Inscrire le climat dans la Constitution : le référendum voulu par Macron à l'épreuve du Sénat
Véronique Martinache, AFP
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Le Sénat se saisit lundi après l'Assemblée nationale du texte visant à inscrire le climat dans la Constitution, qu'Emmanuel Macron veut soumettre à un référendum sur lequel plane une grande incertitude, faute d'accord entre les deux chambres du Parlement.
Un article du JDD affirmant que le référendum était enterré a fait couler beaucoup d'encre dimanche, l'Elysée démentant cette information avant que le président lui-même insiste sur sa volonté que le texte "vive sa vie parlementaire".
Suivant les préconisations de la Convention citoyenne sur le climat (CCC), il s'agit pour l'exécutif de graver à l'article 1er de la Loi fondamentale que la France "garantit la préservation de l'environnement et de la diversité biologique et lutte contre le dérèglement climatique".
Le projet de révision constitutionnelle a été approuvé dans ces termes en première lecture par les députés le 16 mars.
Au Sénat dominé par l'opposition de droite qui s'en saisit maintenant, on a très tôt parlé de "coup politique".
"Le climat et l'environnement sont des sujets trop sérieux pour faire l'objet de manœuvres", affirme au Figaro le président du Sénat Gérard Larcher. "Le Sénat n'a pas à sortir le président du mauvais pas dans lequel il s'est mis avec le +sans filtre+" de la CCC.
L'organisation d'un référendum nécessite au préalable l'accord de l'Assemblée nationale et du Sénat sur un même texte.
"Ce dont je suis le garant", a souligné dimanche Emmanuel Macron, c'est qu'"il n'y aura pas d'abandon. Ce texte va vivre sa vie parlementaire qui seule permet d'aller au référendum si les sénateurs et les députés s'accordent".
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Le pari est risqué pour le chef de l'Etat, mais sa promesse d'un référendum place aussi la droite sénatoriale devant un dilemme délicat, à un an de la présidentielle de 2022: offrir un succès à Emmanuel Macron ou bien s'opposer à une consultation des Français sur une thématique qui a le vent en poupe.
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La commission des Lois du Sénat a ainsi adopté un amendement de son président François-Noël Buffet (LR), selon lequel la France "préserve l'environnement ainsi que la diversité biologique et agit contre le dérèglement climatique, dans les conditions prévues par la Charte de l'environnement", adoptée en 2005 sous l'égide de Jacques Chirac.
Véronique Martinache, AFP