve amusant qu'ils reprennent tous les idées de LePen après le résultat foudroyant des régionales :-) Mais cela ne fait que prouver qu'aucun n'a de convictions solides et que tous cherchent à être élus pour continuer à se régaler aux frais des contribuables :-)
Réponse de le 29/12/2015 à 14:40 :
Depuis plus de 30 ans on a laissé le monopole de certains sujets, comme l'immigration, la nationalité ou la place de l'islam en France au FN, et dès qu'on a le malheur de trouver que tout ne va pas pour le mieux en la matière et qu'il faudrait sans doute être plus restrictif, par exemple en termes de port du voile dans l'espace public, de construction de mosquées, d'obligation des prêches en français, d'interdiction des abattages rituels s'ils ne respectent pas les règles en matière sanitaire et de limitation de la souffrance animale , d'expulsion systématique des clandestins, on est vite traité de lepeniste bas de plafond.
a écrit le 29/12/2015 à 12:04 :
Le titre me tend la perche. Pour être sur que ce soit un bon coup politique François, il faudrait demandé à qui vous savez ?
a écrit le 29/12/2015 à 11:55 :
Déchéances de la nationalités tout personne même née en France qui est terroriste doit hêtres si ils a commis des crimes sur le sol françaises si ils vie a le étranger manda d arrêt sinon de chu de la nationalités françaises et pas de double nationalités françaises au étranger Valls Morano belkasen Rachida Dati at plus ils sont pas françaises ?
a écrit le 29/12/2015 à 11:37 :
Ce n'est pas avec des" coup politiques " que l’on gouverne un pays. C'est simplement détourner l'attention des vrai problèmes. Dans tous les cas ce n'est pas comme cela que l'on résorbe le chaumage, qui est à l'origine de toutes nos difficultés
a écrit le 29/12/2015 à 10:54 :
Le problème, ce n'est pas la déchéance de nationalité mais plutôt de durcir les conditions
pour obtenir le droit d'être français. Des règles simples , parler notre langue, respecter nos lois, la laïcité etc Il faudrait supprimer surtout le regroupement familial automatique qui est
un accélérateur d'immigration alors que nous avons 6 millions de chômeurs ou précaires.
Réponse de le 29/12/2015 à 12:58 :
Entièrement d'accord. Le regroupement familial est une véritable pompe à immigration (peu qualifiée et peu désireuse de s'intégrer).
Réponse de le 31/12/2015 à 7:27 :
L'immigration n'est pas à l'origine du chomage, mais c'est le patronat français qui a délocalisé ses usines de textile et d'automobile en Chine et Roumanie, dans les années 70 , puis délocalisé les emplois du tertiaire au Maghreb par exemple, dans les années 90.... (optimisation ils appelent ça)...Meme l'industrie du luxe française a aussi délocalisé en Europe de l'Est...Sans parler de plein d'autres facteurs.

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