Déconfinement ou pas ? La France suspendue à la décision de Jean Castex
Philippe Grelard, AFP

Photo d'illustration
Benoit Tessier
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La France est suspendue aux lèvres de Jean Castex: le Premier ministre doit dire jeudi, au lendemain d'un Conseil de défense décisif, si le confinement pourra être levé ou non comme prévu le 15 décembre.
Le seuil de 5.000 cas détectés du nouveau coronavirus, fixé par Emmanuel Macron pour enclencher un déconfinement, place le gouvernement face à un casse-tête.
Car 13.713 nouveaux cas de contamination par le coronavirus en 24 heures ont été enregistrés mardi. C'est beaucoup moins que le pic à 50.000, voire 60.000 cas, de la 2e vague, fin octobre-début novembre, mais cela reste plus du double du cap désigné par le président de la République pour entrer dans la deuxième phase d'allègement des mesures sanitaires, après la réouverture des commerces le 28 novembre.
"Nous n'y serons pas", a admis la députée LREM Aurore Bergé mercredi matin sur BFMTV, en référence à la fameuse barre des 5.000. Dès lors, "tout est sur la table", a-t-elle ajouté.
Le gouvernement pourrait-il remettre en cause, par exemple, la réouverture des lieux culturels envisagée le 15 décembre?
"Si on arrête encore tout, ça va être catastrophique, économiquement mais aussi psychologiquement. Les gens ne vont pas bien", assène-t-elle.
La principale crainte du gouvernement est que la circulation du virus ne soit pas assez basse au moment critique des fêtes de Noël et du jour de l'An, quand les réunions familiales vont se multiplier et faire courir le risque d'un redémarrage de l'épidémie.
"Le virus ne diminue pas autant qu'on l'espérait, avec la réouverture des commerces, on a recréé des flux", a constaté mercredi matin sur BFMTV le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux. Pour plusieurs experts, c'est encore trop tôt pour le dire.
Un autre débat monte autour des tests avant les fêtes en général et le réveillon en particulier.
Et de mettre en garde: "Il faut prioriser, faire des tests pour isoler et pas pour lever les gestes barrière et embrasser tout le monde à Noël".
Et Lionel Barrand de rappeler que si les tests antigéniques permettent d'avoir des résultats très rapidement, ils sont "moins sensibles, d'environ moins 60% par rapport aux tests PCR, c'est à dire qu'on louperait un cas sur deux".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Beaucoup d'élus pensent déjà également à programmer des tests après les fêtes de fin d'année. Frédéric Valletoux, qui est également maire (Agir) de Fontainebleau (région parisienne), prévoit ainsi une "campagne de dépistage début janvier, pour faire un point de situation".
La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (Libres!), a déjà lancé un appel dès lundi sur France Inter pour que les Franciliens se fassent tester "massivement" après les fêtes pour "éviter à tout prix une troisième vague".
Philippe Grelard, AFP
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