Déficit : la Cour des comptes critique le manque d'ambition du gouvernement

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L'amélioration des finances publiques est tardive et principalement imputable à la conjoncture, jugent les magistrats financiers, déçus par la très faible baisse du déficit programmée en 2018.
L'amélioration des finances publiques est "tardive" et "principalement imputable à la conjoncture", jugent les magistrats financiers, déçus par la "très faible" baisse du déficit programmée en 2018. (Crédits : Christian Hartmann)
"Freinage insuffisant" de la dépense publique, "pas de marges suffisantes pour faire face efficacement à un choc conjoncturel défavorable", les magistrats de la Cour des comptes n'ont pas été tendres avec la politique budgétaire du gouvernement.

Dans sa dernière livraison publiée ce mercredi 7 février, la Cour des comptes critique la faiblesse des objectifs du gouvernement en matière de réduction du déficit et de la dette. L'institution regrette que l'exécutif ne profite pas de la reprise économique pour assainir sérieusement la situation des finances publiques.

"Comme à plusieurs reprises dans le passé, la phase actuelle d'amélioration de la conjoncture n'est pas mise à profit pour réduire vigoureusement le déficit public et engager une baisse durable du ratio de la dette au PIB, celui-ci étant prévu encore en légère augmentation en 2018. Les pouvoirs publics ne disposent ainsi que de peu de marge pour, en 2018, maintenir le déficit public en dessous de trois points de PIB et, à moyen terme, faire face à un ralentissement économique ou un éventuel choc conjoncturel défavorable."

Un retour possible en dessous des 3% en 2017

Selon les sages de la rue Cambon, le déficit public devrait revenir sous le seuil des 3% du Produit intérieur brut (PIB) en 2017. D'après les dernières prévisions de Bercy, le déficit public devrait s'établir à 2,9% du PIB en 2017, passant pour la première fois depuis dix ans sous le seuil des 3% exigé par les traités européens. Cette réduction résulte essentiellement de recettes supérieures aux prévisions. Elles sont liées à une nette amélioration de la conjoncture économique en France et dans la zone euro. Depuis  plusieurs trimestres, la conjoncture s'est en effet améliorée et les prévisions de croissance ont globalement été révisées en hausse : le Gouvernement tablait, au moment du dépôt du PLFR de fin 2017, sur une croissance de 1,7 % au lieu de 1,5 % dans le programme de stabilité d'avril. Au final, la croissance s'est établie à 1,9% l'année dernière.

> Lire aussi : En 2017, la croissance française a décollé pour atteindre 1,9%

Mais "même avec un déficit ramené sous la barre des 3%, la France continue de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro", a rappelé le président de la Cour, Didier Migaud, lors d'une conférence de presse. De son côté, la dette publique, fruit de l'accumulation des déficits, devrait ainsi augmenter en 2017 à 96,8% du PIB, puis se stabiliser en 2018, à près de 2.250 milliards d'euros, alors qu'elle devrait refluer chez tous les autres membres de l'union monétaire.

didier migaud

Le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud. Crédits : Charles Platiau/Reuters.

Une faible réduction pour 2018

Les auteurs du rapport estiment que la baisse du déficit public visée pour 2018 est "atteignable [...] mais serait en tout état de cause très faible, à 0,1 point de PIB, et le déficit atteindrait encore, selon le Gouvernement, 2,8 points de PIB." Pour la juridiction, cet objectif "paraît d'autant plus modeste que la croissance prévue est soutenue par rapport aux dernières années" (+1,7 % en 2018).

Et même si cet objectif est jugé limité, la Cour note que l'objectif affiché pour le déficit public n'est pas gagné d'avance rapporte Reuters. Il suppose en effet, selon la Cour, "un ralentissement de la dépense publique qui n'est pas garanti", particulièrement du côté des collectivités locales, "en l'absence de la pression de la baisse des concours financiers de l'Etat exercée sur elles ces dernières années" d'après l'agence de presse.

