Mobilisation des taxis : le gouvernement temporise
Raphaël Melka

Un véhicule au slogan « Taxi au rabais = malades à pied » faisant allusion à la possible réduction des subventions au transport médical.
Reuters
Raphaël Melka

Un véhicule au slogan « Taxi au rabais = malades à pied » faisant allusion à la possible réduction des subventions au transport médical.
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La résolution du conflit entre les taxis et le gouvernement attendra. Les deux parties se donnent à nouveau rendez-vous la semaine du 23 juin pour discuter des propositions des taxis formulées mercredi matin. La mobilisation se met en pause, mais pourrait reprendre juste avant les prochaines tractations, pour mettre la pression sur les autorités.
À l'aube, mercredi, alors que de nombreux taxis manifestaient devant le ministère des Finances et les aéroports de Roissy et Orly, un nouveau round de négociations avait lieu rue de Grenelle, au ministère de la Santé.
Autour de la table : les syndicats de taxi, le ministre de la Santé, Yannick Neuder et la Caisse nationale d'Assurance maladie (CNAM). Au menu : la nouvelle convention de l'Assurance Maladie pour le transport des malades, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre. Elle prévoit entre autres un tarif de base d'au moins 13 euros, un nouveau tarif au kilomètre spécifique à chaque département et le non-remboursement des retours à vide. Le gouvernement compte sur cette réforme pour faire des économies : entre 2019 et 2024, le coût des trajets en taxis conventionnés a augmenté de 45 %, pour s'établir à 3,07 milliards d'euros annuels.
La discussion n'a pas abouti - nouvel échec après les précédents pourparlers infructueux du 27 mai et du 4 juin. « Mais c'était beaucoup plus constructif en présence du ministre », nuance Bernard Crebassa, président de la Fédération nationale des artisans du taxi (Fnat). « La semaine dernière on ne discutait qu'avec les services techniques de la CNAM et ça n'avançait pas. »
Une nouvelle réunion entre toutes les parties est prévue dans « la semaine du 23 juin », selon Dominique Buisson, secrétaire de la Fédération nationale du taxi. D'ici là, la CNAM doit examiner financièrement le projet émis par les syndicats de taxi mercredi. Une réelle avancée, selon Bernard Crebassa : « La CNAM va vraiment chiffrer nos propositions, au lieu de nous dire d'emblée : c'est trop cher. »
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De son côté, Yannick Neuder a assuré à l'AFP qu'il fallait « continuer à travailler ensemble pour trouver des solutions qui soient d'intérêt national ».
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Après les discussions, les taxis se sont mobilisés sur les routes et autoroutes franciliennes de manière « spontanée », d'après le président Fnat. En clair, sans consigne des syndicats. L'autoroute A6 a été bloquée ce mercredi après-midi dans les deux sens. Mais rien n'est plus prévu avant la prochaine réunion entre les syndicats de taxis et le gouvernement pour tenter de résoudre ce conflit qui dure maintenant depuis le 19 mai.
Raphaël Melka