Fiscalité : après Emmanuel Macron et Elisabeth Borne, Bruno Le Maire continue de cajoler le patronat
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« Nous continuerons à baisser les impôts, je ne veux laisser aucun doute sur ce sujet », a martelé le locataire de Bercy.
KEN CEDENO
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« Nous continuerons à baisser les impôts, je ne veux laisser aucun doute sur ce sujet », a martelé le locataire de Bercy.
KEN CEDENO
À
cette occasion, il est, une nouvelle fois, revenu sur la fiscalité portant sur les entreprises, sujet épineux en cette rentrée.Le ministre de l'Economie n'a pas hésité à provoquer l'assistance. « Votre taux d'impôt sur les sociétés, (...) il a augmenté ou baissé depuis six ans ?, a-t-il interrogé, le sourire aux lèvres. Il me semble qu'il a baissé de 33,3% à 25% ! (...) Je n'ai jamais dévié de ligne. (...) Baisser les impôts, c'est bon pour tout le monde ».
un impôt de production, qui se fera de façon étalée jusqu'à la fin du quinquennat et non plus en une seule fois, dès 2024, comme prévu.
La veille, la Première ministre a, elle aussi devant les chefs d'entreprise, assuré l'ambition du gouvernement de le faire « le plus vite possible » mais « avec la nécessité de maintenir notre trajectoire de maîtrise de nos dépenses publiques ». Autrement dit : à un « rythme le plus rapide et compatible avec notre trajectoire de finances publiques ».
« On a aujourd'hui un contexte macro-économique plus incertain que celui que nous pouvions attendre et dont on doit tenir compte », a rappelé à la cheffe du gouvernement, ajoutant que : « Chacun doit prendre sa part, comme l'Etat avec notamment la baisse de 3% des dépenses de l'Etat en volume, pour maintenir notre trajectoire de finances publiques et donc on demande à chacun d'entendre la nécessité de participer à cet effort ».
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Mais du côté du patronat, on fustige la décision du gouvernement. « Un nouvel étalement de la suppression de la CVAE serait un très mauvais signal », a ainsi lancé tout de go Patrick Martin, patron du Medef à la Première ministre, assise au premier rang, lundi.
Cette suppression annoncée pour 2024 a été intégrée par les entreprises « notamment en termes de décisions d'investissement et d'embauche », et « elle doit intervenir en temps et en heure », a-t-il martelé.
Outre la fiscalité, le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a appelé mardi à faire « évoluer » les règles européennes pour permettre à l'Union européenne de devenir un « grand continent économique » capable de concurrencer la Chine et les Etats-Unis.
Pour se hisser à « la première place économique », le Vieux Continent se doit de saisir les opportunités offertes par l'intelligence artificielle générative et la nécessaire décarbonation de l'économie face au changement climatique, a-t-il poursuivi devant les patrons réunis à l'hippodrome parisien de Longchamp. « Si nous voulons qu'au 21e siècle la partie se joue entre Etats-Unis, Chine et Europe, et pas dans un face à face dangereux entre le continent chinois et le continent américain, c'est maintenant que ça se joue », a soutenu Bruno Le Maire, estimant primordial que l'UE défende ses « intérêts ».
Il a cité en exemple les subventions pour les voitures électriques, qui devraient bientôt être subordonnées en France à un « score environnemental » susceptible de limiter les importations chinoises. « C'est assez complexe. J'aurais préféré qu'on puisse dire, le bonus européen est réservé à des produits industriels à contenu européen. C'est ce que fait la Chine, c'est ce que font les Etats-Unis, c'est ce que je ne peux toujours pas faire en Europe à cause des normes européennes », a déploré Bruno Le Maire.
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« Soyons transgressifs ! », a-t-il lancé. « On a intérêt à se dépêcher de changer nos normes, de les simplifier et de valoriser le contenu européen si on veut faire pièce à la montée en gamme des Chinois » dans le secteur automobile. Bruno Le Maire a également estimé qu'il y avait « une urgence absolue » à créer l'union des marchés des capitaux au sein de l'UE afin de favoriser les investissements.
(Avec AFP)
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