La maison du couple reste inhabitée rue de Sonjour, à Gray-la-Ville. Hormis les enquêteurs, personne n'y a pénétré depuis la nuit du 27 octobre 2017. Des mauvaises herbes ont poussé le long des murs roses, sur la boîte aux lettres on peut encore lire « M. Daval Jonathann et Mme Daval Fouillot Alexia ». On aperçoit les scellés de la gendarmerie sur la porte du garage, derniers vestiges du drame. Plus de six ans après les faits, un calme apparent règne sur la petite commune des bords de Saône. « La sérénité est revenue, mais les rancœurs restent », lance une voisine, accoudée à sa fenêtre. Elle fréquente les parents d'Alexia et explique : « Entre Daval et Fouillot, certains avaient choisi leur camp. » Un meurtre et deux familles, que tout le monde connaît ici, qui continuent de se croiser et de s'affronter.
C'est ici, dans la nuit du 27 octobre 2017 qu'Alexia a été tuée. À droite, le bar La Terrasse, où les Fouillot et les Daval se croisent encore. (© LTD / LAFARGUE RAPHAEL/ABACA)
Au bar La Terrasse, tenu par les parents d'Alexia jusqu'en 2019, une habituée en imper rose oppose les Fouillot « qui ont des moyens » aux Daval « qu'en ont pas ». En salle, le taulier, Stéphane, ajoute : « Quand ils se rencontrent dans la rue, il y a des tensions. » L'ancien militaire tempère cependant : « On a tous envie de tourner la page. »