L'économie française en une dizaine de chiffres

 |   |  629  mots
En 2016, le PIB a progressé de 1,2%, grâce à la solidité de la consommation des ménages.
En 2016, le PIB a progressé de 1,2%, grâce à la solidité de la consommation des ménages. (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
L'Insee dévoile ce mardi une étude complète et détaillé de l'économie française en 2016. Quels sont les chiffres les plus marquants ?

Dans quelle situation se trouvait l'économie française en 2016 ? La question n'est pas si anodine. Dernière année "complète" du quinquennat de François Hollande, l'activité économique a-t-elle été stimulée par les réformes entrées en vigueur à partir de 2014 pour redresser la compétitivité française ?

Ce mardi, l'Insee a dévoilé son bilan de l'économie française. Quels en sont les principaux enseignements ?

Une reprise plus molle que prévu

Le bilan est loin d'être élogieux, même si des améliorations notamment dans le domaine de l'emploi ont été observées.

En 2016, le PIB a progressé de 1,2%. C'est 0,1 point de plus qu'en 2015. C'est surtout 0,3 point de moins que ce que prévoyait initialement la loi de finances 2017.

Cette très légère augmentation de l'activité a permis au taux de chômage de reculer. En moyenne en 2016, le taux de chômage au sens du BIT s'est élevé à 10,1 % de la population active française, après avoir atteint un point haut en 2015. Il avait atteint alors 10,4 % la population active, après 10,3 % en 2013 et 2014. Les créations d'emplois ont accéléré. L'Insee en a recensé 178.000 l'année dernière, après 60.000 en 2015. Promise en 2016, l'inversion de la courbe du chômage est donc en cours.

Le pouvoir d'achat a accéléré, en raison de la faiblesse de l'inflation. Il a augmenté de 1,4%, soit 1 point de plus qu'en 2015, ce qui explique la solidité de la consommation des ménages, en hausse de 2,3 % en volume après + 1,4 % en 2015. "La progression du revenu disponible brut (RDB) de 1,7 point est imputable aux revenus nets d'activité (contribution de + 1,2 point) et aux prestations sociales en espèces (+ 0,6 point), tandis que la contribution des revenus du patrimoine est nulle. Les impôts courants (- 0,2 point) pèsent à la baisse sur le RDB comme les années précédentes", indique l'Insee.

La dette publique a progressé en 2016

Le niveau du déficit public a reculé à 3,4% du PIB. Il s'était élevé à 3,6% du PIB en 2015. Passera-t-il sous la barre des 3% cette année ? C'est ce que prévoit la loi de finances 2017. Mais Edouard Philippe, le Premier ministre ne croit pas aux projections de l'ancien gouvernement. Une forte réduction des dépenses de l'Etat a été annoncée ce mardi par Gérald Darmanin, le ministre des Comptes et de l'Action publique pour que cet objectif soit atteint cette année.

Quant au niveau de la dette publique, Il a une nouvelle fois augmenté. Elle représentait 2.147 milliards d'euros en 2016, soit 96,3% du PIB. C'est 0,7 point de plus qu'en 2015.

Dernier enseignement macroéconomique, le déficit du commerce extérieur a continué d'augmenter, de 2,3 milliards d'euros. Il faut remonter à 2003 pour observer le dernier excédent commercial tricolore.

Les effets des réformes

Au regard de ces éléments, peut-on en déduire que le quinquennat de François Hollande fut un fiasco dans le domaine économique ? Ce serait probablement un peu injuste. Un certain nombre de mesures, telles que la montée en puissance du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) produisent encore les effets cette année.

En dépit de ce que peuvent penser et déclarer les détracteurs de François Hollande et les partisans d'Emmanuel Macron, la reprise en cours ne s'explique pas seulement par le retour de la confiance chez les électeurs qui ont donné leur voix à Emmanuel Macron et à ses représentants à l'Assemblée nationale. Si cette reprise se poursuit, et surtout si elle se traduit par la fin du chômage de masse avant la fin du quinquennat, les lauriers de la gloire devront être partagés. Au moins en partie.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 12/07/2017 à 10:55 :
A croissance égale, ou stagnante,
Plus de dette = moins de chômage
plus de chômage = moins de dette,
ou bien c’est une coïncidence ?

Sauf si on a une balance commerciale positive, mais que peut on exporter ?
a écrit le 12/07/2017 à 7:43 :
Il y a encore deux chiffres qui ont été oublié:
Recette total de l'état: 247.7 Mia Eur
Dépense total de l'état: 322.4 Mia Eur
La différence est le déficit. Dans un budget équilibré, les deux chiffres devrait être les mêmes. Voilà l'ampleur du problème, on vit très largement au dessus de nos moyens.
Le deficit représente 30 % des recettes ou autrement dit, on dépense 23 % de trop.
Réponse de le 12/07/2017 à 11:29 :
247,7 milliards? c'est peu, non??
Réponse de le 13/07/2017 à 9:52 :
Sachant que la masse salariale de l'ETAT et collectivités publiques représente 200 milliards (salaires et avantages inclus)
Réponse de le 13/07/2017 à 12:17 :
Rectification : la masse salariale de l'ETAT et des collectivités sont de 278 milliards. Donc que 44 milliards d'investissement pour la France. BRAVO les fonctionnaires !!!
a écrit le 11/07/2017 à 19:37 :
la fin du chômage de masse, rien que ça ? Non, mais franchement, il faut être sérieux 2 minutes...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :