Entreprise : les absences longue durée de salariés progressent de 10%

 |   |  416  mots
(Crédits : iStock)
Le taux d'absentéisme en France a atteint 5,10% en 2018, soit une hausse de 8% par rapport à 2017, avec une progression plus marquée de 10% des arrêts de longue durée (plus de 90 jours) selon le 11e baromètre de l'absentéisme du groupe de conseil Ayming publié ce mardi 3 septembre.

Le taux d'absentéisme au travail en France progresse. Il a atteint ,10% en 2018, soit une hausse de 8% par rapport à 2017, avec une progression plus marquée de 10% des arrêts de longue durée (plus de 90 jours) selon le 11e baromètre de l'absentéisme du groupe de conseil Ayming publié ce mardi 3 septembre. Les absences de longue durée prennent de l'ampleur, du fait du vieillissement de la population active mais aussi de la part croissante des arrêts de longue durée chez les 40 ans et moins (+23% en 2018), pointe l'étude qui porte sur 615 entreprises du secteur privé employant 2,2 millions de salariés. Le baromètre prend en compte tous les arrêts maladie et accidents du travail/maladies professionnelles dès le 1er jour d'arrêt.

Globalement, l'absentéisme est de 18,6 jours en moyenne par an et par salarié (17,2 jours en 2017). Les femmes sont plus absentes que les hommes (5,73% et 3,83% respectivement), du fait des arrêts maladies liées aux grossesses mais aussi parce qu'elles ont plus souvent que les hommes des statuts précaires et despostes générateurs de troubles musculo-squelettiques, relève l'étude. L'absentéisme croît avec l'âge des salariés (2,48% chez les 25 ans et moins, jusqu'à 7,40% chez les 56 ans et plus).

Les entreprises démunies face à ce phénomène

Cependant, "on note une dégradation de l'absentéisme de plus de 90 jours plus forte" pour les salariés de 40 ans et moins (+23%) que pour ceux de 41 ans et plus (+9%). "Les entreprises constatent que le nombre de salariés de 40 ans et moins qui présentent des restrictions médicales, voire des inaptitudes, est plus important que celui de leurs aînés au même âge", observe l'étude. Sont en cause la santé du salarié, bien sûr, mais aussi "la maladie professionnelle, les conditions de travail difficiles et l'épuisement professionnel".

Face à cet absentéisme de longue durée, les entreprises "ont du mal à réagir", note le baromètre. 44% dessalariés témoignent qu'aucune action (adaptation du poste, phase de réintégration, entretien...) n'est mise en place au retour du salarié absent. Or, "au delà de 3 mois d'absence, les salariés ne sont plus que 31% à se sentir mobilisés, alors qu'ils sont 44% pour l'ensemble des répondants".

Selon les salariés interrogés, les facteurs qui ont le plus d'impact négatif sur leur engagement sont "le manque de reconnaissance, l'absence de développement professionnel et le manque d'éthique de l'entreprise".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/09/2019 à 5:48 :
10% d'insdisposes, et pratiquement autant sans travail. La notion de travail a du plomb dans l'aile au pays de Pascal.
a écrit le 03/09/2019 à 16:12 :
La souffrance et la perdition de la classe productrice accompagnent la destruction de la nature, tout les éléments convergent vers le chaos mais les principaux responsables que sont nos propriétaires d'outils de productions et de capitaux s'en tapent s'enfonçant dans un aveuglement obscurantiste et continuent de tout casser et détruire.
a écrit le 03/09/2019 à 14:51 :
"mais aussi "la maladie professionnelle, les conditions de travail difficiles et l'épuisement professionnel"

Cela ne va pas s'arranger avec la loi travail de Penicaud qui supprime en parallele le comité d'hygiène de sécurité et des conditions de travail des salariés (CHSCT) sans parler de la medecine du travail qui disparaît porgressivement avec cette loi et cela ne gêne personne.Les derniers chiffres de 2010 montrait qu'il n' y avait plus que 6 500 médecins dont 1 700 devaient partir en retraite dans les 5 ans ! et 10 500 personnels non médicaux pour couvrir les 15,3 millions de salariés des secteurs industriel et commercial. Seulement 370 ont été formés et chaque année, moins de 80 étudiants le sont. Le déséquilibre annoncé sera énorme.«A organisation constante des services de santé au travail, on ne pourra que constater la pénurie des ressources médicales… Voire leur disparition», note le dernier rapport du Conseil économique et social (CES) et c'était il y a neuf ans !
a écrit le 03/09/2019 à 12:06 :
" le 11e baromètre de l'absentéisme du groupe de conseil Ayming"


Il y a un nid :
La semaine dernier dans la presse c'était le rapport de l'assureur Gras Savoye willis Tower Watson avec le titre :Les trentenaires champions de l'absenteisme.
a écrit le 03/09/2019 à 11:43 :
les entreprises font du jeunisme et en paye le prix, les vieux sont en réalité plus résistants et surtout ils s'accrochent d'avantage à leur poste.
a écrit le 03/09/2019 à 11:30 :
en caricaturant..... management macronien ou progressiste..... l humain la dedans n 'est considéré que comme un facteur de production...qui se remplace en traversant la rue

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :