Déficit excessif : vers une sortie de la France en 2018 ?

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Jean-Claude Juncker a salué l'effort structurel fait par Paris, citant notamment la réforme du code du travail.
Jean-Claude Juncker a salué "l'effort structurel" fait par Paris, citant "notamment la réforme du code du travail". (Crédits : Ints Kalnins)
Applaudissant "des deux mains" les réformes menées par Emmanuel Macron, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est montré confiant quant à une sortie de la France de cette procédure engagée en 2009.

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a estimé lundi que la France pourrait sortir en 2018 de la procédure pour déficit excessif ouverte contre elle depuis 2009. "Je suis assez admiratif devant le fait que la France, sans aucun doute, réussira à corriger le niveau du déficit budgétaire en deçà de 3% pour l'exercice en cours, ce qui n'est pas chose facile", a-t-il déclaré, notant également que "les perspectives pour 2018 pointent dans la bonne direction".

Jean-Claude Juncker a par ailleurs salué "l'effort structurel" fait par Paris, citant "notamment la réforme du code du travail".

"Nous applaudissons des deux mains aux éléments majeures de ces réformes", même s'"il ne faut pas s'attendre à des résultats immédiats" a-t-il dit.

Objectif de déficit public de 2,9% en 2017

La France est avec l'Espagne le dernier pays de la zone euro encore sous le coup, à cause de ses largesses budgétaires, d'une "procédure pour déficit excessif", qui peut aboutir à des sanctions et des amendes, même si cela ne s'est encore jamais produit.

| A lire aussi : DOSSIER spécial Budget 2018

Edouard Philippe était à Bruxelles lundi pour afficher sa détermination à ramener le budget de la France dans les clous européens afin de sortir du viseur de Bruxelles. L'exécutif français compte atteindre en 2017 un déficit public de 2,9% du Produit intérieur brut (PIB), juste en dessous de la fameuse limite de 3% fixés par les traités européens.

Pour la suite, le gros des efforts est renvoyé à la deuxième partie du mandat: après 2,6% du PIB en 2018, puis 3,0% en 2019, Paris prévoit 1,5% en 2020, 0,9% en 2021 et 0,2% en 2022.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 16/10/2017 à 20:25 :
Je ne vois pas très bien en quoi revenir à l'équilibre serait un diktat de Bruxelles. C'est juste normal et commençons déjà par équilibrer les transferts et les dépenses de fonctionnement avec des recettes courantes. Pour l'investissement nous sommes trop endettés et il faut donc vendre des actifs. Tout cela n'a pas grand chose à voir avec l'Europe.
a écrit le 16/10/2017 à 16:19 :
Beaucoup de pays notamment de l'UE ont réduit bien plus rapidement leur déficit (si tant est que l'actuel exécutif tienne mieux ses engagements que le précédent qui n'a cessé de demander des reports d'échéance) et ont ainsi retrouvé bien plus vite que la France la croissance.
Réponse de le 16/10/2017 à 18:55 :
C'est l'Europe précaire et rien n'y fera , on en a pour cinquante et plus, si l'on ne revient pas à nos fondamentaux .
a écrit le 16/10/2017 à 15:47 :
Son programme a été pêcher a Bruxelles, il n'a rien eu a élaborer et suit la feuille de route que cette zone administrative qu'est l'UE, lui impose!
Réponse de le 16/10/2017 à 16:15 :
Que veut on aujourd'hui...sortir de l Europe...ou rester avec toutes les conséquences!
Certains voudraient tous les avantages et rien d autre! C'est manifestement pas possible!!!!!!!
Réponse de le 16/10/2017 à 17:04 :
@chap : il serait bien de faire un référendum pour connaître vraiment le sentiment des électeurs. Mais l'Europe nous refusera cette consultation, et nos élites ne voudront pas prendre le risque. Seule une consultation citoyenne large, à l'heure d'Internet, le permettrait, si la sécurité (serveurs, représentation...) était assurée.
On nous dit que nous sommes dans une démocratie représentative... Mais les représentants ne représentent plus, depuis belle lurette, les intérêts populaires. Supprimons cet intermédiaire et exprimons nous directement (en ordre).
Réponse de le 17/10/2017 à 9:02 :
C'est au moment de la signature des traités que certain rêvaient de tout les avantages pour "leurs pommes" et rien d'autre!
a écrit le 16/10/2017 à 15:23 :
Macron est en effet en plein dans le dogme oligarchique néolibéral à savoir tout pour les riches, il est félicité par le spécialiste de l'évasion fiscale du Luxembourg, au secours.

Vite un frexit
Réponse de le 16/10/2017 à 18:08 :
Le dogme des GOLPE, dans quel état il va mettre le pays, il faut le faire sauter!!n'en déplaise aux Européistes.

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