Florange : une nationalisation partielle n'aurait eu "aucun impact", selon Hollande

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En déplacement à Florange, lundi, le président de la République est revenu sur le dossier des hauts fourneaux de la ville.
En déplacement à Florange, lundi, le président de la République est revenu sur le dossier des hauts fourneaux de la ville. (Crédits : REUTERS/Julien Warnand)
Avec cette déclaration, le président a clairement visé son ancien ministre du Redressement productif, à l'origine de cette idée. "Ce qu'il m'importait le plus c'était de pouvoir permettre à Florange de vivre et de vivre durablement, d'être un site exemplaire", a-t-il déclaré.

En déplacement à Florange, lundi, le président de la République est revenu sur le dossier des hauts fourneaux de la ville. "On m'avait proposé de refaire partir les hauts fourneaux, chacun savait ce que cela représentait en termes d'investissements, c'était considérable, 150 millions d'euros", a rappelé le président de la République qui s'exprimait après une visite sur le site d'ArcelorMittall.

"On m'avait proposé une nationalisation partielle" mais celle-ci n'aurait eu "aucun impact, aucun effet et en plus n'aurait pas pu être réalisée", a-t-il ajouté visant son ancien ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui a précédé le chef de l'Etat la semaine dernière en Moselle.

"Aucun autre site impacté"

A l'automne 2012, Arnaud Montebourg aujourd'hui sur les rangs pour la primaire de la gauche en vue de la présidentielle, avait proposé cette solution préconisée également par le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, lui aussi en lice pour 2017.

"Ce qu'il m'importait le plus c'était de pouvoir permettre à Florange de vivre et de vivre durablement, d'être un site exemplaire" avec "des investissements de haut niveau, de l'activité, sans pour autant que cela puisse être au détriment d'autres sites", a aussi mis en avant le président. Il a fait valoir qu'aucun autre site d'ArcelorMittal n'avait été "impacté" par les décisions prises à Florange "au contraire".

De fait, "les 650 salariés qui travaillaient sur le haut fourneau ont été reclassés sur place et aucun n'a été licencié". S'il n'y a pas eu de plan social, cette vision comptable est trop étroite, selon les syndicats : pour Lionel Burriello (CGT ArcelorMittal), qui s'est confié au Républicain Lorrain, la fermeture des haut-fourneaux, arrêtés définitivement en 2013, "c'est un désastre économique pour la vallée de la Fensch [où est située Florange], avec 2 000 emplois perdus au total, des sous-traitants au petit commerce".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 18/10/2016 à 10:01 :
La France disparait progressivement, comment voulez vous qu'un entreprise nationalisée puisse être pérenne?
a écrit le 18/10/2016 à 8:49 :
Pourrait expliquer ce que faisait là Najat Valaud Belkacem et quelle a été sa contibution ?
Merci.
a écrit le 17/10/2016 à 21:32 :
F. Hollande : une élection pour presque rien.....également....triste!

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