Entre la crise sanitaire et la relance, le dilemme périlleux de Macron
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C'est un exercice difficile d'équilibriste. Depuis le début du confinement au printemps, Emmanuel Macron est sur une ligne de crête. Entre la nécessité de freiner la propagation du virus et le besoin de préserver l'économie, le chef de l'Etat tente de jongler entre ces différents impératifs parfois contradictoires. Lors de son intervention télévisée mercredi 14 octobre, le Président de la République a suscité une vague de réactions et d'indignation à la suite de son annonce sur la mise en place d'un couvre-feu dans les grandes métropoles françaises entre 21 heures et 6 heures du matin pour tenter d'enrayer l'épidémie. Certains l'ont accusé de mettre à nouveau en péril les libertés individuelles quand d'autres, comme les restaurateurs, estiment être victimes d'un nouveau tour de vis sanitaire. "Il n'y aura pas une interdiction de circuler entre 21 heures et 6 heures du matin. Il y aura une stricte limitation aux bonnes raisons. Et cela veut dire par contre qu'on n'ira plus au restaurant, on ne sortira plus du restaurant après 21 heures, qu'on n'ira plus chez des amis, qu'on ira plus faire la fête parce qu'on sait que c'est là qu'on se contamine plus facilement et qu'il faut réduire" a ainsi précisé Emmanuel Macron.
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Au printemps, la mise en oeuvre des mesures drastiques de confinement a plongé l'économie tricolore dans une inquiétante torpeur. En seulement quelques jours, des pans entiers de l'économie hexagonale ont été mis à l'arrêt pour tenter d'enrayer la propagation du virus. Le manque de masques, de gel hydroalcoolique et de capacités hospitalières ont obligé les autorités à mettre en oeuvre un état d'urgence sanitaire exceptionnel pendant quelques mois. Du jour au lendemain, des millions de travailleurs se sont retrouvés au chômage partiel. Pour éviter à nouveau cette bascule à l'automne, le président a fait clairement comprendre que sa priorité était de faire tourner l'économie marchande.
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