Gel des tarifs des autoroutes : un accord signé "dans les prochaines heures"

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Les tarifs des péages devaient théoriquement augmenter de 0,57% en moyenne en France au 1er février, mais le gouvernement a décrété un gel.
Les tarifs des péages devaient théoriquement augmenter de 0,57% en moyenne en France au 1er février, mais le gouvernement a décrété un gel. (Crédits : reuters.com)
Le ministre de l'Economie confirme ce jeudi matin sur RTL le gel des tarifs pour 2015, annoncé la veille par Manuel Valls, et assure qu'un accord "sera signé dans les prochaines heures".

Un accord sur le gel des tarifs des péages d'autoroutes en 2015 sera signé au cours des prochaines heures, a déclaré jeudi matin le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron. Le gouvernement avait exclu publiquement mercredi de mettre fin cette année au gel des tarifs, à la surprise des sociétés concessionnaires avec lesquelles les négociations ne sont pas terminées.

Aucune compensation en 2016

Le Premier ministre Manuel Valls a en effet déclaré mercredi que le plan de relance autoroutier - 3,2 milliards d'euros de travaux pris en charge par le secteur privé en échange d'un allongement des concessions - et les 500 millions d'euros d'investissement supplémentaires que consentiraient les sociétés d'autoroutes s'entendaient "sans hausse des tarifs de péages en 2015".

"Le Premier ministre a dit que le gel des tarifs est acquis pour 2015, donc je vous le confirme et dans les prochaines heures ce sera signé", a déclaré Emmanuel Macron sur RTL.

Prié de confirmer que ce gel n'entraînerait pas de compensation en 2016, comme annoncé mercredi par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, il a indiqué : "Cela fait partie en effet de la négociation pour éviter de le rattraper en 2016."

Bras de fer

Les tarifs des péages devaient théoriquement augmenter de 0,57% en moyenne en France au 1er février, selon la formule contractuelle en vigueur, mais le gouvernement a décrété un gel en attendant l'issue des négociations en cours sur le régime global des autoroutes.

Les concessionnaires Vinci, Eiffage ou Abertis, qui réclament trois milliards d'euros d'indemnisation, notamment pour ce gel, ne sont pas hostiles à une modération des péages mais à condition qu'ils puissent lisser les hausses dans le temps.

Les autoroutes font l'objet depuis l'automne dernier d'un bras de fer entre les pouvoirs publics et les opérateurs privés sur la question du rééquilibrage d'un régime dénoncé par l'Autorité de la concurrence comme une rente indue.

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