Dans ces conditions, l'institution juge que les pouvoirs publics ne disposent "que de peu de marge pour, en 2018, maintenir le déficit public en dessous de trois points de PIB et, à moyen terme, faire face à un ralentissement économique ou un éventuel choc conjoncturel défavorable".

Au-delà de 2018, le rapport note que la loi de programmation des finances publiques votée fin décembre concentre sur la fin du quinquennat l'essentiel des efforts pour parvenir aux objectifs retenus : une baisse de cinq points de PIB de la dette publique et de trois points de la dépense publique à l'horizon 2022.

La réponse du gouvernement

Dans leur réponse à la Cour, les ministres de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire et des Comptes publics Gérald Darmanin indiquent que la stratégie du gouvernement repose d'abord "sur une baisse rapide des prélèvements obligatoires visant à redonner immédiatement du pouvoir d'achat aux ménages et favorisant l'investissement productif."

Les deux ministres font valoir aussi que la faible amélioration du déficit public pour les deux années à venir tient à des phénomènes exceptionnels - coût du contentieux sur la taxe sur les dividendes en 2018 et transformation du CICE en baisse de charges en 2019.

Au-delà, l'effet des mesures qui seront adoptées dans le cadre du processus Action publique 2022 "doit contribuer à l'atteinte des cibles inscrites dans la loi de programmation des finances publiques à partir de 2020". Sur l'antenne de France Inter, ce mercredi, M. Le Maire a exprimé sa détermination à baisser la dette :

"Il faut réduire la dette. Nous devons nous débarrasser de cette dette qui est un poison pour l'économie française. Un poison pour l'argent des Français parce que l'argent dont je vous parle, ces charges de la dette qui augmentent, c'est l'argent des Français. Je vais vous dire mon sentiment profond, c'est de l'argent jeté par les fenêtres."

Il en a profité également pour exprimer sa crainte relative à la remontée des taux d'intérêt. "Lorsque les taux d'intérêt remontent, creuser la dette, c'est jeter de l'argent par les fenêtres. Lorsqu'il y a un point de taux d'intérêt en plus, [...] c'est trois milliards d'euros de dépenses supplémentaires [...] Mon rôle de ministre des Finances, c'est de faire en sorte que les comptes publics de la nation soient bien tenus". Après ces paroles, les magistrats de la Cour des comptes devraient être attentifs à la future trajectoire des dépenses publiques du gouvernement.

> Lire aussi : Les charges de la dette, l'épée de Damoclès du quinquennat Macron

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Commentaires
a écrit le 10/02/2018 à 9:30 :
La BCE ayant donné un horizon pour les taux bas (fin 2019), je suis pour une fois d’accord avec le gouvernement pour un atterrissage doux sur la réduction du déficit. Inutile de forcer le calendrier au risque de replonger en récession. De même les fameux investissements des collectivités ne servent pas à grand chose : la France a assez de ronds-points !
a écrit le 08/02/2018 à 19:58 :
Mais le but n'est-il pas d'arriver à un déficit zéro ? Est-ce qu'il y a quelqu'un sur ce forum qui a lu ou entendu un quelconque commentaire à l'effet que le gouvernement entend atteindre (par exemple) 2% de déficit d'ici les 10 prochaines années, ou même plus rapidement ? Nul Part ! Et comment le pourrait-il ?

Pour réduire le déficit de façon crédible et durablement dans le temps, il faut que les revenus de l'État augmentent substantiellement et, du même coup, il lui faut réduire de façon très significative ses dépenses... je ne vois absolument rien à l'horizon qui donne à penser qu'une quelconque volonté existe en ce sens et que même un plan d'action est envisagé.

Alors, que les taux d'intérêts américains risquent de monter beaucoup plus rapidement que prévus afin d'endiguer une forte montée de l'inflation qui se pointe déjà, et cela bien avant que les mesures de Trump n'agissent. La BCE se décale déjà de la Fed en n'annonçant aucun resserrement avant le 3è trimestre de 2019.

