L'économie française ébranlée par l'inflation et la guerre en Ukraine
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Les clignotants passent au rouge les uns après les autres. Après un fort rebond en 2021, la croissance française devrait enregistrer un coup de frein brutal en 2022. Après la Banque mondiale, le FMI, l'Insee, l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) vient de réviser drastiquement à la baisse ses prévisions pour 2022 passant de 4,2% à l'automne dernier à 2,7% aujourd'hui (-1,5 point) .
"Il y a une phase de croissance très molle. Tous ces chocs modifient complètement la trajectoire de croissance pour 2022 et l'acquis de croissance en 2023, a déclaré l'économiste Mathieu Plane lors d'un point presse. C'est une révision très rapide liée à l'impact Omicron (-0,1 point), la remontée des taux (-0,1 point), les difficultés d'approvisionnement (-0,3 point), les incertitudes liées au tensions géopolitiques (-0,5 point) et le choc énergétique (0,5 point)", a-t-il détaillé lors de la présentation.
Au premier trimestre, l'économie française a fait du surplace, plombée par la vague de contaminations de décembre et janvier et l'entrée en guerre de la Russie en Ukraine. Même s'il est encore difficile à ce stade d'évaluer toutes les répercussions de ce conflit aux portes de l'Union européenne, l'enlisement des troupes militaires sur plusieurs fronts laissent augurer une guerre à rallonge. A peine nommé, le nouveau gouvernement entame ce quinquennat dans une conjoncture particulièrement dégradée. La Première ministre Elisabeth Borne va devoir affronter de gros vents contraires. Entre l'inflation, le ralentissement de l'activité, la préservation du pouvoir d'achat et les investissements nécessaires à la transition écologique, les défis s'annoncent colossaux.
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La multiplication des chocs ces derniers mois a complètement changé les perspectives inflationnistes. "Alors que les premières analyses supposaient que les tensions inflationnistes seraient transitoires, force est de constater qu'elles perdurent et qu'elles ont pris de l'ampleur", expliquent les économistes rattachés au laboratoire de Sciences-Po Paris. Après une longue période d'inflation très faible, l'indice des prix à la consommation frôle les 5% au mois d'avril et pourrait dépasser ce seuil au mois de juin selon l'Insee.
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