La mairie de Paris vient d'adopter son budget 2025. Malgré la baisse des investissements, la dette de la capitale est encore vouée à augmenter. Une situation qui irrite l'opposition de droite.Estimée autour de 8,8 milliards d'euros fin 2024, la dette de la ville de Paris devrait bondir à 9,3 milliards d'euros dans un an et avoisiner les 10 milliards d'euros en 2026. Soit le double d'il y a dix ans lorsqu'Anne Hidalgo a été élue maire pour la première fois. Pour tenter de stabiliser cette situation, l'Hôtel de Ville n'a pas attendu la nomination d'un gouvernement, et encore moins l'adoption d'un projet de loi de finances, pour présenter et voter son budget pour 2025.
La transition écologique et le logement au cœur du projet
Pour l'année prochaine, Anne Hidalgo affirme en effet vouloir « agir avec ambition face à l'urgence climatique » et « soutenir les classes moyennes et les plus fragiles ». La maire compte notamment sur la production de logements sociaux et « abordables ». Aussi, a-t-elle prévu une enveloppe d'environ 1,05 milliard d'euros pour l'aménagement dont 764 millions d'investissement - contre 806,6 millions d'euros en 2024.
Une grande partie de ces investissements sera dirigée vers le logement social avec 429,6 millions alloués aux acquisitions foncières et aux subventions versées aux bailleurs sociaux. Des espèces sonnantes et trébuchantes, vantées par la majorité de gauche pour leurs avantages, qui restent néanmoins sous le feu des critiques de l'opposition de droite.
« Nous avons, à la fois, une dette qui flambe et des dépenses d'investissement en baisse de 75 millions d'euros par rapport à l'an dernier. Les grandes promesses de transition écologique et d'aménagement urbain se heurtent à la réalité de la crise budgétaire parisienne créée de toutes pièces par la majorité municipale depuis tant d'années », a ainsi pointé du doigt la présidente (Union capitale) de la commission des finances, Marie-Claire Carrère-Gée.