L'embellie de la conjoncture économique mondiale risque d'être plus courte que ce qui était anticipée... et la France hérite d'un fort taux de chômage qui ne se résorbe pas vraiment, une dette publique de 98% de son PIB et un déficit commercial qui ne cesse de croître. Alors Macron va devoir faire des choix, et très rapidement.
a écrit le 08/02/2018 à 16:11 :
Jupiter Macron et Prince Philippe II comme ses prédécesseurs n'ont pas le courage de taper dans le dur c'est-à-dire la fonction publique et l'état. Réforme des trente cinq retraites spécifiques, contrôle de l'absentéisme culturel, augmentation des heures de travail à moins 32h contre 39h dans le privé, fin des avantages et privilèges des fonctionnaires, sénateurs, députés, ex-présidents inégalitaire avec le privé, sureffectifs fonctionnaires, mettre fin à la gestion calamiteuse des entreprises publiques comme la sncf, areva, edf, etc, etc,... QUAND ON VEUT ON PEUT FAIRE DES ÉCONOMIES MAIS IL FAUT AVOIR LE COURAGE DE LE FAIRE ET PRENDRE LE RISQUE DE NE PAS ÊTRE ÉLUS POUR UN SECOND MANDAT MONSIEUR MACRON !!!
Réponse de le 09/02/2018 à 8:39 :
Selon vous, les fonctionnaires seraient à la source de tous les problèmes mais malheureusement pour vous, cette affirmation ne repose sur rien de sérieux. La masse salariale de la fonction publique en rapport au PIB est dans la moyenne européenne...
a écrit le 08/02/2018 à 14:17 :
Si la conjoncture économique favorable se poursuit encore cette année et en 2019, et que le chômage se réduit, il y a des chances que l'État puisse engranger des recettes fiscales un peu mieux que prévu... si tel est le cas, bien c'est l'occasion ou jamais de mettre de l'ordre dans les finances publiques.

Pour que l'État Français puisse rembourser plus rapidement sa dette colossale, il y a pas 36 solutions. Non seulement, il doit freiner les dépenses dès 2018, mais il doit aussi faire marche arrière dès cette année.

J'ai cru comprendre que ce gouvernement avait la volonté de céder (en tout ou en partie) ses participations financières dans nombres d'entreprises privées et non stratégiques, eh bien qu'il le fasse, et subito presto.

La Fonction Publique (directe ou indirecte) doit aussi être dégraissée... couper tous les emplois inutiles, les doublons administratifs, simplifier la tour de Babel administrative, réduire les interventions militaires à l'étranger, réduire les dépenses de l'État, réduire le nombre d'élus à chaque palier administratif et gouvernemental, et enfin, réduire considérablement le périmètre d'intervention de l'État Français et privatiser ce que d'autres mieux faire et à moindre coût (comme dans plusieurs pays de l'OCDE).

Les 3% ne sont là que pour éviter les dérives, c'est un seuil d'alerte ! Mais la vraie cible demeure une croissance nulle de la dépense publique. On est pas sorti de l'auberge.
a écrit le 08/02/2018 à 12:52 :
La BCE ayant donné un horizon pour les taux bas (fin 2019), je suis pour une fois d’accord avec le gouvernement pour un atterrissage doux sur la réduction du déficit. Inutile de forcer le calendrier au risque de replonger en récession.
a écrit le 08/02/2018 à 12:27 :
Une baisse des prélèvements obligatoires ? rigolade, il faut demander aux retraités ce qu'ils en pensent. Pour le reste, augmentation des taxes, de la fiscalité (+ 4 % pour la taxe inondation) etc.... Les français payent de plus en plus et pendant ce temps là , l'état s'endette toujours davantage, on approche des 100 % du PIB.
a écrit le 08/02/2018 à 11:35 :
demain ,on continuera de raser gratis .
la France est un grand pays d'avenir , et qui le restera .
a écrit le 08/02/2018 à 11:26 :
La cour des comptes n'u connait rien en macro économie.Si vous baissez par exemple les dépenses des collectivités ,vous tuez tout l'investissement.La seule solution est d'augmenter la dépense publique en augmentant la fiscalité de manière ciblée:c'est ce que fait Macron
Réponse de le 08/02/2018 à 16:03 :
La France, pays le plus fiscalisé d'Europe. Cela suffit. Quant aux investissements, si c'est pour faire encore des rond-points dont on a le record d'Europe, et dont certains mènent à des champs de patates, c'est non ! Pareil pour des piscines jamais rentables et qui servent principalement à l'ego des élus
a écrit le 08/02/2018 à 9:01 :
Pendant que les états unis prospèrent l'europe est au régime sec se bouffant sa propre queue.

