Impôt sur les entreprises : Bruno Le Maire reporte la suppression de la CVAE à 2027
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La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises devait initialement être complètement supprimée en 2024.
SARAH MEYSSONNIER
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La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises devait initialement être complètement supprimée en 2024.
SARAH MEYSSONNIER
Pas de question de dévier de la trajectoire, y compris à quelques semaines de la présentation du projet de loi de finances 2024 en Conseil des ministres, et alors que l'examen devrait être ardu, en l'absence de majorité au Parlement. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a en effet assuré ce jeudi que le gouvernement ne dévierait « pas d'un pouce » de la politique qu'il a menée jusqu'à présent en faveur des entreprises, lors de son discours de rentrée à Alex (Haute-Savoie).
La déclaration, si elle n'est pas nouvelle sur le fond - envoyant un signal clair sur les bancs du Parlement avant l'examen prévu à l'automne -, intervient surtout alors que Bercy a entamé un bras de fer avec le patronat.
Les responsables du Medef et de la CPME ont dénoncé mardi dernier un possible nouvel étalement dans le temps de la suppression d'un impôt de production: la CVAE. Ce jeudi, Bruno Le Maire a confirmé sa disparition définitive d'ici fin 2027. La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises sera « définitivement supprimée » d'ici à la fin 2027, et la « baisse de cet impôt continuera dès 2024 », a spécifié le ministre.
Or, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises a été réduite de moitié cette année et devait initialement être complètement supprimée en 2024. Les propos du locataire de Bercy confirment ainsi les craintes du patronat.
Outre le budget 2024, Bruno Le Maire a annoncé jeudi son intention de durcir le contrôle par l'Etat des investissements étrangers dans les sociétés françaises. « Nous élargirons les secteurs éligibles aux contrôles notamment aux activités d'extraction et de transformation des matières premières critiques, car ces secteurs sont devenus décisifs pour la souveraineté du pays », a-t-il indiqué, ajoutant que le contrôle, automatique quand un investisseur non européen achète 10% ou plus du capital d'une firme, serait étendu aux prises de participation dans des « succursales françaises d'entreprises étrangères ».
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Enfin, le ministre de l'Economie a indiqué réunir les distributeurs et industriels la semaine prochaine « pour faire un nouveau point sur la lutte contre la vie chère ». « J'avais indiqué que l'inflation commencerait à ralentir à l'été 2023. Nous y sommes, a-t-il assuré. Les chiffres de l'Insee confirment que l'inflation a commencé à ralentir cet été.» L'Institut national de la statistique a mesuré la flambée des prix dans l'alimentaire à 12,7% sur un an en juillet, une forte hausse toutefois moindre qu'en juin (+13,7% sur un an).
Une réduction du niveau d'inflation n'est pas une baisse de prix, mais une moindre hausse. En outre, les prix avaient déjà commencé à s'apprécier il y a un an. Au total sur deux ans, l'inflation dans les grandes surfaces est supérieure à 21%, rappelait jeudi le média spécialisé LSA associé au panéliste Circana. L'Insee doit publier ses statistiques pour août la semaine prochaine, jeudi matin.
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L'association de défense des consommateurs Confédération Syndicale des Familles (CSF), qui publie chaque année une étude sur le coût des fournitures scolaires, a observé que la hausse de leur prix se chiffre en moyenne à 11,3% en 2023 pour les élèves de l'école élémentaire, du collège et du lycée.
(Avec AFP)
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