C'est peu de dire que Michel Sapin n'apprécie pas vraiment Emmanuel Macron ! Au lendemain du meeting à Strasbourg de l'ancien ministre de l'Economie, l'actuel patron de Bercy a lâché ses coups sur Europe 1 :
Michel Sapin s'est également moqué de la « modernité » d'Emmanuel Macron : "c'est faire du soi-disant neuf avec du vieux, des paroles, des propositions qu'on a déjà entendues. Je peux dire que je les ai déjà entendues en 2007, mais avec plus de talent et parfois plus d'intuition."... Allusion à la campagne de Ségolène Royal, quand, elle aussi, voulait révolutionner le système.
Le ministre de l'Économie et des Finances a également étrillé Emmanuel Macron sur son positionnement, estimant que le fondateur d 'En Marche est une « coquille vide », expliquant sa popularité par son absence de programme. "C'est pratique. Puisque vous n'avez pas de programme, vous ne vous faites pas d'ennemis. Vous êtes simplement avec votre beau sourire."... Ça promet pour la suite, alors qu'Emmanuel Macron doit tenir deux autres meetings en octobre.
Mais, toujours à propos d'Emmanuel Macron - qui doit être ravi de susciter tous ces commentaires - Nicolas Sarkozy n'est pas en reste. Intervenant sur Radio Classique et Paris Première, l'ancien chef de l'Etat s'est lui aussi lâché : "M. Macron fait la leçon, très bien c'est son droit (...). Les "donneurs de leçons, en général ça leur revient dans la figure(...). Celui qui a été nommé par François Hollande et qui mange la main de celui qui l'a nourri, c'est pas un comportement extrêmement novateur" .
Et d'ajouter:
Pourquoi une telle saillie ? Parce qu' Emmanuel Macron avait lancé lors de son meeting à Strasbourg : "Peut-on imaginer sérieusement commander aux destinées du pays, se présenter au suffrage du pays, alors qu'on a délibérément dépassé le plafond des dépenses autorisées pour sa campagne ?".
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Pour sa part, le sénateur maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, invité de la matinale sur France Inter et soutien de Nicolas Sarkozy, a dit comprendre la campagne très droitière pour la primaire menée par l'ancien président de la République. Si pour lui, "la France doit se gouverner au centre", ceci n'est en rien contradictoire avec le fait de faire une campagne un peu "bourrine" sur sa droite. Il prend ainsi en exemple sa propre expérience de campagnes électorales à Marseille :
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