Technique des états unis: baisser les impôts, technique de l'UE, planquer son fric dans les paradis fiscaux.

La dette c'est LEUR dette.

"Crise de la dette ou dette due à la crise ?" https://www.monde-diplomatique.fr/cartes/crisedette
Réponse de le 08/02/2018 à 9:35 :
Je partage votre position , la dette appartient aux arnaqueurs qui ont usé de la spéculation et font porter cette dette au monde entier.
Réponse de le 08/02/2018 à 10:21 :
Le plus gros hold up du siècle organisé par nos politiciens corrompus pour leurs maitres milliardaires dans le silence médiatique des 95% d'entre eux appartenant aux riches, le plus total.

Nous ne pouvons plus appeler nos pays des démocraties, la france encore peut-être oui, même si le mac et ses alcolytes est en train de finir de tout casser, mais l'UE c'est non sûr et certain.
a écrit le 08/02/2018 à 8:15 :
La réduction du déficit est possible rapidement mais il faut prendre des mesures. Drastiques , des pays comme la Suède, le Canada le Portugal l’on fait, mais une fois de plus on compte seulement sur la croissance pour ne pas réduire le périmètre de l’etat Et des collectivités locales et s’attaquer à la dépense sociale
Réponse de le 08/02/2018 à 20:34 :
Vous avez parfaitement raison.

Mais vous prêchez dans un désert sans fin où même le ciel, le soleil et le sable meurent de soif. La France est un pays où la lenteur adolescente, le déni de la réalité, l'individualité et l'irresponsabilité sont des vertus qui sont associées au droit-divin de la liberté infinie... surtout celle que l'on se donne.
a écrit le 08/02/2018 à 7:54 :
Encore un jeu de dupe relayé par des médias consentant pour maquiller la mise en place des "recommandations" et des directives de cette machine administrative qu'est l'UE de Bruxelles!
a écrit le 08/02/2018 à 0:36 :
Evidemment ! Le déficit utile ce n'est pas 3%. 3% c'est juste une seuil maximal que l'union européenne estime qu'il ne faut pas dépasser, et ça n'a d'ailleurs aucune validité économique. Etant donnée l'obésité de la dette publique, bannir l'idée même de déficit serait salutaire. N'importe qui sait que s'il dépense plus que ce qu'il gagne, il va se retrouver surendetté et que les conséquences seront exclusivement négatives..

Sans la dette publique il y aurait 40 milliards d'euros de plus utilisables pour la santé, l'éducation, l'armée, la justice ou quoique ce soit d'autre, et le seul moyen d'alléger la dette, et donc de cesser de s'affaiblir, c'est de la rembourser. On pourrait croire que 40 milliards c'est du concret, mais non, visiblement les Français, et Macron le premier, considèrent que la France est un pays où personne ne dort dans la rue et où le gouvernement ne prévoit pas de se séparer de centaine de milliers de fonctionnaires : 40 milliards c'est perçu comme tellement facile à gagner, pourquoi ne pas les gaspiller ?

