Emmanuel Macron à Mayotte pour présenter un plan de « refondation » de l'archipel
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Emmanuel Macron est venu faire « le constat de ce qui est bien fait, ce qui n’est pas assez bien fait » et « donner le cap ».
Gonzalo Fuentes
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Emmanuel Macron est venu faire « le constat de ce qui est bien fait, ce qui n’est pas assez bien fait » et « donner le cap ».
Gonzalo Fuentes
Emmanuel Macron est à Mayotte ce lundi. Le président de la République veut donner « un coup d'accélérateur » à la reconstruction de l'archipel, sinistré par le cyclone Chido, et présenter un plan de « refondation » du département, le plus pauvre de France.
Quatre mois après le passage du cyclone qui a fait 40 morts et causé 3,5 milliards d'euros de dommages, le chef de l'État est venu faire « le constat de ce qui est bien fait, ce qui n'est pas assez bien fait » et « donner le cap », a-t-il dit à sa descente d'avion, accompagné de son épouse Brigitte et des ministres Manuel Valls (Outre-mer), Annie Genevard (Agriculture), Yannick Neuder (Santé), Thani Mohamed-Soilihi (Francophonie).
Le président est arrivé avec, dans ses cartons, un projet de loi de programmation pour « la refondation » de l'archipel, qui vise à renforcer la lutte contre l'immigration clandestine, l'habitat illégal, l'insécurité et à soutenir l'économie locale.
Ce plan aura une enveloppe de plus de 3,2 milliards d'euros entre 2025 et 2031, selon l'Élysée, et son financement proviendra de « fonds nationaux », mais aussi « européens » et de « bailleurs internationaux » qu'Emmanuel Macron a dit vouloir mobiliser. Le texte de loi sera voté d'« ici l'été », a-t-il promis.
Ce projet de loi, très attendu, doit être entériné dans la soirée par un Conseil des ministres spécial qu'Emmanuel Macron présidera en visioconférence depuis l'avion qui le mènera de Mayotte à La Réunion, deuxième étape de sa tournée.
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Ce texte prévoit de durcir les conditions d'obtention du titre de séjour dans l'archipel ainsi qu'une extension de l'aide au retour volontaire. Il entend aussi faciliter les évacuations d'habitats insalubres dans les bidonvilles et les saisies d'armes dans un département à l'insécurité rampante.
Mayotte, où le taux de chômage atteignait 37 % et le niveau de vie restait sept fois plus faible qu'ailleurs en France avant le passage de Chido, doit par ailleurs devenir une zone franche globale, avec des abattements fiscaux à 100 %. Le projet de loi prévoit aussi une « convergence sociale » entre la métropole et le département où les minima sociaux, comme le RSA, sont aujourd'hui 50 % inférieurs.
Devant Emmanuel Macron, plusieurs élus locaux ont fait état ce lundi d'une situation très précaire, dénonçant le manque d'eau, l'inquiétude face au chikungunya, ou encore le retard pris par de nombreux dispositifs promis après le cyclone.
Emmanuel Macron a assuré que les prêts à taux zéro étaient « en train d'arriver » et invité les banques comme les assurances à s'en « tenir aux textes » sans « compliquer les choses pour ne jamais payer ». Il a également indiqué que la campagne de vaccination contre le chikungunya commencerait dès mardi.
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Le chef de l'État qui avait promis en 2019 une piste longue à l'aéroport de Mayotte, sur Petite Terre, afin de faciliter l'atterrissage des gros porteurs, a concédé une impossibilité pour raisons techniques, et invité à s'en remettre à la solution alternative d'un nouvel aéroport sur Grande Terre. Et alors que Mayotte est confronté à un défi migratoire, notamment en provenance des Comores voisines, il a promis qu'en la matière, « d'ici un an, les choses auront profondément changé ».
(Avec AFP)
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