Frédérique Massat, première femme à présider la commission des Affaires économiques

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Avec son élection, l'Assemblée nationale compte désormais autant de femmes que d'hommes à la tête de commissions permanentes.
Avec son élection, l'Assemblée nationale compte désormais autant de femmes que d'hommes à la tête de commissions permanentes. (Crédits : Youtube/Frédérique Massat. Capture d'écran.)
La députée PS de l'Ariège succède à François Brottes. Jusqu'à présent, aucune femme n'avait occupé ce poste-clef de l'Assemblée nationale.

C'est un jour à marquer d'une pierre blanche. La députée socialiste de l'Ariège, Frédérique Massat, a été élue présidente de la commission des Affaires économiques jeudi à l'ouverture de la session ordinaire 2015-16. Il s'agit du seul changement majeur parmi les titulaires des postes clefs de l'Assemblée nationale, comme ceux de vice-présidents, questeurs ou présidents de commissions.

Première femme à cette fonction, Frédérique Massat succède à François Brottes (PS), parti présider le réseau de lignes électriques à haute tension (RTE). Seule candidate jeudi, cette élue de montagne a été désignée sans difficulté, après un hommage rendu par des députés de tous les groupes à son prédécesseur.

Frédérique Massat avait été choisie mi-septembre par les membres socialistes de la commission, l'emportant par 23 voix contre 12 à Yves Blein.

Parité pour les commissions permanentes

Avec son élection, l'Assemblée nationale compte désormais autant de femmes que d'hommes à la tête de commissions permanentes.

La session ordinaire s'ouvre jeudi après-midi avec un nouveau passage du projet de loi sur la modernisation du droit de l'outre-mer, avant la première lecture de la proposition de loi sur la surveillance des communications internationales et la fin de la première lecture du projet de loi sur la création et le patrimoine. Le marathon budgétaire, qui va durer jusqu'à la trêve de Noël, débutera le 13 octobre.

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Si le président de l'Assemblée, Claude Bartolone (PS), a été élu par ses pairs, en juillet 2012, pour cinq ans, les autres députés désignés en même temps que lui à des fonctions de responsabilités au Palais Bourbon ne l'ont été que pour un an, aux termes du règlement de l'Assemblée. Leurs mandats, répartis à la proportionnelle en fonction de l'importance numérique de chaque groupe politique, étaient donc soumis à renouvellement. Voici les titulaires à compter de jeudi :

  • Président : Claude Bartolone (PS, Seine-Saint-Denis).
  • Six vice-présidents qui président les séances en l'absence du président: Laurence Dumont (PS, Nord), David Habib (PS, Pyrénées-Atlantiques), Denis Baupin (EELV, Paris), Sandrine Mazetier (PS, Paris), Catherine Vautrin (Les Républicains, Marne) et Marc Le Fur (LR, Côtes d'Armor).
  • Trois questeurs qui tiennent les cordons de la bourse: Bernard Roman (PS, Nord), Marie-Françoise Clergeau (PS, Loire-Atlantique) et Philippe Briand (LR, Indre-et-Loire).
  • Les présidents des huit commissions permanentes :

Affaires étrangères: Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis),

Affaires culturelles et éducation : Patrick Bloche (PS, Paris),

Affaires économiques : Frédérique Massat (PS, Ariège),

Affaires sociales : Catherine Lemorton (PS, Haute-Garonne),

Finances : Gilles Carrez (LR, Val-de-Marne), président, et Valérie Rabault (PS, Tarn-et-Garonne) rapporteure générale du Budget,

Lois : Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère),

Défense : Patricia Adam (PS, Finistère),

Développement durable : Jean-Paul Chanteguet (PS, Indre).

Par ailleurs, l'écologiste Danielle Auroi a été élue en juillet 2012, pour cinq ans, présidente de la commission des Affaires européennes, qui n'est pas une commission de plein exercice, ses membres siégeant aussi dans une autre commission.

Les députés UDI, radicaux de gauche et Front de gauche ne disposent que de postes de secrétaires au sein du bureau de l'Assemblée.

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Commentaires
a écrit le 02/10/2015 à 0:31 :
être désagréable, tout ça on s'en tape un peu.
La seule question qui devrait se poser c'est de savoir si elle est compétente.
Sa carrière se résume en gros à avoir suivi les traces de son père qui était député de la 2ème et elle de la première circonscription... et avoir fait des études de lettre et de droit public pour ensuite entrer dans la territoriale et faire de la politique puisqu'elle est élue municipale dès ses 25 ans...
Rappelez moi son nouveau job? Ah d'accord... Pas de doute on va réformer dur.
Réponse de le 02/10/2015 à 14:11 :
Durant des millénaires, les sociétés ont été́ dirigées uniquement par des hommes et pas un seul instant la question d’une soi-disant compétence - ou incompétence - liée au genre ne s’est posée. Cette question n’est apparue que depuis que quelques-unes, à force de ténacité́, ont réussi à atteindre les hautes sphères du pouvoir. Quelques-unes en effet, pas énormément en réalité́. Il est d’ailleurs assez étonnant que la question spécifique de la compétence des femmes se pose de manière aussi récurrente dans les débats alors que les quelques femmes qui exercent des responsabilités politiques ou économiques sont une minorité́. Une minorité́ forcement surdiplômée, surmotivée et sur-organisée, notamment pour la garde des enfants. Cette minorité́ aurait donc réussi le tour de force d’être à la fois surentrainée par rapport à ses homologues masculins et par la même occasion moins compétente ? Mystère...
Réponse de le 02/10/2015 à 22:06 :
Vous êtes doublement à côté de la plaque. 1 il s'agit ici d'un processus de désignation paritaire. Une femme DEVAIT donc être désignée. La question de compétence est donc particulièrement entière. 2 votre laïus habituel sur une comparaison terme est sans intérêt et sans objet.
Oubliez donc votre militantisme et essayez de penser logiquement.
Réponse de le 04/10/2015 à 12:47 :
Selon vous on ne choisit plus les nominations politiques en fonction de leurs compétences, mais de leur sexe. » Précision précieuse et éclairante : on l'aura compris, ce sont bien sûr les hommes qui sont nommés pour leur compétence, et les femmes pour leur sexe ! Mais c'est le péril mis au cœur de l'androcratie qui les soucie, et non pas la démocratie. Pourquoi sinon suggérer l'incompétence des femmes aux responsabilités publiques ? Qui ne sait que les femmes qui accèdent à des postes de cette valeur sont au moins aussi compétentes que leurs pairs ? Depuis deux siècles, l'autonomie civile de la femme n'a cessé d'augmenter en son pouvoir d'être soi Le réel de l'épanouissement des droits civils des femmes et le réel de leur participation économique expriment la réalité de leur citoyenneté. Le militant reac c’est bien vous, moi je parle de démocratie ou les femmes sont une moitié de cette citoyenneté…La parité hommes-femmes en politique, c’est une question de démocratie et de justice car derrière votre slogan machiste ce sont des milliers de femmes qui sont dénigrées dans le monde du travail, remises en cause dans leurs compétences et dans leur aptitude à assumer diverses tâches
Réponse de le 08/10/2015 à 3:12 :
taranis, quand vous saurez lire, exercice nécessaire au commentaire, on en reparlera. Mais je crains qu'à force de vouloir trouver des moulins, vous ne preniez la moindre grange pour cible.

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