Rome s'inquiète des conséquences d'une fermeture d'Alitalia sur l'économie italienne

Le gouvernement italien espère obtenir le feu vert de l'Union européenne pour accorder un prêt de 400 millions d'euros à la compagnie aérienne. Une fermeture brutale d'Alitalia aurait d'importantes "conséquences sur le PIB" italien, estime le ministre de l'Industrie. Mais l'Etat n'est pas prêt à renationaliser la société.
n estime que les gouvernements italiens successifs ont injecté sept milliards d'euros dans Alitalia au fil des ans sans jamais vraiment réclamer de stratégie industrielle en échange. Le dernier sauvetage en date remonte à 2014 et a abouti à faire d'Etihad Airways le premier actionnaire d'Alitalia avec une participation de 49%.
n estime que les gouvernements italiens successifs ont injecté sept milliards d'euros dans Alitalia au fil des ans sans jamais vraiment réclamer de stratégie industrielle en échange. Le dernier sauvetage en date remonte à 2014 et a abouti à faire d'Etihad Airways le premier actionnaire d'Alitalia avec une participation de 49%. (Crédits : Reuters)

La fin d'Alitalia serait un choc pour l'économie italienne, a déclaré dimanche le ministre de l'Industrie Carlo Calenda. Rome cherche à obtenir l'accord de l'Union européenne pour accorder à Alitalia un prêt relais de 400 millions d'euros le temps de trouver un repreneur à la compagnie aérienne qui accumule les pertes.

"(Une fermeture soudaine) aurait des conséquences pour le PIB (produit intérieur brut) italien, plus grandes que l'hypothèse que nous envisageons: un prêt relais du gouvernement pour une période de six mois afin de permettre à la compagnie de trouver un repreneur capable de fournir les services dont les voyageurs italiens ont besoin", a-t-il dit dans un entretien à la télévision Sky RG24.

L'avenir d'Alitalia s'est assombri lundi lorsque ses salariés ont rejeté un plan de restructuration prévoyant des suppressions de postes et des baisses de salaires, empêchant ainsi la compagnie de solliciter des fonds nécessaires au maintien de son activité.

Le gouvernement exclut toute participation de l'Etat

Le gouvernement a exclu toute participation de l'Etat à une recapitalisation et un rachat d'Alitalia ne semble pas intéresser les compagnies aériennes concurrentes.

On estime que les gouvernements italiens successifs ont injecté sept milliards d'euros dans Alitalia au fil des ans sans jamais vraiment réclamer de stratégie industrielle en échange. Le dernier sauvetage en date remonte à 2014 et a abouti à faire d'Etihad Airways le premier actionnaire d'Alitalia avec une participation de 49%

La compagnie des Emirats arabes unis espéraient faire d'Alitalia une compagnie rentable en 2017.

(Avec Reuters)

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Commentaires 13
à écrit le 30/04/2017 à 21:17
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Apres ces derniers 6 mois de survie independante pseudo italienne, la societe rejoindra certainement le grand sac fourre tout de l espagnol IAG qui joue le role de voiture balai. Des balais il en compte deja une bonne dizaine. Un de plus donc. Le Qat...

à écrit le 30/04/2017 à 20:58
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On a l exemple de Malev. Compagnie ey personnels vieillissants. Irreformables. Le gouvernement decide de fermer la compagnie et de licencier tout le monde. Et cree Wiezair une jeune compagnie d avenir petit prix....

à écrit le 30/04/2017 à 18:47
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Les concurrents ne se bousculent pas pour racheter la compagnie qui transporte le pape. Même AF-KLM y a renoncé depuis belle lurette. Alitalia mourra de sa belle mort de toute façon quand Etihad aura renoncé.

le 01/05/2017 à 16:54
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AF-KLM a reculé en son temps face au blocage de Berlusconi ! Quelques années plus tard, Alitalia est dans un tout autre état, et la liquidation créera peut-être une opportunité pour le groupe franco-néerlandais : créer sa lowcost sur les ruines d'Al...

à écrit le 30/04/2017 à 18:22
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L'Europe n'a pas grand chose à voir avec les problèmes d'Alitalia. L'Europe a autorisé à plusieurs reprises l'Etat italien à renflouer la compagnie (plus de 7 milliards d'euros du contribuable). Et pour quel résultat? Remettre au pot une fois de plu...

le 01/05/2017 à 17:01
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Pas plus l'Europe que l'Etat ! Certes, des améliorations en terme de charges sociales et de fiscalité sont à revoir, mais des compatriotes (air caraïbes et frenchblue par rapport à AF par exemple) s'en sortent beaucoup mieux, et ce avec les mêmes r...

à écrit le 30/04/2017 à 18:07
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L'Italie a déjà beaucoup payé par Alitalia ! Il faut surtout que la compagnie se reforme vraiment. ce n'est pas l'Europe le problème mais tous les improductifs de la compagnie placés la par des 'amis'.

à écrit le 30/04/2017 à 17:57
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Le pen vite ! Sortie de l europe encore plus vite !

le 01/05/2017 à 10:01
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... et retour à l'Europe de 1939. C'était le bon temps !! Et en plus on avait un petit moustachu qui allait remettre de l'ordre dans tout cela !!!

le 01/05/2017 à 17:39
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Changez de disque svp, cela commence à faire propagande....

à écrit le 30/04/2017 à 17:34
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Le groupe Air France-KLM pourrait en faire sa structure "Boost", en reprenant les actifs d'Alitalia, mais pas les contrats de travail ! A partir de là, la "nuova Alitalia" proposerait des contrats de travail alignés sur Transavia pour le court et mo...

à écrit le 30/04/2017 à 17:30
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Il ne faut pas s'étonner que les italiens eux aussi envisagent de sortir de l'UE si la commission leur interdit de sauver leurs entreprises nationales. Par contre l'UE pousse ses états membres à ouvrir leurs espaces aériens aux pétromonarchies du go...

le 01/05/2017 à 17:07
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Pour l'instant, l'UE n'a rien interdit ! C'est d'abord le gouvernement qui en a marre de mettre au pot systématiquement, et qui en est à plus de 7 milliards d'euro versés pour Alitalia en pure perte !!! Les syndicats, même à contrecoeur, avaient sig...

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