La France reste à la première place en Europe avec 1.025 projets d'investissements recensés par le cabinet EY en 2024. En retrait, les investissements américains ont plongé partout en Europe.L'attractivité de la France ne se dément pas. En dépit d'une situation politique instable et d'un marasme budgétaire retentissant, l'Hexagone demeure à la première place du classement EY des investissements étrangers en 2024 en Europe. Avec 1 025 projets d'investissements étrangers recensés, la France devance le Royaume-Uni (853) et l'Allemagne (608 projets). Cette première place doit cependant être relativisée car le nombre de projets a nettement chuté pour la France entre 2023 et 2024 (-14 %). De même pour le Royaume-Uni (-13 %) et l'Allemagne (-17 %).
« Les investissements étrangers en Europe ont diminué pour la deuxième année consécutive et sont désormais à leur niveau le plus bas depuis neuf ans », révèle le cabinet de conseil dans son enquête. À quelques jours du sommet Choose France, le chef de l'État devrait se féliciter de cette première place. En coulisses, les équipes de l'Élysée s'activent pour accueillir les grands patrons étrangers dans l'enceinte prestigieuse du château de Versailles lundi prochain. Mais derrière cette grand-messe, les investisseurs s'interrogent sur l'instabilité politique et la capacité du gouvernement Bayrou à faire passer un budget pour 2026.
Chute des investissements américains
Premier enseignement du baromètre d'EY, le retrait spectaculaire des investissements américains en 2024. « La baisse des investissements américains est importante en Europe. En trois ans, les investisseurs américains ont réduit la voilure de moitié en Europe », souligne Marc Lhermitte, consultant au cabinet d'audit. Pourquoi ? « Ces résultats ne sont pas liés à Trump. Il y a eu beaucoup moins d'investissements américains en raison du prix de l'énergie et des effets de l'IRA [Inflation reduction Act] », répond Marc Lhermitte. L'entourage d'Emmanuel Macron minimise pour l'instant l'impact de « l'effet Trump » sur les investissements dans l'Hexagone.