Si un politicien refuse de rembourser (ce qui est le cas de Macron mais aussi de tous ses soit-disant opposants, qui sont unis dans l'irresponsabilité économique, que ce soit à gauche ou à droite) c'est qu'il cherche l'affaiblissement de la France et des Français. Et il ne faut pas se leurrer, les riches peuvent se permettre plus facilement de l'état que les pauvres. Comme ces gens s'en sortiront toujours, le président des riches et son entourage n'ont aucune raison de sentir concernés par le remboursement de la dette. Maintenir les choses en l'état leur convient.
Réponse de le 08/02/2018 à 6:39 :
Regardez-donc le doublement du cout des travaux pour la région ile de France, regardez donc combien de milliards sont foutus par la fenêtre tous les ans etc... l'écotaxe, le milliard de surtaxation des entreprises que l'on doit leur rembourser etc..., la liste est trop longue ici...

Merci Sarko, Hollande et tous les autres pour vos inefficacités .. La France est a la dérive et Macron n'y fera rien, hormis enrichir les entreprises du CAC qui tiennent les médias complaisants et les donneurs d' ordres.
Quani aux bobards de la dette à contenir sous les 3 %, on est dans le pur arbitraire, ce fut décidé au hasard et sur un coin de table, dette par ailleurs illégitime pour passer la main et enrichir les banquier du privé !

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/213182-dette-publique-et-loi-rothschild-le-silence-des-medias.html
a écrit le 07/02/2018 à 21:29 :
3% exigé par l’Europe
Les prochaines réformes vont toucher les fonctionnaires .
Réponse de le 08/02/2018 à 6:38 :
UE ou pas, c'est une limite à ne JAMAIS dépasser en bas de cycle économique pour éviter de se retrouver entraîné dans une spirale d'endettement. Evidemment cette limite est à moduler en fonction des taux d'intérêts. Reste qu'il est très malhonnête de mettre cette limite sur le dos de l'UE. D'ailleurs sans l'€ qui permet depuis sa création des taux d'intérêt très bas et même parfois négatifs, il aurait fallu faire bien davantage d'efforts de rigueur qu'il n'en a été fait. Mais la France, pas plus que la Grèce hier, doit arrêter de tirer sur la corde des déficits publics. On est quasi à 2% de croissance, le budget devrait être équilibré, pas déficitaire de 3% du PIB, ce qui est un niveau considérable en absolu.
Réponse de le 08/02/2018 à 9:33 :
Il y a un problème dans la gestion de l’état car les salaires n’ont pas augmenté , le pouvoir d’achat a baissé , le chiffre du chomage est maquillé, et le «  coup fatal » sur la population : une transition numérique rapide «  sans budget » au contraire en serrant les «  budgets » par le bas de l’echelle Sociale alors que «  en haut » c’est la compétition avec les millionnaires américains

L’etat Doit revenir à la «  réalité en France »

Stop aux arnaques .
a écrit le 07/02/2018 à 20:14 :
Qu'importent ces 3%! Mais la dépense publique, à un tel niveau, peu efficace, dont les effets sont peu perçus par les français, est effectivement un cancer. Pas facile de se débarrasser de dépenses mises en place pour des décennies (difficile de "virer" des fonctionnaires). A minima, il faut essayer de la stabiliser aux niveaux actuels (+ l'inflation), mais ceci n'a pas été fait en 2018, au prétexte d'une relance dont on sait bien qu'elle ne sera pas efficace dans le long terme. Nos politiques, via le secteur public, ont la prétention, infondée depuis des décennies, de piloter l'économie...
a écrit le 07/02/2018 à 19:44 :
La cour des comptes a bon dos!
Macron a été élu par la promotion médiatique et pour cagnoter l' argent des français au seul bénéfice de l' Ue néo libérale, vous étiez largement prévenu par ASSELINEAU..

