Italie: Matteo Renzi réélu à la tête du Parti démocrate

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Désavoué en 2016, Matteo Renzi resurgit. Cinq mois après sa démission de la présidence du Conseil des ministres, l'ancien chef du gouvernement italien a repris dimanche soir la direction du Parti démocrate (PD), au vu des premiers résultats d'un scrutin ouvert à tous les soutiens du parti.
Selon des résultats partiels des primaires du PD, l'ancien président du Conseil a remporté près de 72% des suffrages, loin devant le ministre de la Justice Andrea Orlando (19%) et le gouverneur des Pouilles, Michele Emiliano (9%). Des bureaux de vote étaient ouverts dans tous le pays. Deux millions d'Italiens ont voté.
Ses deux opposants, ainsi que le président du Conseil italien Paolo Gentiloni, l'ont appelé pour le féliciter, et Renzi a revendiqué sa victoire dans un discours au siège du Parti démocrate. "En avant ensemble", a-t-il déclaré sous les applaudissements.
Matteo Renzi, qui est âgé de 42 ans, avait démissionné du gouvernement après son cinglant échec au référendum constitutionnel de décembre qu'il avait souhaité pour faire entériner son ambitieux projet de réforme constitutionnelle. Il a été remplacé par l'ancien ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni, mais il a très vite fait comprendre qu'il voulait revenir sur le devant de la scène. Avant de démissionner de ses fonctions de secrétaire du parti le 19 février dernier, il avait d'ailleurs lancé un mouvement de soutien à sa candidature, "In Cammino" -traduction d'"En marche", la formation d'Emmanuel Macron.
Si l'ancien maire de Florence reste le politique le plus populaire chez les électeurs du Parti démocrate, sa popularité auprès de l'ensemble des Italiens a nettement baissé. Selon l'institut de sondage Ixè, le taux d'approbation de Matteo Renzi est de 27%, contre 50% il y a trois ans. A l'approche des prochaines élections législatives, attendues avant le 20 mai 2018, le Parti démocrate au pouvoir paraît contesté dans les enquêtes d'opinion par le Mouvement Cinq-Etoiles (M5S), anti-système, et qui remet en cause l'appartenance à la zone euro.
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Pour le moment, aucun parti ne paraît suffisamment populaire pour remporter suffisamment de sièges pour gouverner seul. Et Matteo Renzi, dont le style direct a été source de divisions, n'a pas la garantie d'être nommé chef d'un gouvernement de coalition, même dans le cas où le Parti démocrate remportait les prochaines élections.
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