La commission des comptes de la Sécurité sociale se réunissait ce mardi pour établir les leviers d'économies en vue du prochain budget. Résultats : des grandes lignes et aucun plan concret.La commission des comptes de la Sécurité sociale, composée de partenaires sociaux, des ministres des Comptes publics et de la Santé ainsi que de parlementaires, s'est réunie ce mardi à Bercy. L'objectif : « dresser l'état des lieux des comptes de la Sécurité sociale, mais aussi réfléchir collectivement aux leviers de redressement », a affirmé le gouvernement. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a déclaré vouloir « revenir à l'équilibre avant 2029 ».
Une annonce plus qu'ambitieuse, alors que les comptes de la Sécurité sociale sont au plus mal, atteignant un déficit de 15,3 milliards d'euros en 2024, soit 4,8 milliards de plus que la prévision initiale, selon le dernier rapport de la Cour des comptes. Il devait initialement se stabiliser, selon la loi de financement de la Sécurité sociale de l'année dernière, mais a finalement été multiplié par deux en l'espace de deux ans. Pour cette année, le déficit attendu s'élève à 22,1 milliards d'euros.
Une trajectoire financière « hors de contrôle », selon les mots de Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, qui pourrait mener à une « une crise de liquidité dès 2027 », avertit l'institution. C'est pour cette raison que le gouvernement a souhaité réunir l'ensemble des acteurs, afin de mettre en évidence les leviers d'économies proposés lors du prochain budget 2026 à la rentrée.
La TVA sociale en ligne de mire
Ces efforts budgétaires s'inscrivent également dans le vaste plan d'économies voulues par François Bayrou, qui doit être présenté dans six semaines, avec en ligne de mire un effort de 40 milliards d'euros dès l'an prochain. Parmi les premières pistes proposées : celle d'une refonte de la TVA sociale.