Réagir c' est anticiper et ne pas se divertir en se laissant embarquer dans les sujets clivants droite, gauche, centre, Fn, Fi par tous ceux qui se réclament d' une autre Europe ou qui prétendent changer l' Europe quand l' union commande à Macron via la feuille de route de Bruxelles ou GOPE..
Ils augment vos impôts pour ..construire la tour de Babel Ue et rendre appétente l' est à l' union européenne et au seul bénéfice de Frau Merkel qui exploite à fond son hinterland de l' est, réservoir de main d' oeuvre ultra concurrentiel à bas coût quand vous payez 9 milliards d' euros à fonds perdus auxquels vont s' ajouter 3 supplémentaires après BREXIT pour entretenir le tonneau des Danaïdes Ue !
Quelle indécence..
https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
Réponse de le 07/02/2018 à 20:52 :
Effectivement, par manque de ressources et pour satisfaire aux Gope, le gouvernement a ordre de diminuer le budget de la Santé (alors que le nombre de malades augmente) ; augmenter celui de l'Enseignement supérieur (alors que le nombre d'emploi bac+3, 5 et 8 à pourvoir ne suit pas), ça leur ferait mal aux cheveux.
Bref, ils font un arbitrage : ils tranchent dans le budget de la santé ET dans celui des universités...
Réponse de le 07/02/2018 à 21:21 :
l'UE n'a jamais imposé à la France d'avoir une dépense publique qui représente 57% du PIB pour une efficacité médiocre. Le pays irait certainement beaucoup mieux s'il appliquait un tant soit peu les GOPE que la secte d'Asselineau vous aux gémonies.
Réponse de le 07/02/2018 à 23:35 :
@ bruno
Mon bruno, la secte européiste ne peut rien pour entraver la résistance, l' UPR est en marche "pardonnez moi cette appropriation" et légitime car elle représente le peuple, donne la parole au peuple et le peuple a toujours raison.
Pourquoi cette petite crispation ?
On peut comprendre que vous soyez pro oligarchie Ue, il suffit de l' afficher clairement et nous en tirerons les conclusions ...
Je conclurai ce soir d' un définitif, vous n' aimez pas le débat sourcé ni la concurrence non formatée qui dérange le dogmatisme pro UE, tant pis, je m' en accommode et m' en réjouis tout à la fois.
Comme disait une tante aussi prévoyante qu' anticipatrice, dans le mille Emile...
Réponse de le 08/02/2018 à 6:48 :
@deschien : UPR=1,04% des voix à la partielle du Val d'Oise il y a 10 jours... soit quand même ... 169 voix, probablement 50 ou 100 fois moins que d'affiches placardées sauvagement. Tout simplement parce que la seule ligne politique de cette secte qui se limite à la désignation de l'UE comme seul bouc émissaire de nos déboires économiques n'est pas crédible, la France est désormais à tous égards (croissance, déficits, emploi, commerce extérieur ) en queue de peloton de l'Europe... alors qu'on n'a cessé depuis 40 ans de jouer la stimulation budgétaire par une dépense publique monstrueuse, UE ou pas. CE qui en reste c'est une dette monstrueuse et qui deviendra ingérable en cas de remontée des taux (qui sont extrêmement bas depuis une décennie grâce à l'UE et à l'€). Le vrai reproche qu'on puisse faire à l'UE est d'avoir permis à certains pays la Grèce, la France) une dépense publique débridée.
a écrit le 07/02/2018 à 19:28 :
On va déjà diviser par 2 les salaires et les primes des magistrats de la Cour des comptes pour commencer à freiner les dépenses de l'Etat....😁😂. ..
Réponse de le 07/02/2018 à 21:18 :
Pourquoi pas, même si ça ne représente qu'une gouttelette d'eau dans l'océan de la dépense publique...
Réponse de le 08/02/2018 à 10:13 :
Et de même pour députés, ministres, sénateurs, tous les présidents et directeurs d'organismes plus ou moins étatiques et de collectivités locales, ....

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